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Départ le 31 octobre 2010 de Saint-Malo.

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Catégorie Rhum

La course au jour le jour Le 30/11/2010

La course au jour le jour

Loin des règles des autres classes, la catégorie Rhum a été, lors de cette 9e édition de la Route du Rhum – La Banque Postale, celle de tous les possibles. Regroupant les voiliers, monocoques et multicoques, justifiant d’une longueur hors-tout entre 39 et 59 pieds, elle s’est révélée particulièrement authentique. Menée quasiment de bout en bout par le Sarde Andrea Mura (Vento di Sardegna) elle a offert de jolies histoires, des sourires et des larmes. Rétrospective.
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Jalonné de bulles… Le 25/11/2010

Jalonné de bulles…

"Il était temps que ça finisse. C'était très long, je n'ai pas eu de vent pendant une semaine, cela a donc franchement prolongé l'arrivée. C'était beaucoup plus dur qu'il y a quatre ans à cause de ces bulles. J'ai vu d'ailleurs des orages très forts, je ne pouvais même pas ouvrir les yeux, c'était un peu l'apocalypse. Le début était bien, la fin s'est bien passé, c'est juste le milieu qui ne s'est pas bien déroulé. Le fait d'être à l'écart, j'avais juste des nouvelles de quelques copains, dont un qui s'est arrêtait aux Açores, et un copain belge qui est arrivé cette nuit. La météo a été vraiment tordue. Je suis un peu fatigué, j'ai eu un souci de pilote et ça exigeait que je barre toute la journée."
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Le 25/11/2010

Yves Ecarlat en approche de la ligne

C'est à 10 heures 47 minutes 40 secondes qu'Yves Ecarlat (VALE Nouvelle Caledonie), 7è et dernier concurrent de la catégorie Rhum a doublé Basse Terre. Il est attendu d'ici peu sur la ligne, même si les caprices du vent sous un ciel chargé de nuages et de grains ne permet pas de donner une ETA précise.
Sur les traces de Mike... Le 24/11/2010

Sur les traces de Mike...

"C'est pour moi l'aboutissement d'un rêve, j'ai vécu un rêve éveillé à la barre d'un sister-ship d'Olympus, le bateau de Mike Birch (vainqueur en 1978 pour 98 secondes, ndlr). Mike est venu à Saint-Malo, il est le parrain de mon bateau. J'ai suivi sa route, j'ai essayé de faire mieux, mais je n'y suis pas arrivé parce que Mike est un grand champion. A Saint-Malo, il a passé deux heures dans le cockpit du bateau, c'était très chaleureux. Ce trimaran de 40 pieds est très fonctionnel et surtout très marin. Le bateau de Charlie (Capelle), Acapella, est " turbotisé", il va 5% plus vite. Mon objectif désormais est de le maintenir en parfait état. Je réfléchis aux projets d'avenir, mon souhait ultime est de transmettre ce bateau à jeune de Cancale, de passer le relais pour la Route du Rhum 2014…"
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Du portant ?…  2 sur 22 ! Le 24/11/2010

Du portant ?… 2 sur 22 !

" Les dernières heures ? Je me suis fait surprendre dans le canal des Saintes : 35 nœuds, il a fallu ressortir les cirés, 3 ris, tourmentin… Cette Route du Rhum a été âpre, j’ai pris l’option de faire la route Nord, je l’ai faite mais ne la referai pas ! Pas avec un petit bateau en tout cas. C’est vraiment un petit bateau, il est entier, je n’ai rien cassé mais j’ai sans arrêt souffert pour le lui : on n’a eu que du près, je n’ai fait que deux jours de portant, c'était quasiment une Ostar… ll tapait dans chaque vague. Comme le bateau n’est pas large, les flotteurs touchent l’eau, c’est très stressant. Je me suis fait peur deux fois, au début quand on a pris du portant assez fort : pour réduire sur ce genre de bateau, tes voiles doivent être débordées, elles viennent contre les gal-haubans, c’est impossible à descendre donc tu es obligé de re-border, le bateau reprend alors de l’accélération et là c’est le bordel ! Pour ces bateaux-là, prendre la route que j’ai prise n’est pas raisonnable. En fait, j’ai fait une route de monocoque. Les Class 40 partent au tas, perdent un spi, Mon bateau n’est pas aussi rapide, il est ancien. Quand je vais à 9 nœuds de moyenne je vais vite. .Pour Etienne (Giroire, qui s'est retourné ndlr), ça m’a fait un coup de grisou car j’ai vécu ça la dernière fois et je me suis dit que c’était dommage. Etienne comme moi fait parti de la classe Rhum, une classe d’amateurs éclairés. On mouille notre chemise avec des partenaires qu’on a trouvés. Moi j’ai eu la chance de retrouver mon bateau et de pouvoir repartir, j’espère qu’on retrouvera le sien. J’ai eu peur pour lui mais avec ces bateaux-là c’est le risque. Ca serait à refaire, j’aurais fait une route beaucoup plus sud. Si je suis là, c’est grâce à Dominic Vittet qui m’a suivi en météo, il m’a out le temps prévenu des risques et tout ce qu’il a prévu est arrivé. Je ne pouvais pas recevoir de fichier météo et tout s’est fait par téléphone, il m’appelait matin et soir. Je me suis mis à la cape deux fois. J’étais épuisé, il fallait que je dorme. Je suis content d’être là, qu’il y ait eu cette classe Rhum, c’est tous des gars sympas, ce qui est dommage c’est la disparité sur la taille des bateaux. Nous les petits bateaux on était ultra pénalisés. On n’avait aucune chance sauf par une option météo d’être devant le bateau (Venti di Sardegna, ndlr) qui a gagné qui a fait une magnifique course."
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Atterrissage tropical Le 23/11/2010

Atterrissage tropical

Pierre-Yves, le steward des mers,  n’en est pas à son coup d’essai, il sillonne les océans depuis plus de 20 ans entre convoyages et courses aux larges. Déjà, en 2002, l'année marquée par la violence des conditions, il s'alignait à la Route du Rhum à la barre du plus petit trimaran de la flotte. En 2006, il remet ça avec son bateau construit avec le soutien de jeunes dirigeants et de nombreux partenaires. Cette année, il s'alignait de nouveau à la barre de son plan Fauroux de 16,50 mètres en aluminium. "J'ai un bateau lourd, je suis parti par la route Nord. Je n'avais pas le choix même si ça tapait dur J'ai d'abord perdu la girouette, une antenne VHF… Aux Açores, j'ai tapé un cachalot, je faisais 150 litres d'eau tous les jours. Je voulais que ce bateau que je fais avec des copains arrive au bout. Je vidais 15-20 sceaux par jour. En 2002, la course avait été plus dure. Je félicite Charlie Capelle et Jean-Paul Froc qui sont engagés à la barre d'un petit trimaran. Dès que y'ab un grain, y'a le risque de se mettre sur le toit. L'histoire de la Route du Rhum, c'est l'histoire de ces petits trimarans de 40 pieds. je suis content d'arriver, je commençais à sentir l'odeur de la terre même si suis toujours bien en mer. Je suis accueilli par les les jeunes du lycée Blanchet. La Route du Rhum sans eux, ne se ferait pas. "
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Le prix du gasoil... Le 22/11/2010

Le prix du gasoil...

"La veille du départ, déjà j'étais tendu : j'ai eu pas mal de déboires, du mal à préparer mon bateau, j'ai trouvé mon sponsor une semaine avant… La veille de l'arrivée, tu te dis que tu va boire un ty punch… Et ben, non ! J'ai dû faire une pénalité de12 heures du fait que j'ai eu des gros soucis de gasoil. J'ai un vieux bateaux qui a beaucoup tourné, fait plusieurs Jacques Vabre, plusieurs Route du Rhum, des tours du mondes et il est équipé de plusieurs circuits de gasoil parallèles, c'est un peu le bazar. Et un moment le moteur s'est désamorcé, j'ai eu très peur : ça voulait dire plus de pilote, plus d'électronique… Déjà que ce n'était pas très drôle à ce moment là. Lors d'un contact VHF avec un cargo, il m'a proposé de m'approvisionner et m'a donné 3 bidons. Je les paye cher ! Pour m'acquitter de cette pénalité, j'ai été hier au mauvais endroit : un mètre de creux, zéro vent, et je voyais Pierre-Yves (Gennec) revenir, j'étais fou ! Sur cette Route du Rhum, je ne voyais pas les difficultés là où elles sont tombées. Je n'ai pas eu de souci d'endurance, de gestion du sommeil et de l'alimentation…. j'ai même eu un peu honte par moments : je mangeais à heures fixes, je dormais 8 heures par jour. En revanche, comme j'ai très peu navigué avec le bateau avant la course, quand les deux premiers ont plongé au Sud, je n'arrivais pas à le régler pour faire du près. Là, ça a commencé à me miner le moral, je me suis fait décrocher et je suis parti au Nord. Mais, après un départ en dernier, j'ai fait une belle remontée la première semaine, et ça a commencé à devenir plus dur : la fatigue, la pression qui retombe comme le projet s'est fait en dix jours… Mais, il y a cette arrivée sur le podium et cette dernière journée de navigation aujourd'hui : ça lave tous les mauvais moments ! "
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Oh mon bateau ! Le 21/11/2010

Oh mon bateau !

"Je deviens le Poulidor de la Route du Rhum, je cumule les deuxièmes places. C'est vrai qu'il (Andrea Mura sur Vento Di Sardegna, ndlr) allait très vite, et j'avais beau cravacher derrière, il y avait toujours un écart de vitesse, je ne pouvais rien y faire, c'est comme ça. Les dernières nuits ont été un peu dures, il n'y avait pas beaucoup de vent, il fallait sans cesse régler, barrer, mais le fait de vous voir tous, la fatigue est déjà partie. Je pars avec mon bateau auquel je tiens vraiment (plan Mortain-Mavrikios de 1997, ndlr) Je n'ai pas des moyens énormes, je fais ce que je peux et du mieux que je peux, mais ça va, ça tient la route. Le bateau est nickel, je pourrai repartir demain ! "
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Le 20/11/2010

Luc Coquelin attendu ce soir en Guadeloupe

Luc Coquelin sur "Pour le Rire Médecin"est attendu ce soir à 21h en Guadeloupe. Il bouclera ainsi sa quatrième Route du Rhum sur son monocoque 50 pieds.
Ca cavale! Le 20/11/2010

Ca cavale!

Alors qu’Andrea Mura s’est imposé hier soir à 22h42 dans cette catégorie Rhum, en mer, la course se poursuit. Le prochain concurrent attendu à Pointe-à-Pitre, Luc Coquelin n’est plus qu’à 80 milles de la ligne d’arrivée ce samedi à 16 heures. Derrière, à 214 milles, Julien Mabit (monopticien.com) garde la cadence malgré la faiblesse de son mât fissuré tandis que Pierre-Yves Guennec (Jeunes Dirigeants – Lorans) et Charlie Capelle (Acapella) se livrent un joli duel monocoque-trimaran, quasiment bord à bord au nord-est de l’arc Antillais. L’arc Antillais où souffle un alizé de nord nord-est de 15 à 20 nœuds aujourd’hui et qui permet à l’ensemble de la flotte - à l’exception d’Yves Ecarlat (VALE Nouvelle Calédonie), prisonnier d’une bulle sans vent au sud - de cavaler à des vitesses comprises entre 9 et 11 nœuds mais sous la pluie depuis quelques heures.

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