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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

Pink Poppy Flowers

© Anne Beaugé


Les Class40 font le show ce vendredi avec la parade tout au long de la matinée. Parmi les 55 engagés, ils sont 23 à être d’anciens Ministes et à avoir traversé l’Atlantique sans aucun moyen de communication. De quoi partir avec une expérience certaine et un goût prononcé pour l’aventure.


Quel est le point commun entre Ambrogio Beccaria (Allagrande Pirelli), François Jambou (À l’aveugle – Trim Control) et Ian Lipinski (Crédit Mutuel) ? Ces trois skippers, qui font partie des engagés à la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, ont tous remporté la Mini-Transat. Cette transatlantique a suscité nombre de vocations chez les coureurs au large et la Class40 le démontre à sa manière en accueillant en son sein nombre de Ministes.


Une opportunité afin de « raconter une histoire »


« Passer du Mini à la Class40, c’est une suite logique », souligne ainsi Nicolas d’Estais (HappyVore – Café Joyeux), 2e de la Mini-Transat en 2019. Certes, il faut passer la barrière financière pour acquérir un bateau, gérer le budget de fonctionnement ». « Ce n’est pas un hasard s’il y a autant de Ministes à tenter l’aventure en Class40, il y a un prolongement naturel », poursuit Stan Thuret (Everial). « Même s’il y a beaucoup d’amateurs dans la classe, on sent que ça s’est professionnalisé, poursuit François Jambou. Il n’y a plus personne qui dort sur les bateaux, plus grand-chose n’est laissé au hasard. En termes de logistique, de gestion et de qualité de projet, on sent qu’il y a un ‘gap’ par rapport à la Mini ».


Le premier obstacle pour les Ministes désireux d’entrer en Class40, c’est l’aspect financier. « Ce n’est pas facile de réunir les budgets nécessaires, reconnaît Nicolas d’Estais. Ce sont des bateaux qui sont environ 7 fois plus chers que des Mini et le budget de fonctionnement est multiplié par 4 ou 5. J’ai la chance d’avoir HappyVore et Café Joyeux qui me soutiennent ». « Le fait de pouvoir disputer des courses très médiatisées comme la Route du Rhum-Destination Guadeloupe et la Transat Jacques Vabre permet néanmoins de raconter une histoire, de faire valoir un côté aventure qui peut séduire des sponsors », poursuit François Jambou (À l’aveugle – Trim Control).

« Les Class40, des grands Mini de série »


Techniquement, « rien n’est insurmontable » (Nicolas d’Estais) et « malgré des différences, ce n’est pas sorcier » (François Jambou). « Même si tout semble multiplié par deux à bord d’un Class40, ce sont des bateaux qui se ressemblent beaucoup, avec le même jeu de voile et des réglages similaire », poursuit François. Luke Berry évoque « les sensations de vitesse, la régate, le contact ». « J’ai découvert ça avec le Mini et je retrouve la même chose en Class40, ce sont un peu des grands Mini de série », poursuit le skipper de Lamotte – Module Création.


Stan Thuret s’amuse : « un Class40, c’est juste un gros Mini ». Pourtant, tout étant plus grand et l’investissement physique n’est pas comparable. « En Class40, quand tu pars en vrac, ce n’est pas rattrapable, rappelle François Jambou. _En Mini, on arrive à affaler vite le spi parce qu’il fait 70 à 80 m2, là, il est de 200 m2. On doit faire plus attention ! _»


« Il y a énormément de charges dans le bateau, poursuit Nicolas. Tu passes d’une puissance d’une tonne/mètre à 12 tonnes/mètre ! » Le skipper d’HappyVore - Café Joyeux a donc dû s’adapter. « Avant la Mini, je n’avais jamais fait de préparation physique mais là c’était indispensable ! Tu ne peux pas faire le matossage en étant à genoux. Là, il faut être sacrément gainé ! » Stan Thuret ajoute : « quelqu’un qui sait faire du Mini, il pourra faire marcher un Class40. Il doit juste se rendre compte que tout ne peut pas se faire à la main et qu’il faut utiliser les winchs. » Quoi qu’il en soit, les ex-Ministes retrouvent chez les Class40 une certaine atmosphère dont ils ne sont pas étrangers. « Il y a une très bonne camaraderie, s’amuse François Jambou. Et ça, c’est comme en Mini ! »


Les bateaux sont des petites machines de course incroyable. Mais que ce soit en termes de budget ou en gestion de projet, ça reste accessible. Sur le circuit Class40, je me sens un peu comme à la maison, parce qu’il y a plein d’ancien ministes. C’est vraiment sympa de tous se retrouver là. On est vraiment dans la continuité. Et sur la classe, il y a une belle diversité, un peu comme sur la Mini, entre projets pro et amateurs. Dans les débats des classes, qui restent des associations, cela nous remet toujours les pendules à l’heure d’avoir différents profils. J’aime bien la diversité ! Et 55 bateaux au départ, c’est trop bien ! S’il y avait plus de places, on serait plus nombreux encore. Amélie Grassi

Amélie Grassi.

  • 28 oct. 2022
  • 3 min de lecture

© Anne Beaugé


Les Class40 font le show ce vendredi avec la parade tout au long de la matinée. Parmi les 55 engagés, ils sont 23 à être d’anciens Ministes et à avoir traversé l’Atlantique sans aucun moyen de communication. De quoi partir avec une expérience certaine et un goût prononcé pour l’aventure.


Quel est le point commun entre Ambrogio Beccaria (Allagrande Pirelli), François Jambou (À l’aveugle – Trim Control) et Ian Lipinski (Crédit Mutuel) ? Ces trois skippers, qui font partie des engagés à la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, ont tous remporté la Mini-Transat. Cette transatlantique a suscité nombre de vocations chez les coureurs au large et la Class40 le démontre à sa manière en accueillant en son sein nombre de Ministes.


Une opportunité afin de « raconter une histoire »


« Passer du Mini à la Class40, c’est une suite logique », souligne ainsi Nicolas d’Estais (HappyVore – Café Joyeux), 2e de la Mini-Transat en 2019. Certes, il faut passer la barrière financière pour acquérir un bateau, gérer le budget de fonctionnement ». « Ce n’est pas un hasard s’il y a autant de Ministes à tenter l’aventure en Class40, il y a un prolongement naturel », poursuit Stan Thuret (Everial). « Même s’il y a beaucoup d’amateurs dans la classe, on sent que ça s’est professionnalisé, poursuit François Jambou. Il n’y a plus personne qui dort sur les bateaux, plus grand-chose n’est laissé au hasard. En termes de logistique, de gestion et de qualité de projet, on sent qu’il y a un ‘gap’ par rapport à la Mini ».


Le premier obstacle pour les Ministes désireux d’entrer en Class40, c’est l’aspect financier. « Ce n’est pas facile de réunir les budgets nécessaires, reconnaît Nicolas d’Estais. Ce sont des bateaux qui sont environ 7 fois plus chers que des Mini et le budget de fonctionnement est multiplié par 4 ou 5. J’ai la chance d’avoir HappyVore et Café Joyeux qui me soutiennent ». « Le fait de pouvoir disputer des courses très médiatisées comme la Route du Rhum-Destination Guadeloupe et la Transat Jacques Vabre permet néanmoins de raconter une histoire, de faire valoir un côté aventure qui peut séduire des sponsors », poursuit François Jambou (À l’aveugle – Trim Control).

« Les Class40, des grands Mini de série »


Techniquement, « rien n’est insurmontable » (Nicolas d’Estais) et « malgré des différences, ce n’est pas sorcier » (François Jambou). « Même si tout semble multiplié par deux à bord d’un Class40, ce sont des bateaux qui se ressemblent beaucoup, avec le même jeu de voile et des réglages similaire », poursuit François. Luke Berry évoque « les sensations de vitesse, la régate, le contact ». « J’ai découvert ça avec le Mini et je retrouve la même chose en Class40, ce sont un peu des grands Mini de série », poursuit le skipper de Lamotte – Module Création.


Stan Thuret s’amuse : « un Class40, c’est juste un gros Mini ». Pourtant, tout étant plus grand et l’investissement physique n’est pas comparable. « En Class40, quand tu pars en vrac, ce n’est pas rattrapable, rappelle François Jambou. _En Mini, on arrive à affaler vite le spi parce qu’il fait 70 à 80 m2, là, il est de 200 m2. On doit faire plus attention ! _»


« Il y a énormément de charges dans le bateau, poursuit Nicolas. Tu passes d’une puissance d’une tonne/mètre à 12 tonnes/mètre ! » Le skipper d’HappyVore - Café Joyeux a donc dû s’adapter. « Avant la Mini, je n’avais jamais fait de préparation physique mais là c’était indispensable ! Tu ne peux pas faire le matossage en étant à genoux. Là, il faut être sacrément gainé ! » Stan Thuret ajoute : « quelqu’un qui sait faire du Mini, il pourra faire marcher un Class40. Il doit juste se rendre compte que tout ne peut pas se faire à la main et qu’il faut utiliser les winchs. » Quoi qu’il en soit, les ex-Ministes retrouvent chez les Class40 une certaine atmosphère dont ils ne sont pas étrangers. « Il y a une très bonne camaraderie, s’amuse François Jambou. Et ça, c’est comme en Mini ! »


Les bateaux sont des petites machines de course incroyable. Mais que ce soit en termes de budget ou en gestion de projet, ça reste accessible. Sur le circuit Class40, je me sens un peu comme à la maison, parce qu’il y a plein d’ancien ministes. C’est vraiment sympa de tous se retrouver là. On est vraiment dans la continuité. Et sur la classe, il y a une belle diversité, un peu comme sur la Mini, entre projets pro et amateurs. Dans les débats des classes, qui restent des associations, cela nous remet toujours les pendules à l’heure d’avoir différents profils. J’aime bien la diversité ! Et 55 bateaux au départ, c’est trop bien ! S’il y avait plus de places, on serait plus nombreux encore. Amélie Grassi

Amélie Grassi.

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