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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

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Benjamin Dutreux (GUYOT environnement – Water Family) a franchi la ligne d’arrivĂ©e de la douziĂšme Ă©dition de La Route du Rhum – Destination Guadeloupe ce mardi Ă  09 heures 6 minutes et 24’ heure locale (14h 06mn 24’ heure de Paris). Il termine 8e en IMOCA avec un temps de course de 12 jours, 23 heures, 51 minutes et 24 secondes. Le marin vendĂ©en a effectuĂ© les 3.542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 11,36 nƓuds sur l’orthodromie (la route directe). Le skipper de GUYOT environnement – Water Family a en rĂ©alitĂ© parcouru 4 228.58 milles Ă  la vitesse moyenne de 13.56 nƓuds. Il est arrivĂ© Ă  Pointe-Ă -Pitre 1j 6h 14mn 59’ aprĂšs le premier de la Classe IMOCA, Thomas Ruyant (LinkedOut).


**Benjamin Dutreux (Guyot Environnement – Water Family) au ponton : **


" J’ai vu le mĂ©decin, ma tension est bonne, mais il faut que j’aille tout de mĂȘme aux urgences. Je me suis blessĂ©, il y a 48h. J’étais en train de faire une sieste et un grain violent est arrivĂ© avec 45-50 nƓuds de vent et tout a volĂ© dans le bateau, le pilote Ă  lĂącher et je suis tombĂ© sur le bout de la crash box. J’avais Ă  cƓur d’aller au bout, j’avais fait une grosse partie de la route. Sur le coup, c’est flippant parce qu’il y avait beaucoup de sang. Mais je m’en sort bien. La course a Ă©tĂ© incroyable, j’ai eu une super belle phase oĂč j’ai rĂ©ussi Ă  aller au contact des premiers. En descendant vers le Sud, la porte s’est fermĂ©e pour moi au niveau de la dorsale anticyclonique. Justine (Mettraux) a pu s’en sortir et je suis restĂ© bloquĂ©. Ça m’a foutu un coup au moral mais derriĂšre je n’ai rien lĂąchĂ©, j’ai cravachĂ©, je voulais saisir la moindre opportunitĂ©. J’allais vite vers le Sud avec mon dĂ©calage dans l’Ouest. Je suis content car j’ai pu distancer le groupe qui Ă©tait avec moi. La Route du Rhum – Destination Guadeloupe n’a rien avoir avec le VendĂ©e Globe et les prĂ©cĂ©dentes Route du Rhum. On a eu beaucoup de prĂšs, un rythme trĂšs intense. Je n’ai pas beaucoup dormi et poussĂ© Ă  fond le bateau. Je me demandais comment tenir le rythme plus de 10 jours. C’était une Route du Rhum assez dure. Il faut mettre des gaz tout le temps. C’est ma premiĂšre transat Ă  bord de ce bateau, on se cherche toujours, mais je suis content de la deuxiĂšme partie de course. Ça glissait tout seul, j’arrivais Ă  tenir des moyennes proches des premiers. Pour un bateau qui a quasiment 8 ans, c’est pas mal. DĂšs qu’il y a de la brise, j’ai confiance en lui. De pouvoir enchaĂźner sur The Ocean Race, c’est un peu le rush, car le bateau reste ici trois jours et ensuite il part Ă  Barcelone. Ça va ĂȘtre un gros morceau, cela permet de continuer Ă  naviguer. Le plateau va ĂȘtre chouette aussi ; j’espĂšre aprĂšs cette course connaĂźtre mon bateau sur le bout des doigts. Quand je vois Charlie (Dalin) et Thomas (Ruyant) qui connaissent par cƓur leur Apivia et LinkedOut, cela fait envie ! »

  • 22 nov. 2022
  • 2 min de lecture

Benjamin Dutreux (GUYOT environnement – Water Family) a franchi la ligne d’arrivĂ©e de la douziĂšme Ă©dition de La Route du Rhum – Destination Guadeloupe ce mardi Ă  09 heures 6 minutes et 24’ heure locale (14h 06mn 24’ heure de Paris). Il termine 8e en IMOCA avec un temps de course de 12 jours, 23 heures, 51 minutes et 24 secondes. Le marin vendĂ©en a effectuĂ© les 3.542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 11,36 nƓuds sur l’orthodromie (la route directe). Le skipper de GUYOT environnement – Water Family a en rĂ©alitĂ© parcouru 4 228.58 milles Ă  la vitesse moyenne de 13.56 nƓuds. Il est arrivĂ© Ă  Pointe-Ă -Pitre 1j 6h 14mn 59’ aprĂšs le premier de la Classe IMOCA, Thomas Ruyant (LinkedOut).


**Benjamin Dutreux (Guyot Environnement – Water Family) au ponton : **


" J’ai vu le mĂ©decin, ma tension est bonne, mais il faut que j’aille tout de mĂȘme aux urgences. Je me suis blessĂ©, il y a 48h. J’étais en train de faire une sieste et un grain violent est arrivĂ© avec 45-50 nƓuds de vent et tout a volĂ© dans le bateau, le pilote Ă  lĂącher et je suis tombĂ© sur le bout de la crash box. J’avais Ă  cƓur d’aller au bout, j’avais fait une grosse partie de la route. Sur le coup, c’est flippant parce qu’il y avait beaucoup de sang. Mais je m’en sort bien. La course a Ă©tĂ© incroyable, j’ai eu une super belle phase oĂč j’ai rĂ©ussi Ă  aller au contact des premiers. En descendant vers le Sud, la porte s’est fermĂ©e pour moi au niveau de la dorsale anticyclonique. Justine (Mettraux) a pu s’en sortir et je suis restĂ© bloquĂ©. Ça m’a foutu un coup au moral mais derriĂšre je n’ai rien lĂąchĂ©, j’ai cravachĂ©, je voulais saisir la moindre opportunitĂ©. J’allais vite vers le Sud avec mon dĂ©calage dans l’Ouest. Je suis content car j’ai pu distancer le groupe qui Ă©tait avec moi. La Route du Rhum – Destination Guadeloupe n’a rien avoir avec le VendĂ©e Globe et les prĂ©cĂ©dentes Route du Rhum. On a eu beaucoup de prĂšs, un rythme trĂšs intense. Je n’ai pas beaucoup dormi et poussĂ© Ă  fond le bateau. Je me demandais comment tenir le rythme plus de 10 jours. C’était une Route du Rhum assez dure. Il faut mettre des gaz tout le temps. C’est ma premiĂšre transat Ă  bord de ce bateau, on se cherche toujours, mais je suis content de la deuxiĂšme partie de course. Ça glissait tout seul, j’arrivais Ă  tenir des moyennes proches des premiers. Pour un bateau qui a quasiment 8 ans, c’est pas mal. DĂšs qu’il y a de la brise, j’ai confiance en lui. De pouvoir enchaĂźner sur The Ocean Race, c’est un peu le rush, car le bateau reste ici trois jours et ensuite il part Ă  Barcelone. Ça va ĂȘtre un gros morceau, cela permet de continuer Ă  naviguer. Le plateau va ĂȘtre chouette aussi ; j’espĂšre aprĂšs cette course connaĂźtre mon bateau sur le bout des doigts. Quand je vois Charlie (Dalin) et Thomas (Ruyant) qui connaissent par cƓur leur Apivia et LinkedOut, cela fait envie ! »

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