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10/11 - 09h33

En direct de la mer…

Beaucoup de monde à la vacation radio alors que Loïck Peyron savourait les saveurs tropicales de sa victoire triomphale. En Class40 où la bataille d'empannages est lancée, en IMOCA où le leader explique sa stratégie, en Multi50 où le troisième analyse de rythme fou, en Classe Rhum où Willy Bissainte titille la flotte des 40 pieds, en Ultime où Sébastien Josse espère une marche sur le podium...

Sébastien Josse (Ultime) : Des conditions rêvées pour le multicoque

« L'arrivée n'est pas toute proche, mais on y est presque. Il faut rallier la Guadeloupe et en faire le tour, ce sont deux choses bien différentes. Le chemin devant nous reste semé d'embûches. Nous avons des superbes conditions d'alizés, avec très peu de grains, des conditions rêvées pour le multicoque : 15-20 nœuds sur une mer plate. Cela permet de faire un bon bord en bâbord. Je me sens en forme comme un mec qui vient de passer huit jours à bord d'une telle machine, mais j'arrive à garder un rythme régulier pour bien régler le bateau et éviter qu'il ne s'emballe. A mon sens, entre les différents bateaux de la classe Ultime, il n'y avait pas vraiment de match au départ, et il n'y a en pas vraiment à l'arrivée. Pour nous à bord des plus petits trimarans, il a souvent fallu être à 100% debout sur un flotteur ! Nous n'avons pas fait la transat de la même façon… »

François Gabart (IMOCA) : Des bons moments de mer en solitaire

« On avance bien dans des conditions alizéennes. Depuis les Açores, nous sommes passés du vent de face au vent arrière. La navigation est quand même plus rigolote, ça glisse. Avec Jérémie (Beyou), nous ne sommes pas très loin, on se tire la bourre sur un long bord de vitesse. C'est assez logique, dans la mesure où il n'y a pas eu de grands choix de route à faire. Mais j'aime bien être au contact, c'est plus facile que d'être tout seul. Cette nuit, j'ai empanné, car il faut quand même faire un peu d'Ouest pour rester sur les chemins de la Guadeloupe. Ce premier Rhum est fidèle à mes attentes. Cela a été sportif dès le début, et cela l'est toujours. Cela faisait aussi longtemps que je n'avais pas enchaîné plus d'une semaine en solitaire à bord du bateau, et je passe de très bons moments de mer avec lui. Nous avons déjà eu huit belles journées de course, je me régale ! »

Gilles Lamiré (Multi50) : L'écoute de gennaker toujours à la main

« Le soleil se lève, il fait super beau. La mer a la couleur du large, un bleu intense, j'adore ça. Ma position, ça paye, j'ai un meilleur cap et je suis plus rapide, je pense que je dois revenir sur les deux bateaux de tête. Le moral est au beau fixe, même si cela n'a pas été facile, ça fait 24 heures que je suis dans 25 à 30 noeuds de vent.Parfois, c'est chaud. Cela m'est arrivé une dizaine de fois de devoir choquer en grand le gennaker. Le vent est instable avec des claques soudaines à 30 noeuds. Mais si on veut aller vite, il faut bien border quand il faut border, même si c'est stressant. Ce n'est pas facile de se reposer. La nuit, je suis le plus souvent à la barre sous pilote pour bien voir mon environnement, avec l'écoute de gennaker à la main, mais c'est vrai que j'en prends plein la gueule. J'ai aussi un poste de veille juste à la sortie de la casquette, j'ai tous les instruments  et l'écoute de gennaker revient sur un taquet. C'est très humide, mais j'arrivé à dormir par petites bribes de 10 mn. A l'intérieur aussi, à la bannette, je garde l'écoute au bras. Aujourd'hui, le vent se stabilise un peu, je vais pouvoir m'appliquer sur ma trajectoire. L'arrivée et la marche du bateau restent une obsession. » 

Damien Seguin (Class40) : Barre de jour

« J'ai toujours un straping sur ma cheville et ça se soigne bien : je suis en forme. Je ne me régale pas quand même parce que les leaders sont partis par devant avec plus de brise. Mais je suis toujours bien placé : je suis content d'être là et le bateau va bien. Le soleil vient de se lever : j'ai empanné en milieu de nuit, mais comme j'ai des soucis de connexion pour avoir la météo, je fais une stratégie plus sensitive ! Je regarde le baromètre mais nous sommes en régime anticyclonique et ça ne bouge pas beaucoup, c'est plutôt les bascules qui régissent la trajectoire. Je profite de la journée pour barrer et ça me permet de recharger les batteries par les panneaux solaires pour passer la nuit plutôt sous pilote. Je suis super content pour Loïck (Peyron) : chapeau ! »

Philippe Fiston (Class40) : Drisses coincées

« Le moral est là mais j'attends que la mer soit plus calme pour renvoyer de la toile : j'ai deux drisses coincées en haut et je dois monter dans mon mât. Là je navigue avec le Code 5 au lieu d'avoir un spinnaker… Il y a quinze nœuds de vent et ça devrait se calmer un peu et depuis cinq jours, je ne suis pas arrivé à dépatouiller ce problème. Je suis dans le rythme : je mange bien et je dors bien. Je suis en contact avec Rodolphe Sepho, qui navigue pas très loin ! Tu m'apprends que c'est Loïck qui a gagné… Et en plus il bat le record ! Bravo. »

Willy Bissainte (Classe Rhum) : Stratégie sensitive

« Ça va, je suis très content d'être troisième de la Classe Rhum mais j'aimerai bien arriver dans une encore meilleure position. Il y a Jean-Paul Froc et Pierre-Yves Chatelin très proches qui remontent.  Actuellement j'ai 17-20 nœuds de vent et j'avance bien car la mer est plate. Je ne regarde pas devant la Class40 pour établir ma stratégie, je fais en fonction de mon bateau et de mes impressions. Il fait bien meilleur qu'à Saint-Malo maintenant... J'ai vu que Loick Peyron avait battu le record ! Félicitations. »

Wilfrid Clerton (Classe Rhum) : Chaud le spi !

« Comme d'habitude, tout va bien à bord de Cap au Cap Location. Une belle journée sous le soleil. J'ai pu prendre une douche à l'eau de mer pour me laver correctement et je me suis rincé à la cristalline après... que du bien. On déboulait entre 12-15 nœuds sous spi lorsque qu'un grain monstrueux allait nous prendre. Je décide d'enlever le spi car celui-ci fait 330m2 + la grand-voile + 40m2 d'une trinquette soit un total de 480m2 sur le mât !!! Bien évidemment à la bourre, le bateau fait un, puis deux... départs au tas et j'arrive à ranger le spi dans sa chaussette avec des vrilles, superbe. Je remets en ordre le spi au bout d'une heure et voilà donc que celui-ci est de nouveau en l'air pour faire glisser le bateau à fond vers les alizés. Surfs entre 13 et 15,5 nœuds, trop de la balle (disent les djeunes). Alors que tout allait très bien, le pilote auto a eu du mal à contrer une vague, et là, re-belote , le spi en vrille avec les barres de flèches qui ont frôlé l'eau, même pas peur. Heureusement je suis toujours attaché avec mes longes. Cela reste impressionnant sur ce bateau de 23 mètres. Retour à la case départ. Donc le temps de tout  remettre en ordre, j'ai hissé le gennaker de 220m2 le temps de récupérer un peu. Le spi est à nouveau prêt mais là, j'attends un peu et en plus la nuit j'ai peur, il fait noir (blague). Sinon à part ces deux bêtises tout va bien, j'ai grave la patate. Déjà une semaine de course de passée ! Bon je vais fermer les yeux une petite heure et on retournera au travail car il faut allez vite. »


 

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