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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

Pink Poppy Flowers

© Alexis Courcoux


Ce mercredi 23 novembre, Ă  18 h 39 12’ locale (23h39 12’ heure de Paris), Corentin Douguet sur Queguiner-Innoveo a franchi en troisiĂšme position la ligne d’arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 14 jours 9 heures 24 minutes 12 secondes. Le skipper de Queguiner-Innoveo a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 10.25 nƓuds sur l’orthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4 031.19 milles Ă  la vitesse moyenne de 11.67 nƓuds. Il est arrivĂ© Ă  Pointe-Ă -Pitre 6 heures 15minutes 32 secondes aprĂšs le vainqueur en Class40, Yoann Richomme.


Tout avait pourtant si bien commencé. DÚs la premiÚre nuit, à moins de cinq milles des cÎtes de Perros-Guirec, Corentin Douguet a pris les commandes de la course. Le skipper de Queguiner-Innoveo était au rendez-vous aprÚs une saison plus que prolifique : vainqueur des 1000 milles des Sables en avril, 2e de la Normandy Channel Race (en duo avec Yoann Richomme) en mai, et 2e de la Dhream Cup en juillet.


Son dĂ©part Ă  la Route du Rhum – Destination Guadeloupe est l’illustration d’un scĂ©nario dĂ©ployĂ© Ă  la lettre. Dans le golfe de Gascogne, son Ă©cart avec ses rivaux reste minime, qu’il s'agisse de Ian Lipinski (CrĂ©dit Mutuel), Luke Berry (Lamotte – Module CrĂ©ation) ou encore Xavier Macaire (Groupe SNEF). Et puis, dimanche 13 novembre, c’est Yoann Richomme (Paprec ArkĂ©a) qui revient Ă  sa hauteur et lui passe devant.


« Cette histoire de moteur a pourri ma course »


Eux qui se sont tant entraĂźnĂ©s ensemble se bagarrent et ne se lĂąchent plus jusqu’aux Açores. Sauf que c’est la technique qui lui joue des siennes. En cause : ce satanĂ© moteur. « Un problĂšme d’énergie qui lui coĂ»te tant d’énergie, » assure Yoann, son concurrent mais nĂ©anmoins partenaire d’entraĂźnement. Un temps, Corentin pense mĂȘme Ă  faire escale aux Açores. « J’ai dĂ» dĂ©monter tout le moteur et transvaser le gasoil dans un petit bidon, posĂ© juste Ă  cĂŽtĂ© de lĂ  oĂč je vis » explique Corentin, dĂ©pitĂ©, une poignĂ©e de jour plus tard. Ce matin avant l’arrivĂ©e, il rĂ©vĂ©lait avoir Ă©tĂ© pĂ©nalisĂ© de 45 minutes pour avoir dĂ©-plombĂ© son moteur. « Cette histoire de moteur a pourri ma Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Elle a un goĂ»t de gasoil, pas de Rhum. »


Il parle de la fin de sa course comme « d’un match contre l’Italie ». AprĂšs avoir luttĂ© contre son moteur Lombardini, la menace vient en effet d’Ambrogio Beccaria (Allagrande Pirelli), impressionnant vainqueur de la Mini-Transat 2019 et sacrĂ© rĂ©gatier. Jamais plus de 10 milles les sĂ©parent dans les alizĂ©s. Le tour de la Guadeloupe fait descendre l’écart Ă  seulement 2 milles et la course pour le podium est Ă©pique comme jamais dans les dĂ©vents de l’üle papillon. Corentin Douguet a donc franchi la ligne Ă  la 3e place et sa capacitĂ© Ă  ne rien lĂącher malgrĂ© les circonstances est une victoire en soi, si frustrante soit-elle.

  • 24 nov. 2022
  • 2 min de lecture

© Alexis Courcoux


Ce mercredi 23 novembre, Ă  18 h 39 12’ locale (23h39 12’ heure de Paris), Corentin Douguet sur Queguiner-Innoveo a franchi en troisiĂšme position la ligne d’arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 14 jours 9 heures 24 minutes 12 secondes. Le skipper de Queguiner-Innoveo a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 10.25 nƓuds sur l’orthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4 031.19 milles Ă  la vitesse moyenne de 11.67 nƓuds. Il est arrivĂ© Ă  Pointe-Ă -Pitre 6 heures 15minutes 32 secondes aprĂšs le vainqueur en Class40, Yoann Richomme.


Tout avait pourtant si bien commencé. DÚs la premiÚre nuit, à moins de cinq milles des cÎtes de Perros-Guirec, Corentin Douguet a pris les commandes de la course. Le skipper de Queguiner-Innoveo était au rendez-vous aprÚs une saison plus que prolifique : vainqueur des 1000 milles des Sables en avril, 2e de la Normandy Channel Race (en duo avec Yoann Richomme) en mai, et 2e de la Dhream Cup en juillet.


Son dĂ©part Ă  la Route du Rhum – Destination Guadeloupe est l’illustration d’un scĂ©nario dĂ©ployĂ© Ă  la lettre. Dans le golfe de Gascogne, son Ă©cart avec ses rivaux reste minime, qu’il s'agisse de Ian Lipinski (CrĂ©dit Mutuel), Luke Berry (Lamotte – Module CrĂ©ation) ou encore Xavier Macaire (Groupe SNEF). Et puis, dimanche 13 novembre, c’est Yoann Richomme (Paprec ArkĂ©a) qui revient Ă  sa hauteur et lui passe devant.


« Cette histoire de moteur a pourri ma course »


Eux qui se sont tant entraĂźnĂ©s ensemble se bagarrent et ne se lĂąchent plus jusqu’aux Açores. Sauf que c’est la technique qui lui joue des siennes. En cause : ce satanĂ© moteur. « Un problĂšme d’énergie qui lui coĂ»te tant d’énergie, » assure Yoann, son concurrent mais nĂ©anmoins partenaire d’entraĂźnement. Un temps, Corentin pense mĂȘme Ă  faire escale aux Açores. « J’ai dĂ» dĂ©monter tout le moteur et transvaser le gasoil dans un petit bidon, posĂ© juste Ă  cĂŽtĂ© de lĂ  oĂč je vis » explique Corentin, dĂ©pitĂ©, une poignĂ©e de jour plus tard. Ce matin avant l’arrivĂ©e, il rĂ©vĂ©lait avoir Ă©tĂ© pĂ©nalisĂ© de 45 minutes pour avoir dĂ©-plombĂ© son moteur. « Cette histoire de moteur a pourri ma Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Elle a un goĂ»t de gasoil, pas de Rhum. »


Il parle de la fin de sa course comme « d’un match contre l’Italie ». AprĂšs avoir luttĂ© contre son moteur Lombardini, la menace vient en effet d’Ambrogio Beccaria (Allagrande Pirelli), impressionnant vainqueur de la Mini-Transat 2019 et sacrĂ© rĂ©gatier. Jamais plus de 10 milles les sĂ©parent dans les alizĂ©s. Le tour de la Guadeloupe fait descendre l’écart Ă  seulement 2 milles et la course pour le podium est Ă©pique comme jamais dans les dĂ©vents de l’üle papillon. Corentin Douguet a donc franchi la ligne Ă  la 3e place et sa capacitĂ© Ă  ne rien lĂącher malgrĂ© les circonstances est une victoire en soi, si frustrante soit-elle.

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