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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

Pink Poppy Flowers

© PolaRYSE


Pour la première fois depuis qu’il a pris la tête de la course, Yoann Richomme compte plus de 100 milles d’avance sur ses rivaux. Lancé à plus de 15 nœuds lors des dernières 24 heures, il est idéalement placé pour conserver son titre en Class40.


Pour la flotte Class40, le train-train quotidien a du bon. Grâce aux alizés qui étaient si attendus, la flotte file au portant et elle savoure le mercure qui grimpe. Au rayon des satisfactions du jour, il y a le plaisir d’avoir adopter « le rythme du large » (Pierre Casenave-Péré, Le Gallais), « les bons repas depuis qu’on navigue à plat » (Florian Guegen, Dopamine Sailing Team), « le Nutella qui commence à être à température » (Emmanuel Le Roch, Edenred) et même « l’heure de la première douche » (William Mathelin-Moreaux, Dekuple).


Après la 'remontada’, l’écart se creuse


En tête de course, il y a une constante aussi : Yoann Richomme est plus que jamais leader, lui qui accroît son avance de jour en jour. Le skipper de Paprec Arkéa avait dépassé Corentin Douguet (Queguiner-Innoveo) dimanche dernier. En course au large, c’est une éternité. Mais pour y parvenir, le marin a dû « cravacher », un verbe qu’il a pas mal employé depuis le départ. En cause ? Un départ « volé », une pénalité de quatre heures avant le Cap Fréhel et les camarades de jeu à rattraper. La ‘remontada’ a donc duré une semaine au cœur du Golfe de Gascogne puis en longeant les côtes portugaises. Et dimanche dernier, il a pris le contrôle de la course.


Depuis, inlassablement, celui qui avait mis à l’eau son plan Lombard en juillet dernier, creuse l’écart. « Je suis en phase avec mon bateau, confiait-il hier, visiblement bien reposé. Ça glisse et les sensations sont hyper agréables ». Il reconnaît aussi qu’en tête de course « la météo est un peu plus avantageuse que pour mes concurrents ». Et ça se voit : pour la première fois depuis qu’il est premier, l’écart a dépassé les 100 milles d’avance. Difficile de tenir le rythme donc, d’autant plus quand ses rivaux font face à des problèmes techniques. Corentin Douguet (Queginer-Innoveo) doit ainsi composer avec des problèmes d’approvisionnement d’énergie, lui qui a eu une panne moteur il y a une semaine. S’il a pu reprendre sa progression, Xavier Macaire (Groupe SNEF) a concédé du terrain après avoir constaté des fissures dans sa coque.


Le tour de la Guadeloupe en ligne de mire


Désormais, depuis vendredi, c’est Ambrogio Beccaria (Allagrande Pirelli) qui a pris le costume de nouveau dauphin mais Corentin Douguet n’a pas abdiqué. Simon Koster (Banque du Léman) est également en embuscade, à une trentaine de milles de là. Mais tous savent que rien n’est jamais figé, Yoann Richomme en tête : « je continue à gagner des milles mais on sait qu’il n’y en aura jamais assez ».


Consciencieux, le leader a déjà la tête à la Guadeloupe. Pas au farniente, aux accras et à la douceur tropicale mais à ce tour de l’île dont chacun sait qu’il peut tout bouleverser. « Je vais étudier la météo, travailler toutes les subtilités de cette dernière phase et réviser mes classiques ». Ça ne l’empêche pas, aussi de « _passer du temps à regarder la mer _» et profiter, surtout, lui qui pointe à 1 300 milles de l’arrivée.


Ambrogio Beccaria.


LES VACATIONS DE CE SAMEDI MATIN


Pierre Casenave-Péré (Le Gallais) : « les journées passent vite, c’est chouette ! » « Ça se passe plutôt pas mal. Après mon stop à La Corogne, j’étais un peu tout seul et ce n’était pas facile. Mais j’ai eu de la chance dans mon malheur : ça m’a permis de revenir sur le groupe de Class40 qui était parti au Sud. Là, je me rapproche d’eux, à moins de 100 milles et ça fait du bien au moral. Chaque jour je réduis l’écart ! Il fait gris, le plafond nuageux est bas et c’est un peu triste, je m’attendais à ce qu’il fasse très beau. Mais je pense qu’on aura l’occasion d’avoir des conditions un peu plus sympas et un vent un peu plus instable. Mais on fait avec, tant bien que mal et on avance vers l’autre côté. Tout ce qui devait être régler à l’escale l’a été en un temps record. Je suis reparti avec un bateau tout neuf et on est complètement dans le rythme du large. J’ai eu beaucoup de mal en début de course à prendre du plaisir. J’ai passé beaucoup de temps à broyer du noir, je n’étais pas bien dans mon assiette, un peu nauséeux. Et quand j’ai commencé à avoir mon avarie, ce n’était pas joyeux. Depuis qu’on est au portant, c’est très agréable et le temps passe très vite. Ça va beaucoup plus vite que la Mini-Transat parce qu’on est connecté, on a la météo à faire, les données à analyser… Donc les journées passent vite et c’est chouette ! »


Florian Gueguen (Dopamine Sailing Team) : "le moral est au rendez-vous !" « Ça va super bien ! Je suis content d’avoir enfin touché du portant comme tout le monde. Je n’avais pas trop eu de soucis pendant la première semaine mais je commence à en avoir. J’ai des problèmes de pilote – sans doute à cause d’un vérin - que j’essaie de régler. Du coup, je suis un peu sous toilé mais c’est en train de se régler. Le but, ce sera d’envoyer un peu plus de voile pour rattraper au moins mes concurrents qui sont devant et qui m’ont mis de la distance. Et depuis qu’on navigue à plat, je peux enfin manger (ce n’était vraiment pas simple en première semaine). Le moral est au rendez-vous. Les premiers jours, le plaisir n’était pas vraiment là. Depuis qu’on est au portant, qu’on est en train de glisser et que les températures sont plus élevées, je commence à prendre du plaisir. Et il reste pas mal de route, c’est plutôt cool ! J’espère arriver à rattraper mes concurrents de devant.


LES MOTS DU BORD DU JOUR


William Mathelin-Moreaux (Dekuple) : "c'est génial de glisser vers le Sud" « Ça y est, la petite cellule compliquée est quasiment passée ! Ça bouchonnait sur le périph' cette nuit, pire qu’un 15 août. On s’est un peu rassemblés, mais j’ai du mal à trouver la vitesse. On a eu le droit à un festival de grains hier, sous toutes leurs formes : moyens, petits, foncés… ils n’étaient pas très violents, le spectacle était magnifique, mais c’était dur de trouver la bonne voile avec toute ces rotations. C’est génial de glisser vers le Sud, le bateau va bien et le bonhomme aussi. Je me suis aperçu ce matin, à la lumière du jour, que j’avais un gros bout de filet coincé en bas de la quille. Pas top top pour la vitesse ! J’ai fait une marche arrière et m’en suis libéré. Je n’ai en revanche pas réussi à le récupérer… Autrement, j’ai l’impression que l’heure de la première douche a sonné ! »


Marc Lespesqueux (Curium Life Forward) : « ça sent les Caraïbes ! » "Cette nuit, il y a eu de beaux déboulés sous spi à près de 20 noeuds. Le vent a continué à grimper et à avoir des changements d'orientation qui m'ont permis de faire route directe vers la Guadeloupe à certains moments. Nous faisions cela dans une nuit noire. Il y aurait une falaise devant, cela aurait été pareil. On ne voyait rien, que le spi éclairé à la frontale et on déroulait la dedans, dans le néant. Les vitesses étaient bonnes, il fallait suivre les bouffées, ballaster, déballaster… De quoi t'occuper une partie de la nuit et soudain, plus rien si ce n'est de la pluie. Une vitesse entre 2 et 5 nœuds, c’était interminable. Là, le vent est revenu. C’est aussi ça l'alizé et son caractère souvent imprévisible que tu dois subir. J’ai vu mes premiers poissons volants ! Cela sent les Caraïbes à près de 2000 milles !"


Jean-Baptiste Daramy (Chocolat-Pariès Coriolis) : « l’alizé a repris du coffre » « L'alizé est un peu plus faible pour les retardataires, c'est bien connu. Ça s'est encore vérifié depuis mon départ des Açores. J'ai un peu moins de vent que sur les prévisions et un peu plus adonnant (qui vient trop de l'arrière). Donc pas optimal pour bien glisser vers la Guadeloupe. Mais je ne vais pas trop me plaindre, si mon escale avait duré plus longtemps je serais en plein anticyclone, je compatis pour Hervé Thomas reparti 24 heures après moi. L'alizé a repris du coffre ce matin au lever du soleil, ça fait du bien. C'est 3 à4 noeuds de vents en plus, le bateau change de mode, il surfe les vagues, il est plus nerveux. Allez encore 2-3 noeuds de vent de plus et ce sera parfait... On va se faire une belle traversée avec les conditions qui nous attendent et le bateau à 100% !


Emmanuel Le Roch (Edenred) : « le Nutella commence à être à température » "Il y avait pas mal de grains en début de nuit qui nous faisaient faire une trajectoire changeante sous gennaker. Le bateau avançait bien par rapport aux petits camarades en 2e partie de nuit. J’ai pris une mole et j’ai préféré glisser plutôt que de loffer en accélérant. J’ai peut-être eu tort, l’avenir nous le dira. Le ciel était très étoilé à ce moment-là, c’était très agréable ! Le tout ponctué de petites siestes et bonne nouvelle : le Nutella commence à être à température, c’est bon signe ! J’ai le sentiment que c’est possible de revenir sur le petit groupe de devant c est motivant d’avoir des bateaux à aller chercher !! Ce matin, c’est reparti sous spi le vent devrait être assez faible il faut se sortir de la vite pour attraper les alizés !"


Didier Le Vourch (Vicitan) : "une nuit galère" « J’ai eu une nuit galère. J’ai explosé mon spi médium : il s’est déchiré au niveau de la tétière et le spi est tombé à l’eau et est passé sous le bateau. Il m’a fallu beaucoup d’énergie pour le récupérer. J'ai finalement de la chance : je n'ai pas eu besoin de plonger pour le défaire de la quille. J'ai tous les morceaux, rien n'ai rester à la mer mais il est « mort » (et moi aussi). Il me reste le grand spi mais il y a trop de vent pour l'utiliser, donc je navigue pour l'instant sous grand génak, c'est moins performant. »

  • 19 nov. 2022
  • 7 min de lecture

© PolaRYSE


Pour la première fois depuis qu’il a pris la tête de la course, Yoann Richomme compte plus de 100 milles d’avance sur ses rivaux. Lancé à plus de 15 nœuds lors des dernières 24 heures, il est idéalement placé pour conserver son titre en Class40.


Pour la flotte Class40, le train-train quotidien a du bon. Grâce aux alizés qui étaient si attendus, la flotte file au portant et elle savoure le mercure qui grimpe. Au rayon des satisfactions du jour, il y a le plaisir d’avoir adopter « le rythme du large » (Pierre Casenave-Péré, Le Gallais), « les bons repas depuis qu’on navigue à plat » (Florian Guegen, Dopamine Sailing Team), « le Nutella qui commence à être à température » (Emmanuel Le Roch, Edenred) et même « l’heure de la première douche » (William Mathelin-Moreaux, Dekuple).


Après la 'remontada’, l’écart se creuse


En tête de course, il y a une constante aussi : Yoann Richomme est plus que jamais leader, lui qui accroît son avance de jour en jour. Le skipper de Paprec Arkéa avait dépassé Corentin Douguet (Queguiner-Innoveo) dimanche dernier. En course au large, c’est une éternité. Mais pour y parvenir, le marin a dû « cravacher », un verbe qu’il a pas mal employé depuis le départ. En cause ? Un départ « volé », une pénalité de quatre heures avant le Cap Fréhel et les camarades de jeu à rattraper. La ‘remontada’ a donc duré une semaine au cœur du Golfe de Gascogne puis en longeant les côtes portugaises. Et dimanche dernier, il a pris le contrôle de la course.


Depuis, inlassablement, celui qui avait mis à l’eau son plan Lombard en juillet dernier, creuse l’écart. « Je suis en phase avec mon bateau, confiait-il hier, visiblement bien reposé. Ça glisse et les sensations sont hyper agréables ». Il reconnaît aussi qu’en tête de course « la météo est un peu plus avantageuse que pour mes concurrents ». Et ça se voit : pour la première fois depuis qu’il est premier, l’écart a dépassé les 100 milles d’avance. Difficile de tenir le rythme donc, d’autant plus quand ses rivaux font face à des problèmes techniques. Corentin Douguet (Queginer-Innoveo) doit ainsi composer avec des problèmes d’approvisionnement d’énergie, lui qui a eu une panne moteur il y a une semaine. S’il a pu reprendre sa progression, Xavier Macaire (Groupe SNEF) a concédé du terrain après avoir constaté des fissures dans sa coque.


Le tour de la Guadeloupe en ligne de mire


Désormais, depuis vendredi, c’est Ambrogio Beccaria (Allagrande Pirelli) qui a pris le costume de nouveau dauphin mais Corentin Douguet n’a pas abdiqué. Simon Koster (Banque du Léman) est également en embuscade, à une trentaine de milles de là. Mais tous savent que rien n’est jamais figé, Yoann Richomme en tête : « je continue à gagner des milles mais on sait qu’il n’y en aura jamais assez ».


Consciencieux, le leader a déjà la tête à la Guadeloupe. Pas au farniente, aux accras et à la douceur tropicale mais à ce tour de l’île dont chacun sait qu’il peut tout bouleverser. « Je vais étudier la météo, travailler toutes les subtilités de cette dernière phase et réviser mes classiques ». Ça ne l’empêche pas, aussi de « _passer du temps à regarder la mer _» et profiter, surtout, lui qui pointe à 1 300 milles de l’arrivée.


Ambrogio Beccaria.


LES VACATIONS DE CE SAMEDI MATIN


Pierre Casenave-Péré (Le Gallais) : « les journées passent vite, c’est chouette ! » « Ça se passe plutôt pas mal. Après mon stop à La Corogne, j’étais un peu tout seul et ce n’était pas facile. Mais j’ai eu de la chance dans mon malheur : ça m’a permis de revenir sur le groupe de Class40 qui était parti au Sud. Là, je me rapproche d’eux, à moins de 100 milles et ça fait du bien au moral. Chaque jour je réduis l’écart ! Il fait gris, le plafond nuageux est bas et c’est un peu triste, je m’attendais à ce qu’il fasse très beau. Mais je pense qu’on aura l’occasion d’avoir des conditions un peu plus sympas et un vent un peu plus instable. Mais on fait avec, tant bien que mal et on avance vers l’autre côté. Tout ce qui devait être régler à l’escale l’a été en un temps record. Je suis reparti avec un bateau tout neuf et on est complètement dans le rythme du large. J’ai eu beaucoup de mal en début de course à prendre du plaisir. J’ai passé beaucoup de temps à broyer du noir, je n’étais pas bien dans mon assiette, un peu nauséeux. Et quand j’ai commencé à avoir mon avarie, ce n’était pas joyeux. Depuis qu’on est au portant, c’est très agréable et le temps passe très vite. Ça va beaucoup plus vite que la Mini-Transat parce qu’on est connecté, on a la météo à faire, les données à analyser… Donc les journées passent vite et c’est chouette ! »


Florian Gueguen (Dopamine Sailing Team) : "le moral est au rendez-vous !" « Ça va super bien ! Je suis content d’avoir enfin touché du portant comme tout le monde. Je n’avais pas trop eu de soucis pendant la première semaine mais je commence à en avoir. J’ai des problèmes de pilote – sans doute à cause d’un vérin - que j’essaie de régler. Du coup, je suis un peu sous toilé mais c’est en train de se régler. Le but, ce sera d’envoyer un peu plus de voile pour rattraper au moins mes concurrents qui sont devant et qui m’ont mis de la distance. Et depuis qu’on navigue à plat, je peux enfin manger (ce n’était vraiment pas simple en première semaine). Le moral est au rendez-vous. Les premiers jours, le plaisir n’était pas vraiment là. Depuis qu’on est au portant, qu’on est en train de glisser et que les températures sont plus élevées, je commence à prendre du plaisir. Et il reste pas mal de route, c’est plutôt cool ! J’espère arriver à rattraper mes concurrents de devant.


LES MOTS DU BORD DU JOUR


William Mathelin-Moreaux (Dekuple) : "c'est génial de glisser vers le Sud" « Ça y est, la petite cellule compliquée est quasiment passée ! Ça bouchonnait sur le périph' cette nuit, pire qu’un 15 août. On s’est un peu rassemblés, mais j’ai du mal à trouver la vitesse. On a eu le droit à un festival de grains hier, sous toutes leurs formes : moyens, petits, foncés… ils n’étaient pas très violents, le spectacle était magnifique, mais c’était dur de trouver la bonne voile avec toute ces rotations. C’est génial de glisser vers le Sud, le bateau va bien et le bonhomme aussi. Je me suis aperçu ce matin, à la lumière du jour, que j’avais un gros bout de filet coincé en bas de la quille. Pas top top pour la vitesse ! J’ai fait une marche arrière et m’en suis libéré. Je n’ai en revanche pas réussi à le récupérer… Autrement, j’ai l’impression que l’heure de la première douche a sonné ! »


Marc Lespesqueux (Curium Life Forward) : « ça sent les Caraïbes ! » "Cette nuit, il y a eu de beaux déboulés sous spi à près de 20 noeuds. Le vent a continué à grimper et à avoir des changements d'orientation qui m'ont permis de faire route directe vers la Guadeloupe à certains moments. Nous faisions cela dans une nuit noire. Il y aurait une falaise devant, cela aurait été pareil. On ne voyait rien, que le spi éclairé à la frontale et on déroulait la dedans, dans le néant. Les vitesses étaient bonnes, il fallait suivre les bouffées, ballaster, déballaster… De quoi t'occuper une partie de la nuit et soudain, plus rien si ce n'est de la pluie. Une vitesse entre 2 et 5 nœuds, c’était interminable. Là, le vent est revenu. C’est aussi ça l'alizé et son caractère souvent imprévisible que tu dois subir. J’ai vu mes premiers poissons volants ! Cela sent les Caraïbes à près de 2000 milles !"


Jean-Baptiste Daramy (Chocolat-Pariès Coriolis) : « l’alizé a repris du coffre » « L'alizé est un peu plus faible pour les retardataires, c'est bien connu. Ça s'est encore vérifié depuis mon départ des Açores. J'ai un peu moins de vent que sur les prévisions et un peu plus adonnant (qui vient trop de l'arrière). Donc pas optimal pour bien glisser vers la Guadeloupe. Mais je ne vais pas trop me plaindre, si mon escale avait duré plus longtemps je serais en plein anticyclone, je compatis pour Hervé Thomas reparti 24 heures après moi. L'alizé a repris du coffre ce matin au lever du soleil, ça fait du bien. C'est 3 à4 noeuds de vents en plus, le bateau change de mode, il surfe les vagues, il est plus nerveux. Allez encore 2-3 noeuds de vent de plus et ce sera parfait... On va se faire une belle traversée avec les conditions qui nous attendent et le bateau à 100% !


Emmanuel Le Roch (Edenred) : « le Nutella commence à être à température » "Il y avait pas mal de grains en début de nuit qui nous faisaient faire une trajectoire changeante sous gennaker. Le bateau avançait bien par rapport aux petits camarades en 2e partie de nuit. J’ai pris une mole et j’ai préféré glisser plutôt que de loffer en accélérant. J’ai peut-être eu tort, l’avenir nous le dira. Le ciel était très étoilé à ce moment-là, c’était très agréable ! Le tout ponctué de petites siestes et bonne nouvelle : le Nutella commence à être à température, c’est bon signe ! J’ai le sentiment que c’est possible de revenir sur le petit groupe de devant c est motivant d’avoir des bateaux à aller chercher !! Ce matin, c’est reparti sous spi le vent devrait être assez faible il faut se sortir de la vite pour attraper les alizés !"


Didier Le Vourch (Vicitan) : "une nuit galère" « J’ai eu une nuit galère. J’ai explosé mon spi médium : il s’est déchiré au niveau de la tétière et le spi est tombé à l’eau et est passé sous le bateau. Il m’a fallu beaucoup d’énergie pour le récupérer. J'ai finalement de la chance : je n'ai pas eu besoin de plonger pour le défaire de la quille. J'ai tous les morceaux, rien n'ai rester à la mer mais il est « mort » (et moi aussi). Il me reste le grand spi mais il y a trop de vent pour l'utiliser, donc je navigue pour l'instant sous grand génak, c'est moins performant. »

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