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01/11 - 16h53

Joyon, Coville, Lemonchois, Guichard et Peyron au moment de quitter les quais de Saint Malo


Lionel Lemonchois, Prince de Bretagne : « Les écluses, c'est  le passage obligé. C'est l'occasion de voir tout le public qui est là et qui nous regarde partir. C'est un peu comme dans une arène : on rentre dans le cirque. Le départ approche, on commence à se concentrer.  Après le départ, on aura 24 à 30 heures un peu difficiles. Après, passé l'Espagne, ça n'ira qu'en s'arrangeant. Moi, je veux essayer de gagner. Une petite troisième ce serait bien. Une passe de trois quoi… »

 

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Thomas Coville, Sodebo Ultim' : « Le passage des écluses, c'est un cérémonial car c'est la dernière grosse émotion collective. On a reçu plein d'émotion pendant toute la semaine. On a aussi une équipe, on a conçu et construit un bateau, on sort le bateau ensemble parce qu'on est arrivé jusque là ensemble. Cette émotion collective est super forte. Le public, lui, ressent ça et arrive à entrer en communion avec toi dans l'écluse, dans un espace très clos, confiné. Là, la cocotte minute monte et c'est très émouvant. Et à la fois, tu es déjà dans la concentration de la course. On aura une trentaine d'heures viriles. Ça permettra de faire parler la puissance du bateau. Ce sera physique mais je me suis entrainé pour ça. J'appréhende tout ça avec enthousiasme. Je suis plus inquiet sur la phase départ et jusqu'au cap Fréhel car on ne pourra pas maîtriser à 100% le risque.


Francis Joyon, Idec Sport 
: « On peut mettre les casques lourds pendant au moins 36 heures avant de trouver un peu de glisse. On va beaucoup buter dans la mer, dans les vagues avec beaucoup de brise. Une seule route semble se dessiner : elle passe au sud des Açores. Il n'y aura pas beaucoup de stratégie ni beaucoup de tactique. A partir de mercredi, le vent sera plus adonnant et la glissade que nous aimons tous commencera. Après une semaine à Saint Malo et tout ce monde, il ne faut pas oublier que c'est une course en solitaire : il faut maintenant réussir à reformer quelque chose avec son bateau. »

Yann Guichard, Spindrift 2
 : «  On sait que les phases de départ sont critiques. Plus le bateau est gros, plus il est grand, plus ça l'est. Ce ne sera pas simple mais on va prendre le moins de risques possible. Je sais que si je dois virer en catastrophe, ça ne se fera pas en 2 minutes. Les 12 premières heures seront compliquées. On risque de devoir faire 2 virements. Mais c'est le jeu, on fait tous le même parcours. Je prendrai mon temps pour bien faire les choses. La course ne va pas se gagner là, mais, elle peut se perdre là. 
Après le virement en mer d'Iroise, ce sera tout sur un bord tribord pendant au moins deux jours et ça va accélérer. C'est l'état de la mer du bateau et du bonhomme qui dicteront si on peut vraiment accélérer, mais c'est clair que ça va aller vite jusqu'au sud du Portugal. On marchera à 25/30 nœuds, voire plus, dès que la mer sera plus ordonnée. Il faudra adapter la voilure selon l'intensité des grains, ça va nous obliger à naviguer un peu sous toilé entre les grains.  Ce sont finalement des conditions sympa avec cette route sud qui se profile. Ça aurait pu être bien pire ! Et c'est de bon augure pour les gros Ultimes ».

Loïck Peyron, Maxi Solo Banque Populaire VII
 : « Les départs, ce n'est jamais simple pour personne. En plus, là, ce sera violent. Il y aura du vent, beaucoup de pluie : un vrai temps de marin ! Ca  va re-dramatiser un peu les choses, on va rentrer dans le dur. Je serai content mercredi, la journée des enfants, quand le vent se sera calmé, quand on sera au soleil et que j'aurai fini les grosses manœuvres. Je pense que c'est la première journée où on pourra se reposer un peu. Parce que les trois premiers jours seront musclés… enfin, plus musclés que moi, c'est sûr ».

 

 

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