- 22 nov. 2022
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Benjamin Dutreux (GUYOT environnement â Water Family) a franchi la ligne dâarrivĂ©e de la douziĂšme Ă©dition de La Route du Rhum â Destination Guadeloupe ce mardi Ă 09 heures 6 minutes et 24â heure locale (14h 06mn 24â heure de Paris). Il termine 8e en IMOCA avec un temps de course de 12 jours, 23 heures, 51 minutes et 24 secondes. Le marin vendĂ©en a effectuĂ© les 3.542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă la vitesse de 11,36 nĆuds sur lâorthodromie (la route directe). Le skipper de GUYOT environnement â Water Family a en rĂ©alitĂ© parcouru 4 228.58 milles Ă la vitesse moyenne de 13.56 nĆuds. Il est arrivĂ© Ă Pointe-Ă -Pitre 1j 6h 14mn 59â aprĂšs le premier de la Classe IMOCA, Thomas Ruyant (LinkedOut).
**Benjamin Dutreux (Guyot Environnement â Water Family) au ponton : **
" Jâai vu le mĂ©decin, ma tension est bonne, mais il faut que jâaille tout de mĂȘme aux urgences. Je me suis blessĂ©, il y a 48h. JâĂ©tais en train de faire une sieste et un grain violent est arrivĂ© avec 45-50 nĆuds de vent et tout a volĂ© dans le bateau, le pilote Ă lĂącher et je suis tombĂ© sur le bout de la crash box. Jâavais Ă cĆur dâaller au bout, jâavais fait une grosse partie de la route. Sur le coup, câest flippant parce quâil y avait beaucoup de sang. Mais je mâen sort bien. La course a Ă©tĂ© incroyable, jâai eu une super belle phase oĂč jâai rĂ©ussi Ă aller au contact des premiers. En descendant vers le Sud, la porte sâest fermĂ©e pour moi au niveau de la dorsale anticyclonique. Justine (Mettraux) a pu sâen sortir et je suis restĂ© bloquĂ©. Ăa mâa foutu un coup au moral mais derriĂšre je nâai rien lĂąchĂ©, jâai cravachĂ©, je voulais saisir la moindre opportunitĂ©. Jâallais vite vers le Sud avec mon dĂ©calage dans lâOuest. Je suis content car jâai pu distancer le groupe qui Ă©tait avec moi. La Route du Rhum â Destination Guadeloupe nâa rien avoir avec le VendĂ©e Globe et les prĂ©cĂ©dentes Route du Rhum. On a eu beaucoup de prĂšs, un rythme trĂšs intense. Je nâai pas beaucoup dormi et poussĂ© Ă fond le bateau. Je me demandais comment tenir le rythme plus de 10 jours. CâĂ©tait une Route du Rhum assez dure. Il faut mettre des gaz tout le temps. Câest ma premiĂšre transat Ă bord de ce bateau, on se cherche toujours, mais je suis content de la deuxiĂšme partie de course. Ăa glissait tout seul, jâarrivais Ă tenir des moyennes proches des premiers. Pour un bateau qui a quasiment 8 ans, câest pas mal. DĂšs quâil y a de la brise, jâai confiance en lui. De pouvoir enchaĂźner sur The Ocean Race, câest un peu le rush, car le bateau reste ici trois jours et ensuite il part Ă Barcelone. Ăa va ĂȘtre un gros morceau, cela permet de continuer Ă naviguer. Le plateau va ĂȘtre chouette aussi ; jâespĂšre aprĂšs cette course connaĂźtre mon bateau sur le bout des doigts. Quand je vois Charlie (Dalin) et Thomas (Ruyant) qui connaissent par cĆur leur Apivia et LinkedOut, cela fait envie ! »
