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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

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Après les arrivées cette nuit de Francis Joyon, quatrième sur Idec Sport et Yves Le Blévec, cinquième sur Actual Ultim 3, les regards se tournent désormais vers Arthur Le Vaillant. A 400 milles de la Guadeloupe, le skipper de Mieux est attendu demain dans la journée à Pointe à Pitre et sera suivi dimanche d’Armel Le Cléac’h sur son Maxi Banque Populaire XI. Ce sont d’autres histoires qui nous attendent avec ces skippers qui par choix ou contrainte, ont vécu une autre Route du Rhum - Destination Guadeloupe, sur des machines tout aussi incroyables et exigeantes. Il ne fait pas de doute qu’ils seront chaleureusement accueillis par les cinq skippers arrivés à Pointe à Pitre, tous membres d’un club très fermé de pilotes d’Ultim 32/23.


« On affronte plein d’aventures sur le trajet en faisant des choses incroyables qu’on ne ferait pas dans la vie normale » racontait dans la nuit Francis Joyon, les yeux plus plissés que jamais et cette éternelle voix de jeune homme. « J’avais des doutes sur ma capacité à mener le bateau au départ, je n’en avais plus à l’arrivée ajoutait le tenant du titre. J’ai fait des trucs que je ne me pensais plus capable de faire comme monter au premier tiers du mât pour démêler une drisse dans une houle énorme où ça tapait dur. Il faut se dépasser pour faire une transat sur ces bateaux » Deux heures plus tard et dans un registre différent, Yves Le Blévec très marqué par l’effort de huit jours de mer, ne disait pas autre chose que son aîné : « _C’est beaucoup de douleur, mais quand on a la sensation d’être au niveau de la machine, le plaisir est là. Les deux derniers jours, j’ai pu contempler le spectacle. Regarder les étraves qui dévalent, cette machine qui court sans arrêt sur la mer, c’est extraordinaire… _» disait joliment le skipper d’Actual Ultim 3. Cinquième à Pointe à Pitre, Yves ne faisait pas de mystère sur sa déception de ne pas avoir « conjuré le sort de ce bateau et de doublé Francis » (qui avait remporté la course contre MACIF, aujourd’hui Actual Ultim 3). Mais privé de son grand gennaker trois jours avant l’arrivée, le trinitain ne pouvait pas lutter et Yves ne cherchait pas d’excuse à l’arrivée : «Dès le départ, j’étais un cran derrière. Les autres étaient bord à bord, ils ont très bien navigué et je suis impressionné du niveau d’attaque avec ce que ça peut comporter comme niveau de stress et de fatigue » disait-il pour rendre hommage aux trois skippers qui composent le podium et ont navigué sur une autre planète. Que retiendra demain de sa course Arthur Le Vaillant, lui disait avant le départ «Si les conditions sont faciles, on va prendre une sacrée dérouillée ! » ?… Manifestement, les vidéos et messages du bord font état d’un marin heureux de conduire son Ultim 32/23 vers les Antilles sans pépin majeur, au rythme qu’il s’est fixé pour ne pas gâcher une tranche de vie maritime qui ne se présente pas tous les jours. Quant à Armel Le Cléac’h, il nous confiait hier soir à la vacation : « Finalement, je suis dans une autre course depuis que je suis reparti. J’essaye de prendre du plaisir sur le bateau, de faire de belles manœuvres, de belles trajectoires, de rattraper mes camarades des autres séries, cela donne des objectifs. Depuis que j’ai accéléré avec ces alizés, je fais des moyennes à 35 nœuds. Ce sont de supers bateaux pour ça. On se sent privilégié, on prend du recul… »

  • 18 nov. 2022
  • 3 min de lecture

Après les arrivées cette nuit de Francis Joyon, quatrième sur Idec Sport et Yves Le Blévec, cinquième sur Actual Ultim 3, les regards se tournent désormais vers Arthur Le Vaillant. A 400 milles de la Guadeloupe, le skipper de Mieux est attendu demain dans la journée à Pointe à Pitre et sera suivi dimanche d’Armel Le Cléac’h sur son Maxi Banque Populaire XI. Ce sont d’autres histoires qui nous attendent avec ces skippers qui par choix ou contrainte, ont vécu une autre Route du Rhum - Destination Guadeloupe, sur des machines tout aussi incroyables et exigeantes. Il ne fait pas de doute qu’ils seront chaleureusement accueillis par les cinq skippers arrivés à Pointe à Pitre, tous membres d’un club très fermé de pilotes d’Ultim 32/23.


« On affronte plein d’aventures sur le trajet en faisant des choses incroyables qu’on ne ferait pas dans la vie normale » racontait dans la nuit Francis Joyon, les yeux plus plissés que jamais et cette éternelle voix de jeune homme. « J’avais des doutes sur ma capacité à mener le bateau au départ, je n’en avais plus à l’arrivée ajoutait le tenant du titre. J’ai fait des trucs que je ne me pensais plus capable de faire comme monter au premier tiers du mât pour démêler une drisse dans une houle énorme où ça tapait dur. Il faut se dépasser pour faire une transat sur ces bateaux » Deux heures plus tard et dans un registre différent, Yves Le Blévec très marqué par l’effort de huit jours de mer, ne disait pas autre chose que son aîné : « _C’est beaucoup de douleur, mais quand on a la sensation d’être au niveau de la machine, le plaisir est là. Les deux derniers jours, j’ai pu contempler le spectacle. Regarder les étraves qui dévalent, cette machine qui court sans arrêt sur la mer, c’est extraordinaire… _» disait joliment le skipper d’Actual Ultim 3. Cinquième à Pointe à Pitre, Yves ne faisait pas de mystère sur sa déception de ne pas avoir « conjuré le sort de ce bateau et de doublé Francis » (qui avait remporté la course contre MACIF, aujourd’hui Actual Ultim 3). Mais privé de son grand gennaker trois jours avant l’arrivée, le trinitain ne pouvait pas lutter et Yves ne cherchait pas d’excuse à l’arrivée : «Dès le départ, j’étais un cran derrière. Les autres étaient bord à bord, ils ont très bien navigué et je suis impressionné du niveau d’attaque avec ce que ça peut comporter comme niveau de stress et de fatigue » disait-il pour rendre hommage aux trois skippers qui composent le podium et ont navigué sur une autre planète. Que retiendra demain de sa course Arthur Le Vaillant, lui disait avant le départ «Si les conditions sont faciles, on va prendre une sacrée dérouillée ! » ?… Manifestement, les vidéos et messages du bord font état d’un marin heureux de conduire son Ultim 32/23 vers les Antilles sans pépin majeur, au rythme qu’il s’est fixé pour ne pas gâcher une tranche de vie maritime qui ne se présente pas tous les jours. Quant à Armel Le Cléac’h, il nous confiait hier soir à la vacation : « Finalement, je suis dans une autre course depuis que je suis reparti. J’essaye de prendre du plaisir sur le bateau, de faire de belles manœuvres, de belles trajectoires, de rattraper mes camarades des autres séries, cela donne des objectifs. Depuis que j’ai accéléré avec ces alizés, je fais des moyennes à 35 nœuds. Ce sont de supers bateaux pour ça. On se sent privilégié, on prend du recul… »

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