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11/11 - 11h02

Et pendant ce temps-là…

Alors que la Guadeloupe vibre des arrivées triomphales des cinq premiers trimarans Ultime et que les duels en IMOCA et en Multi50 attendent leur dénouement probablement lors du tour de l'île papillon, les retardataires prennent le temps de vivre leur traversée avec sérénité et enthousiasme…

Chez les monocoques IMOCA, François Gabart (Macif) commence à creuser un écart sensible que Jérémie Beyou (Maître Coq) aura du mal à combler, non seulement parce qu'il est un peu moins rapide que le vainqueur du Vendée Globe, mais aussi parce qu'il suit la même route. Ce qui signifie donc que les conditions alizéennes qui prédominent par 23° Nord (tropique du Cancer) ne vont pas permettre d'ouverture tactique, si ce n'est lors de l'atterrissage sur la Guadeloupe, prévue pour vendredi. Et une bonne demie journée plus loin, Marc Guillemot (Safran) suivi par Armel Tripon (For Humbles Heroes), taille la route en parallèle sans toutefois pouvoir imaginer un retournement de situation puisque l'anticyclone des Açores est dorénavant bien derrière leurs tableaux arrière.


C'est donc Alessandro di Benedetto (Team Plastique-AFM Telethon) qui peut s'inquiéter, lui qui cumule les petits problèmes techniques et qui voit Tanguy de Lamotte revenir du diable-vauvert par l'Est. Suite à son arrêt au stand brestois, le skipper d'Initiatives Cœur peut à juste titre espérer coiffer l'Italien sur le poteau avec son monocoque plus récent et plus rapide. Il devrait dépasser les leaders des Class40 d'ici deux à trois jours…


Les Antilles en ligne de mire


Cent milles plus dans son Nord, le skipper du Multi50 PiR2-CCI Fécamp Bolbec continue son bonhomme de chemin sans se préoccuper de la bataille en tête qui oppose Lalou Roucayrol (Arkema Région Aquitaine) et Erwan Le Roux (FenétréA-Cardinal). Ce dernier a empanné deux fois la nuit dernière pour se recaler devant la trajectoire de son plus farouche concurrent qui lui rend 60 milles alors qu'il n'y a plus que 750 milles à parcourir. Là encore, le duel semble tourner à l'avantage du leader mais attention, il y a encore l'atterrissage sur l'arc antillais avec ses pièges (filets de pêche, grains, rotations du vent, effets de relief) et surtout le tour de l'île : le match entre Lionel Lemonchois et Sidney Gavignet ce mardi matin confirme que rien n'est joué sur cette dernière tranche de parcours, même avec plus de vingt milles de marge !


Gilles Lamiré (Rennes Métropole-Saint Malo Agglomération) tente une autre option en multipliant les empannages de nuit pour gagner dans l'Ouest sur le tropique du Cancer. S'il a fort peu de chances d'inquiéter les duettistes, il doit aussi surveiller ses arrières avec un Yves Le Blévec (Actual) remonté comme une horloge suisse… et qui n'est plus qu'à 270 milles ! Enfin, la lanterne rouge prend cette dixième édition de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe avec beaucoup de recul et de sérénité : Etienne Hochedé taille fièrement sa route à son rythme sur son (très) ancien trimaran à foils au milieu des Class40. Il glisse progressivement vers le Sud-Ouest pour accrocher des alizés plus stables et plus soutenus qui l'emmèneront jusqu'à Pointe-à-Pitre.


Tanguy De Lamotte-Initiatives Cœur (IMOCA)

« Ça va bien : j'étais en train d'écrire un mail avec une photo du lever de soleil. C'est très joli, il y a quelques nuages. Il s'est passé plein de choses dans ma journée hier. Tout va bien à bord avec une fin de nuit sous spi. Je me suis laissé grisé par les surfs avec 20 nœuds de vent sous spi… Ça n'a pas manqué, je suis sorti de la route et j'ai dû affaler le spi puis j'ai envoyé le gennaker. C'était plus prudent mais j'ai fait une bonne journée en vitesse. Il fait bon et beau : c'est super. On fait du Sud en ce moment : on a l'anticyclone qui redescend mais maintenant il faut aller en Guadeloupe pour y arriver plus vite et il faudra plutôt de l'Ouest. Alessandro (di Benedetto) se rapproche : je pense que sa position Nord-Ouest lui est défavorable. Je devrais me rapprocher fortement de lui. Ce qui serait sympa, ce serait de le recroiser. Mon bateau est plus compétitif donc ça serait normal… Je n'ai jamais émis un seul doute pour repartir. C'était une découverte avec ce bateau au début. En tout cas, on s'en fiche du classement, je prends mes repères sur mon bateau par rapport aux voilures, aux réglages et je me rends compte de tout ce qui fonctionne bien … Ça sera bien pour la Jacques Vabre et le Vendée Globe ! Bravo à l'équipe ! C'est grâce à eux que j'ai pu repartir. »


Etienne Hochedé-PiR2-CCI Fécamp Bolbec (Multi50)

 « Tout va bien à bord. Les conditions sont excellentes. Les alizés, la croisière, c'est tranquille au portant. J'ai eu des problèmes de pilote et j'ai déchiré mon spi. Le soleil s'est levé, on est en short et t-shirt et avec le vent, ce n'est pas désagréable.  Je suis par 25 degrés Nord donc vers les Canaries mais il n'y a pas encore de poissons volants. Je ne sais pas où sont les concurrents car l'AIS est en panne. Hier, j'en ai vu deux un peu plus loin mais là pour l'instant, je ne vois rien autour de moi. Au début, j'avais du mal à me nourrir car ça secouait pas mal mais là je mange bien. »


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