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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

Pink Poppy Flowers

© Alexis Courcoux


Ce vendredi 25 novembre, Ă  22heures 35minutes 25secondes locale (le samedi 26 novembre Ă  02h35mn25sec, heure de Paris), Emmanuel Le Roch sur Edenred a franchi en douziĂšme position la ligne d’arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 16 jours 13 heures 20 minutes 25 secondes. Le skipper d’Edenred a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 8.91 nƓuds sur l’orthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4 144.01 milles Ă  la vitesse moyenne de 10.43 nƓuds. Il est arrivĂ© Ă  Pointe-Ă -Pitre 2 jours 10 heures 11 minutes 45 secondes aprĂšs le vainqueur en Class40, Yoann Richomme.


La réaction d'Emmanuel à son arrivée :

« Couper cette ligne d’arrivĂ©e, cela fait vraiment chaud au cƓur ! Cela fait quatre ans que j’attends ça. Il y a quatre ans, j’étais arrivĂ© en avion (en raison d’un arrĂȘt Ă  MĂ©dĂšre, ndlr) Le ty punch Ă©tait bon, mais beaucoup moins que quand on arrive par la mer. C’était une Route du Rhum assez engagĂ©e. Il y a eu deux parties, avec un dĂ©but au prĂšs assez dur, mais mais le portant a Ă©tĂ© compliquĂ© aussi, parce que fort. Les bateaux sont trĂšs exigeants. J’ai fait un petit stop au milieu aux Açores. Au dĂ©part mon objectif Ă©tait de terminer dans les dix, j’ai un peu Ă©chouĂ©. Mais je suis vraiment content d’ĂȘtre lĂ , et je me suis battu comme un chien pour garder la douziĂšme place, avec Ian (Lipinski) juste derriĂšre. C’était vraiment une belle bagarre et je suis vraiment ravi de cette douziĂšme place aussi. Elle a beaucoup de saveur. Le chemin Ă©tait assez compliquĂ© pour arriver lĂ . Je pense que tout le monde a eu des avaries, plus ou moins importantes. Je discutais avec Ian qui a son voile de quille en vrac, moi c’était des problĂšmes de voile d’avant. Chacun avait ce qu’il avait, c’est ce qui rend encore plus belle la course. Avant les Açores, franchement, il n’y a pas eu de plaisir. Au prĂšs, le scow, c’est vraiment l’enfer. J’avais l’impression que le bateau allait se casser en miettes sous mes pieds. Je dormais en gardant ma TPS (combinaison de survie) Ă  cĂŽtĂ©. C’est pour dire que je n’étais pas serein, et pourtant je ne suis pas quelqu’un de stressĂ©. Vraiment, c’était chaud, le bateau faisait des bonds, et je pensais qu’il allait se dĂ©truire sous mes pieds Ă  chaque fois. Quand j’ai cassĂ©, j’étais un peu vert, parce que j’avais fait un dĂ©but de course prudent, peut-ĂȘtre un peu trop. Je revenais et je commençais Ă  ĂȘtre bien
 Quand, j’ai fait mon arrĂȘt et que les rĂ©parations Ă©taient faites, je suis reparti au portant. Un portant chaud, mais top. LĂ , je me suis Ă©clatĂ©. On a dĂ©valĂ© la piste comme des cinglĂ©s. C’était vraiment une super deuxiĂšme partie de course, avec du match en plus, du monde Ă  rattraper, du jeu tout le temps. C’est ça qui est cool en Class40, c’est qu’il y a du monde partout. À n’importe quelle place du classement, il y a du monde pour batailler autour. On se voit, on se parle Ă  la VHF, il y a une super ambiance. Et puis, il y a l’arrivĂ©e avec le tour de l’üle. D’ailleurs, je me demande qui a inventĂ© ça, franchement le tour, c’est une grosse galĂšre. Ian est revenu sur moi alors que j’avais 10 milles d’avance avant Bouillante. J’étais Ă  2 nƓuds, il Ă©tait Ă  9. Il ne s’est quasiment pas arrĂȘtĂ©, j’étais comme un fou. Heureusement, il s’est rĂ©-arrĂȘtĂ©. Il fallait que je sorte avec de l’avance, d’autant que je savais qu’il Ă©tait bien motivĂ© le garçon ! C’est vrai que l’arrivĂ©e aprĂšs le tour de l’üle, avec cet accueil et cette ambiance, c'est vraiment sympa ! »

  • 26 nov. 2022
  • 3 min de lecture

© Alexis Courcoux


Ce vendredi 25 novembre, Ă  22heures 35minutes 25secondes locale (le samedi 26 novembre Ă  02h35mn25sec, heure de Paris), Emmanuel Le Roch sur Edenred a franchi en douziĂšme position la ligne d’arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 16 jours 13 heures 20 minutes 25 secondes. Le skipper d’Edenred a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 8.91 nƓuds sur l’orthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4 144.01 milles Ă  la vitesse moyenne de 10.43 nƓuds. Il est arrivĂ© Ă  Pointe-Ă -Pitre 2 jours 10 heures 11 minutes 45 secondes aprĂšs le vainqueur en Class40, Yoann Richomme.


La réaction d'Emmanuel à son arrivée :

« Couper cette ligne d’arrivĂ©e, cela fait vraiment chaud au cƓur ! Cela fait quatre ans que j’attends ça. Il y a quatre ans, j’étais arrivĂ© en avion (en raison d’un arrĂȘt Ă  MĂ©dĂšre, ndlr) Le ty punch Ă©tait bon, mais beaucoup moins que quand on arrive par la mer. C’était une Route du Rhum assez engagĂ©e. Il y a eu deux parties, avec un dĂ©but au prĂšs assez dur, mais mais le portant a Ă©tĂ© compliquĂ© aussi, parce que fort. Les bateaux sont trĂšs exigeants. J’ai fait un petit stop au milieu aux Açores. Au dĂ©part mon objectif Ă©tait de terminer dans les dix, j’ai un peu Ă©chouĂ©. Mais je suis vraiment content d’ĂȘtre lĂ , et je me suis battu comme un chien pour garder la douziĂšme place, avec Ian (Lipinski) juste derriĂšre. C’était vraiment une belle bagarre et je suis vraiment ravi de cette douziĂšme place aussi. Elle a beaucoup de saveur. Le chemin Ă©tait assez compliquĂ© pour arriver lĂ . Je pense que tout le monde a eu des avaries, plus ou moins importantes. Je discutais avec Ian qui a son voile de quille en vrac, moi c’était des problĂšmes de voile d’avant. Chacun avait ce qu’il avait, c’est ce qui rend encore plus belle la course. Avant les Açores, franchement, il n’y a pas eu de plaisir. Au prĂšs, le scow, c’est vraiment l’enfer. J’avais l’impression que le bateau allait se casser en miettes sous mes pieds. Je dormais en gardant ma TPS (combinaison de survie) Ă  cĂŽtĂ©. C’est pour dire que je n’étais pas serein, et pourtant je ne suis pas quelqu’un de stressĂ©. Vraiment, c’était chaud, le bateau faisait des bonds, et je pensais qu’il allait se dĂ©truire sous mes pieds Ă  chaque fois. Quand j’ai cassĂ©, j’étais un peu vert, parce que j’avais fait un dĂ©but de course prudent, peut-ĂȘtre un peu trop. Je revenais et je commençais Ă  ĂȘtre bien
 Quand, j’ai fait mon arrĂȘt et que les rĂ©parations Ă©taient faites, je suis reparti au portant. Un portant chaud, mais top. LĂ , je me suis Ă©clatĂ©. On a dĂ©valĂ© la piste comme des cinglĂ©s. C’était vraiment une super deuxiĂšme partie de course, avec du match en plus, du monde Ă  rattraper, du jeu tout le temps. C’est ça qui est cool en Class40, c’est qu’il y a du monde partout. À n’importe quelle place du classement, il y a du monde pour batailler autour. On se voit, on se parle Ă  la VHF, il y a une super ambiance. Et puis, il y a l’arrivĂ©e avec le tour de l’üle. D’ailleurs, je me demande qui a inventĂ© ça, franchement le tour, c’est une grosse galĂšre. Ian est revenu sur moi alors que j’avais 10 milles d’avance avant Bouillante. J’étais Ă  2 nƓuds, il Ă©tait Ă  9. Il ne s’est quasiment pas arrĂȘtĂ©, j’étais comme un fou. Heureusement, il s’est rĂ©-arrĂȘtĂ©. Il fallait que je sorte avec de l’avance, d’autant que je savais qu’il Ă©tait bien motivĂ© le garçon ! C’est vrai que l’arrivĂ©e aprĂšs le tour de l’üle, avec cet accueil et cette ambiance, c'est vraiment sympa ! »

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