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17/11 - 16h43

Dans la chaleur de la nuit

Quinze jours de mer déjà pour les 49 solitaires qui sont passés d'un coup de vent en Manche à une zone de transition météorologique instable pour enfin, glisser dans des alizés plus conséquents. Un changement de vent, de mer, de ciel, d'humidité ambiante et surtout de température… Sous les chaleurs tropicales, les manœuvres d'empannage et de voiles d'avant deviennent plus longues, plus laborieuses, plus sollicitantes. Et s'il ne reste qu'une bonne journée et demie de navigation pour les deux monocoques IMOCA et le premier Class40 attendus mardi soir, le dernier concurrent en a encore pour une bonne dizaine de jours… et de nuits !

L'automne a raccourci les jours, et en se rapprochant du tropique du Cancer, les nuits durent ainsi de plus en plus longtemps : comme la Lune n'apparaît plus que comme un maigre croissant juste avant le lever du jour, le rythme diurne-nocturne a progressivement changé. Le coucher du soleil est ainsi attendu avec impatience parce que la chaleur tropicale devient moins lourde et moins moite, mais aussi avec retenue car les ténèbres ne sont pas la meilleure phase pour enclencher les manœuvres, pour visualiser les voiles, pour anticiper un grain, pour négocier une vague traîtresse. Car tous les solitaires encore en mer (2 IMOCA, 1 Multi50, 32 Class40, 14 Rhum) sont définitivement sous le régime des alizés.

Un trio compact dans la nuit


Les alizés, ils sont bien là sur le devant de la scène : le train de dépressions qui balaye l'Atlantique Nord a consolidé l'anticyclone des Açores qui redescend sur le 30° Nord. Sur sa bordure méridionale, les vents d'Est ont donc pris du coffre avec 20-25 nœuds de brise, avec deux à trois mètres d'une longue houle portante, avec un ciel moins chargé de cumulonimbus et une chaleur plus torride. Des conditions propices à un relâchement et à de plus longes phases de récupération, car le sprint final va demander beaucoup d'énergie et créer une forte tension psychologique. Chaque solitaire a construit son objectif en fonction de son classement, car si pour certains le résultat est presque déjà acquis, pour d'autres il y a encore du grain à moudre

 

Alex Pella (Tales 2 Santander) large leader de la Class40 pourrait ainsi assurer tranquillement jusqu'à Pointe-à-Pitre distant de 350 milles. Il n'en est rien ! Le Catalan enfonce le clou vis-à-vis de ses deux plus proches concurrents (à plus de cent milles !), mais semble aussi vouloir contenir les assauts de Tanguy de Lamotte (Initiatives Cœur) tout en cherchant à griller la politesse à Alessandro di Benedetto (Team Plastique-AFM Téléthon)… Les deux monocoques IMOCA devraient en effet contourner la Tête à l'Anglais mardi dans la matinée : le trio pourrait donc se retrouver ensemble sous le vent de Basse-Terre ! Or la réactivité d'un Class40 est nettement supérieure à celle d'un 60 pieds quand il faut virer de bord, changer de voile ou glisser vers une petite veine de vent… La nuit de mardi s'annonce pleine de rebondissements.


Une armada dans la semaine


Derrière, deux Class40 jouent au chat et à la souris à coups d'empannages : Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires en Peloton) et Kito de Pavant (Otio-Bastide Médical) ne sont séparés que d'une petite trentaine de milles, insuffisants pour entamer le tour de la Guadeloupe en toute sérénité ! Les deux compères sont quasiment assurés d'une place sur le podium, puisqu'ils cumulent près de cinquante milles d'avance sur Yannick Bestaven (Le Conservateur) qui a appris hier qu'il avait reçu une pénalité de 24h pour abordage la première nuit de course. Et près de cent milles sur le duo Stéphane Le Diraison (Ixblue-BRS) et Pierre Brasseur (Matouba)…   

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