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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

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Le skipper de Komilfo a franchi la ligne d’arrivĂ©e de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe ce lundi, Ă  4 heures 36 minutes et 30 secondes (09 heures 36 minutes 30 secondes, heure de Paris). Il termine 4e chez les Ocean Fifty avec un temps de course de 11 jours, 19 heures, 21 minutes et 30 secondes. Il a effectuĂ© les 3 542 miles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 12,50 nƓuds sur l’orthodromie (la route directe). Eric PĂ©ron a en rĂ©alitĂ© parcouru 4 656,52 milles Ă  la vitesse moyenne de 16,43 nƓuds. Il est arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre 21 heures, 45 minutes et 38 secondes aprĂšs le vainqueur de la catĂ©gorie, Erwan Le Roux (Koesio).


La rĂ©action d'Éric PĂ©ron au ponton


« Je suis fatiguĂ©, heureux, soulagé  Il y a plein d’émotions qui me viennent Ă  l’esprit. J’ai cochĂ© une petite case dans ma vie de marin grĂące Ă  cette Route du Rhum-Destination Guadeloupe en multicoque. Je suis vraiment content, les mots me manquent. C’est un accomplissement.


Il y a eu plusieurs Ă©tapes. Au dĂ©part, je n’avais jamais pris un shoot d’adrĂ©naline aussi important entre les Ultim 32/23, nous, tous Ă  10 centimĂštres de la ligne, Armel le ClĂ©ac’h qui nous croise
 J’ai cru qu’on allait au carton ! Il m’a fallu 24 heures pour digĂ©rer tout ça et ensuite, fallait produire ce qu’on attendant de moi, que je sois dans le match. Puis, l’option s’est dessinĂ©e avec les routeurs. On s’est dit qu’on pouvait faire un coup, marquer l’histoire et on a compris que ça n’allait pas fonctionner. Mais ce n’est pas grave : ce n’était pas Ă©vident qu’on fasse mieux avec le groupe de tĂȘte et ça aurait Ă©tĂ© bĂȘte de passer Ă  cĂŽtĂ© de l’histoire.


Enfin, le tour de Guadeloupe Ă©tait assez angoissant, ça n’avance pas, on se demande si on reste lĂ  pendant des heures. Ça s’est plutĂŽt bien passĂ© pour moi, d’autant que j’avais mes collĂšgues en IMOCA qui me donnaient des repĂšres sur le plan d’eau pour savoir s’il y avait du vent ou pas. Et puis l’arrivĂ©e est lĂ , ça nous dit que c’est fini, toutes les Ă©motions ressurgissent et on passe la ligne. QuatriĂšme, au sein d’un plateau relevĂ©, c’est franchement trĂšs bien. À chaque navigation, on prend Ă©normĂ©ment d’expĂ©rience, on analyse les performances et les histoires des autres et on se nourrit de tout ça. LĂ , je suis un peu perdu, j’ai envie que ce moment dure un peu et qu’on partage avec l’équipe, les proches, la famille
 Je suis venu chercher ça aussi. Et quand l’adrĂ©naline sera tombĂ©e, j’irai me coucher ! »

  • 21 nov. 2022
  • 2 min de lecture

Le skipper de Komilfo a franchi la ligne d’arrivĂ©e de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe ce lundi, Ă  4 heures 36 minutes et 30 secondes (09 heures 36 minutes 30 secondes, heure de Paris). Il termine 4e chez les Ocean Fifty avec un temps de course de 11 jours, 19 heures, 21 minutes et 30 secondes. Il a effectuĂ© les 3 542 miles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 12,50 nƓuds sur l’orthodromie (la route directe). Eric PĂ©ron a en rĂ©alitĂ© parcouru 4 656,52 milles Ă  la vitesse moyenne de 16,43 nƓuds. Il est arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre 21 heures, 45 minutes et 38 secondes aprĂšs le vainqueur de la catĂ©gorie, Erwan Le Roux (Koesio).


La rĂ©action d'Éric PĂ©ron au ponton


« Je suis fatiguĂ©, heureux, soulagé  Il y a plein d’émotions qui me viennent Ă  l’esprit. J’ai cochĂ© une petite case dans ma vie de marin grĂące Ă  cette Route du Rhum-Destination Guadeloupe en multicoque. Je suis vraiment content, les mots me manquent. C’est un accomplissement.


Il y a eu plusieurs Ă©tapes. Au dĂ©part, je n’avais jamais pris un shoot d’adrĂ©naline aussi important entre les Ultim 32/23, nous, tous Ă  10 centimĂštres de la ligne, Armel le ClĂ©ac’h qui nous croise
 J’ai cru qu’on allait au carton ! Il m’a fallu 24 heures pour digĂ©rer tout ça et ensuite, fallait produire ce qu’on attendant de moi, que je sois dans le match. Puis, l’option s’est dessinĂ©e avec les routeurs. On s’est dit qu’on pouvait faire un coup, marquer l’histoire et on a compris que ça n’allait pas fonctionner. Mais ce n’est pas grave : ce n’était pas Ă©vident qu’on fasse mieux avec le groupe de tĂȘte et ça aurait Ă©tĂ© bĂȘte de passer Ă  cĂŽtĂ© de l’histoire.


Enfin, le tour de Guadeloupe Ă©tait assez angoissant, ça n’avance pas, on se demande si on reste lĂ  pendant des heures. Ça s’est plutĂŽt bien passĂ© pour moi, d’autant que j’avais mes collĂšgues en IMOCA qui me donnaient des repĂšres sur le plan d’eau pour savoir s’il y avait du vent ou pas. Et puis l’arrivĂ©e est lĂ , ça nous dit que c’est fini, toutes les Ă©motions ressurgissent et on passe la ligne. QuatriĂšme, au sein d’un plateau relevĂ©, c’est franchement trĂšs bien. À chaque navigation, on prend Ă©normĂ©ment d’expĂ©rience, on analyse les performances et les histoires des autres et on se nourrit de tout ça. LĂ , je suis un peu perdu, j’ai envie que ce moment dure un peu et qu’on partage avec l’équipe, les proches, la famille
 Je suis venu chercher ça aussi. Et quand l’adrĂ©naline sera tombĂ©e, j’irai me coucher ! »

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