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26/01 - 09h56

[BILAN] Un Rhum Ultime

Sacré marin de l'année 2014, dans le top 10 des sportifs préférés des Français (l'Equipe Magazine/janvier 2015), Loïck Peyron a marqué d'un sceau définitif cette 10e Route du Rhum-Destination Guadeloupe.  Le 10 novembre dans la nuit noire, son arrivée victorieuse à Pointe à Pitre, agrémentée d'un nouveau temps de référence sur le parcours (7 jours 15 heures 08 minutes et 32 secondes) vient couronner une fantastique carrière au large.

Loïck Peyron et Banque Populaire ont dominé la course de bout en bout. Dès la première nuit en mer, le 2 novembre au sortir de la Manche….

Ils étaient les stars de cette 10e Route du Rhum : huit trimarans géants, les plus  gros, les plus puissants, les plus rapides, renouant avec la folie des grandeurs et le vent de liberté architecturale qui soufflaient dans les années 1980. Parmi eux, le vainqueur de l'édition précédente, le Maxi Banque Populaire VII, mené par Loïck Peyron, recruté à la dernière minute pour remplacer le skipper attitré du bateau, Armel Le Cléac'h, blessé à la main quelques mois avant le départ.  Mais aussi Spindrift 2, 40 mètres de long, 18 tonnes de carbone : le plus grand trimaran de course jamais construit, détenteur du Trophée Jules Vernes et pour la première fois mené par un seul homme, Yann Guichard. Dans le clan des multicoques de plus de 30 mètres, on trouve aussi le tout récent Sodebo Ultim', pensé et conçu pour les records en solitaire de Thomas Coville. A côté de ces trois géants, s'alignent Idec, le trimaran plus ancien de la flotte, piloté par un marin ultra expérimenté pour ce genre d'exercice, Francis Joyon ; le Maxi Solo Prince de Bretagne skippé par le double vainqueur de la Route du Rhum Lionel Lemonchois, ainsi que les trois « petits poucets », trois ex-MOD 70 reconfigurés pour le solitaire, cousins germains des anciens Orma.


Sept sur huit

Dans cette catégorie très hétérogène, on sait d'ores et déjà que tous les bateaux n'ont pas les mêmes chances de gagner. Tous en revanche, ont des chances de chavirer, un risque inhérent à la navigation à haute vitesse en multicoque, comme le rappelle sagement Sidney Gavignet (Musandam Oman Sail) avant le coup d'envoi, le dimanche 2 novembre de Saint-Malo. A l'instar des Multi50, les Ultime sont d'emblée sous haute surveillance. Pourtant, sept des huit bateaux au départ arriveront à bon port. Tous sauf un, Sodebo, qui heurte un cargo dès la première nuit aux abords du DST de Ouessant. 

Une météo très favorable

Cette belle statistique, très éloignée de la funeste édition de 2002, est due à des conditions de navigation très favorables en ce mois de novembre 2014. Après 30 heures de navigation seulement (comprenant le passage d'un front en sortie de Manche), dès le cap Finisterre, les géants  de cette Route du Rhum Destination Guadeloupe déboulaient  vent dans le dos. 85% de la course s'est déroulée au portant. Du portant très musclé d'abord le long de la péninsule ibérique, puis  dans des alizés irréguliers à partir de Madère.

Le cavalier seul de Peyron

Le Maxi Banque Populaire prend les commandes dès la première nuit. Mais c'est véritablement après le passage de Madère que Peyron parvient à faire le break, laissant derrière lui des poursuivants empêtrés dans une bulle sans vent.

Derrière lui, en revanche, il y aura du match. Si la deuxième place est acquise à Spindrift 2 dès le doublement du cap Finisterre, la troisième marche du podium sera plus disputée entre Prince de Bretagne (Lionel Lemonchois) et Sébastien Josse (Edmond de Rothschild), ce dernier prenant l'avantage à 750 milles du finish grâce à une route décalée au sud pour viser l'arc antillais, tandis que Lemonchois s'empêtre plus au nord dans une ligne de grains …

Au final, grâce à des conditions de navigation propices à la vitesse, la course des Ultime aura été très rapide. Les temps de traversée dans cette catégorie sont exceptionnels. Dans le sillage du nouveau record établi par Loïck Peyron (7 jours 15 heures 8 minutes et 32 secondes), tous les bateaux ont franchi la ligne en moins de 48 heures, le dernier d'entre eux, Paprec Recyclage (Yann Eliès), après 9 jours et 5 heures de mer… des temps comparables à ceux des Orma (trimarans de 60 pieds) dans l'édition de 2006.

En dehors des chronos et des résultats sportifs purs et durs, les skippers – notamment Peyron et Guichard - ont aussi prouvé qu'il était possible de mener seul des multicoques surdimensionnés. Ils ont ouvert un chapitre pour les trimarans de 100 pieds que l'on reverra forcément plus nombreux au départ de Saint-Malo en 2018. 

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