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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

Pink Poppy Flowers

© DR


Les skippers de la classe IMOCA sont encore 35 en course. Oliver Heer (Oliver Heer Ocean Racing) a repris la mer ce matin, tandis que Fabrice Amedeo (Nexans-Art & Fenêtres) fait route vers Cascais. En vacation ce matin, nous avons pu joindre le leader de la flotte Charlie Dalin (Apivia) ainsi que le marin qui ferme la marche, Nicolas Rouger (Demain c’est loin). Tanguy Le Turquais (Lazare) nous a également raconté sa course avec un enthousiasme communicatif.


Charlie Dalin (Apivia) : « Pas simple de toucher les alizés ! »


« On est au près rapide, en tribord amure. L’objectif des 24 prochaines heures est de réussir à trouver un trou de souris pour enfin glisser sous l’anticyclone et récupérer les alizés. Il va falloir bien gérer la trajectoire et les rotations de vent pour bien gérer ce passage, sans trop ralentir. On va finir par y arriver mais ce n’est pas simple de toucher ces vents portants. Depuis le coup de canon, le rythme est soutenu, on navigue en permanence à des allures proches du vent. Tout va bien, je suis en forme, j’arrive à me reposer. J’ai enfin enlevé mes bottes, c’est agréable. J’ai 22 degrés dans le bateau, c’est en train de basculer vers du temps agréable. Une fois dans les alizés, il restera 1 500 milles à parcourir, ce n’est pas rien ! Tout roule à bord, le bateau est en parfait état, je n’ai jamais eu à ralentir pour gérer un problème technique. C’est agréable de naviguer sur un bateau que je connais si bien, je suis complètement serein, je peux me concentrer sur ma stratégie. »


Tanguy Le Turquais (Lazare) : « Ça fait longtemps que je n’ai pas pris autant de plaisir sur une course ! »


« Je me fais un peu défoncer dans un front mais ça va. J’ai 28-30 nœuds de sud-ouest avec une mer assez dégueulasse. Le bateau tape beaucoup, je ne tiens pas debout à bord. Mais il y a un grand soleil. Je suis en approche des Açores. Je vais passer le front dans les heures qui viennent. C’est un moment-clé. Les prochaines heures vont être décisives en termes de stratégie. C’est un moment-clé. Je suis content de mon option qui peut être payante pour la suite. Le bateau tient bon. Au moment de rentrer dans les alizés, je pense que j’aurai une bonne position par rapport à mes concurrents à dérives. Je vais passer au milieu des Açores, sous le vent des îles, ça va être un peu technique. Dans deux jours, je devrais toucher un régime de vent d’est et ce sera parti pour un très long bord jusqu’à la Guadeloupe. L’idée est de ne pas avoir besoin d’empanner dans les alizés. Je veux être à la hauteur de cette course de légende. Je suis tout le temps à fond, j’ai le couteau entre les dents, je ne lâche rien. Je fais au mieux pour arriver le plus vite possible. Je me régale, stratégiquement c'est passionnant. Ça fait longtemps que je n’ai pas pris autant de plaisir sur une course. »


Nicolas Rouger (Demain C’est loin) : « Je veux arriver de l’autre côté »


« Tout va bien. J’ai passé le premier front ! J’ai un bateau formidable. J’ai tout fait pour éviter le premier front. Mon objectif c’est d’amener mon bateau de l’autre côté. Je fais du Sud, parce qu’il y a un front qui arrive et je veux l’éviter. J’ai un problème dû à ma grand-voile mais je mets tout en œuvre pour ne pas abandonner. J’ai pris du retard au départ avec les 4 heures de pénalités, mais peu importe je veux arriver de l’autre côté. Honnêtement tout va bien, j’ai une petite équipe mais nous nous organisons du mieux que l’on peut. Je suis en course ! Je veux arriver en Guadeloupe… Je dois amener le bateau là-bas pour mes partenaires, c’est mon objectif ! »

  • 14 nov. 2022
  • 3 min de lecture

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Les skippers de la classe IMOCA sont encore 35 en course. Oliver Heer (Oliver Heer Ocean Racing) a repris la mer ce matin, tandis que Fabrice Amedeo (Nexans-Art & Fenêtres) fait route vers Cascais. En vacation ce matin, nous avons pu joindre le leader de la flotte Charlie Dalin (Apivia) ainsi que le marin qui ferme la marche, Nicolas Rouger (Demain c’est loin). Tanguy Le Turquais (Lazare) nous a également raconté sa course avec un enthousiasme communicatif.


Charlie Dalin (Apivia) : « Pas simple de toucher les alizés ! »


« On est au près rapide, en tribord amure. L’objectif des 24 prochaines heures est de réussir à trouver un trou de souris pour enfin glisser sous l’anticyclone et récupérer les alizés. Il va falloir bien gérer la trajectoire et les rotations de vent pour bien gérer ce passage, sans trop ralentir. On va finir par y arriver mais ce n’est pas simple de toucher ces vents portants. Depuis le coup de canon, le rythme est soutenu, on navigue en permanence à des allures proches du vent. Tout va bien, je suis en forme, j’arrive à me reposer. J’ai enfin enlevé mes bottes, c’est agréable. J’ai 22 degrés dans le bateau, c’est en train de basculer vers du temps agréable. Une fois dans les alizés, il restera 1 500 milles à parcourir, ce n’est pas rien ! Tout roule à bord, le bateau est en parfait état, je n’ai jamais eu à ralentir pour gérer un problème technique. C’est agréable de naviguer sur un bateau que je connais si bien, je suis complètement serein, je peux me concentrer sur ma stratégie. »


Tanguy Le Turquais (Lazare) : « Ça fait longtemps que je n’ai pas pris autant de plaisir sur une course ! »


« Je me fais un peu défoncer dans un front mais ça va. J’ai 28-30 nœuds de sud-ouest avec une mer assez dégueulasse. Le bateau tape beaucoup, je ne tiens pas debout à bord. Mais il y a un grand soleil. Je suis en approche des Açores. Je vais passer le front dans les heures qui viennent. C’est un moment-clé. Les prochaines heures vont être décisives en termes de stratégie. C’est un moment-clé. Je suis content de mon option qui peut être payante pour la suite. Le bateau tient bon. Au moment de rentrer dans les alizés, je pense que j’aurai une bonne position par rapport à mes concurrents à dérives. Je vais passer au milieu des Açores, sous le vent des îles, ça va être un peu technique. Dans deux jours, je devrais toucher un régime de vent d’est et ce sera parti pour un très long bord jusqu’à la Guadeloupe. L’idée est de ne pas avoir besoin d’empanner dans les alizés. Je veux être à la hauteur de cette course de légende. Je suis tout le temps à fond, j’ai le couteau entre les dents, je ne lâche rien. Je fais au mieux pour arriver le plus vite possible. Je me régale, stratégiquement c'est passionnant. Ça fait longtemps que je n’ai pas pris autant de plaisir sur une course. »


Nicolas Rouger (Demain C’est loin) : « Je veux arriver de l’autre côté »


« Tout va bien. J’ai passé le premier front ! J’ai un bateau formidable. J’ai tout fait pour éviter le premier front. Mon objectif c’est d’amener mon bateau de l’autre côté. Je fais du Sud, parce qu’il y a un front qui arrive et je veux l’éviter. J’ai un problème dû à ma grand-voile mais je mets tout en œuvre pour ne pas abandonner. J’ai pris du retard au départ avec les 4 heures de pénalités, mais peu importe je veux arriver de l’autre côté. Honnêtement tout va bien, j’ai une petite équipe mais nous nous organisons du mieux que l’on peut. Je suis en course ! Je veux arriver en Guadeloupe… Je dois amener le bateau là-bas pour mes partenaires, c’est mon objectif ! »

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