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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

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Ian Lipinski à son arrivée à Pointe-à-Pitre / © Alexis Courcoux RDR 2022


Ce vendredi 25 novembre, Ă  23 heures 23 minutes 46 secondes locale (le samedi 26 novembre 04h 25mn 46sec, heure de Paris), Ian Lipinski sur CrĂ©dit Mutuel a franchi en 13Ăš position la ligne d’arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 16 jours 14 heures 8 minutes 46 secondes. Le skipper de CrĂ©dit Mutuel a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 8.90 nƓuds sur l’orthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4 222.30 milles Ă  la vitesse moyenne de 10.60 nƓuds. Il est arrivĂ© Ă  Pointe-Ă -Pitre 2 jours 11 heures 06 secondes aprĂšs le vainqueur en Class40, Yoann Richomme.


La réaction de Ian à son arrivée

« Cette Route du Rhum n’a pas Ă©tĂ© celle que j’espĂ©rais. Clairement, mais il a fallu quand mĂȘme la faire, et la finir. Pendant trois jours, j’ai rĂ©ussi Ă  faire la course et aprĂšs je n’étais plus dedans. J’ai eu d’abord un problĂšme technique qui m’a contraint Ă  faire une route qui m’a sorti du jeu. C’était une premiĂšre chose ; et dĂšs que je l’ai digĂ©rĂ©e et au moment oĂč ça allait ĂȘtre rigolo, oĂč j’allais enfin avoir les conditions parfaites pour mon bateau, j’ai tapĂ© un truc aux Açores. La quille Ă©tait en chou-fleur et j’ai fait huit jours, pas au ralenti parce que ça allait vite quand mĂȘme, mais ça allait beaucoup moins vite que cela aurait dĂ». On Ă©tait dans les alizĂ©s aprĂšs une premiĂšre semaine trĂšs dure, c’était sympa ; il y a avait du soleil, du portant, sous spi. Et en mĂȘme temps, c’était vraiment frustrant, parce que mon bateau n’était pas Ă  100% de son potentiel, loin de lĂ . Je voyais tous les autres bateaux me dĂ©passer. C’était trĂšs frustrant, dans des conditions trĂšs sympas. C’était trĂšs paradoxal. J’ai eu des soucis, certains en ont eu des bien pires qui ne leur ont pas permis d’arriver. J’ai cette chance lĂ  de ne pas avoir Ă©tĂ© contraint d’abandonner. C’était long, mais je suis arrivĂ©, et c’est dĂ©jĂ  ça ! Je retiens que je suis passĂ© Ă  cĂŽtĂ© de ma course. Au dĂ©but, je disais que ce qui me dĂ©cevrait, c’est de ne pas rĂ©ussir Ă  batailler devant. ForcĂ©ment, je suis déçu ! Mais il faut espĂ©rer qu’il y en aura des meilleures. Je sais que je vais en faire d’autres. Je vais tout faire pour que cela ne se reproduise pas, mĂȘme si taper et abĂźmer la quille, je n’y suis pour rien. Mon problĂšme de quille n’a pas gĂ©nĂ©rĂ© de stress, mais beaucoup de frustration. Je voyais bien que dans les conditions qu’on a rencontrĂ©es sur la deuxiĂšme partie, je devais dĂ©passer les 20 nƓuds Ă  chaque vague, faire jusqu’à 23 nƓuds, mais lĂ  je n’arrivais jamais Ă  dĂ©passer les 17. Et cela faisait un bruit effroyable Ă  l’intĂ©rieur, c’était comme si j’avais un seau d’eau accrochĂ© Ă  la quille. Ce qui est dur, c’est de changer de mental. Tu es dans la course et il arrive quelque chose qui fait que ta course change complĂštement de physionomie ; et il faut arriver Ă  digĂ©rer le truc pour partir dans autre chose. Ce qui a Ă©tĂ© dur, c’est que j’ai eu deux gros coups. AprĂšs avoir digĂ©rĂ© le premier, je savais que je n’étais pas lĂ  oĂč je voulais, mais ça repartait aprĂšs deux jours en galĂšre. J’avais rĂ©ussi Ă  remettre le bateau en bon ordre de marche en montant quatre fois dans le mĂąt, en faisant tout au mieux pour repartir vite. Et quand ça repart, bam, re-coup du sort. Et lĂ , pareil il faut se remobiliser aprĂšs une phase oĂč le psychologique prend un coup. Tu digĂšres, ça va un peu mieux et tu essayes de profiter. Jusqu’à ce que des copains autour te doublent Ă  nouveau. Dur ! AprĂšs tout ça, ça fait plaisir d’arriver. »

  • 26 nov. 2022
  • 3 min de lecture

Ian Lipinski à son arrivée à Pointe-à-Pitre / © Alexis Courcoux RDR 2022


Ce vendredi 25 novembre, Ă  23 heures 23 minutes 46 secondes locale (le samedi 26 novembre 04h 25mn 46sec, heure de Paris), Ian Lipinski sur CrĂ©dit Mutuel a franchi en 13Ăš position la ligne d’arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 16 jours 14 heures 8 minutes 46 secondes. Le skipper de CrĂ©dit Mutuel a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 8.90 nƓuds sur l’orthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4 222.30 milles Ă  la vitesse moyenne de 10.60 nƓuds. Il est arrivĂ© Ă  Pointe-Ă -Pitre 2 jours 11 heures 06 secondes aprĂšs le vainqueur en Class40, Yoann Richomme.


La réaction de Ian à son arrivée

« Cette Route du Rhum n’a pas Ă©tĂ© celle que j’espĂ©rais. Clairement, mais il a fallu quand mĂȘme la faire, et la finir. Pendant trois jours, j’ai rĂ©ussi Ă  faire la course et aprĂšs je n’étais plus dedans. J’ai eu d’abord un problĂšme technique qui m’a contraint Ă  faire une route qui m’a sorti du jeu. C’était une premiĂšre chose ; et dĂšs que je l’ai digĂ©rĂ©e et au moment oĂč ça allait ĂȘtre rigolo, oĂč j’allais enfin avoir les conditions parfaites pour mon bateau, j’ai tapĂ© un truc aux Açores. La quille Ă©tait en chou-fleur et j’ai fait huit jours, pas au ralenti parce que ça allait vite quand mĂȘme, mais ça allait beaucoup moins vite que cela aurait dĂ». On Ă©tait dans les alizĂ©s aprĂšs une premiĂšre semaine trĂšs dure, c’était sympa ; il y a avait du soleil, du portant, sous spi. Et en mĂȘme temps, c’était vraiment frustrant, parce que mon bateau n’était pas Ă  100% de son potentiel, loin de lĂ . Je voyais tous les autres bateaux me dĂ©passer. C’était trĂšs frustrant, dans des conditions trĂšs sympas. C’était trĂšs paradoxal. J’ai eu des soucis, certains en ont eu des bien pires qui ne leur ont pas permis d’arriver. J’ai cette chance lĂ  de ne pas avoir Ă©tĂ© contraint d’abandonner. C’était long, mais je suis arrivĂ©, et c’est dĂ©jĂ  ça ! Je retiens que je suis passĂ© Ă  cĂŽtĂ© de ma course. Au dĂ©but, je disais que ce qui me dĂ©cevrait, c’est de ne pas rĂ©ussir Ă  batailler devant. ForcĂ©ment, je suis déçu ! Mais il faut espĂ©rer qu’il y en aura des meilleures. Je sais que je vais en faire d’autres. Je vais tout faire pour que cela ne se reproduise pas, mĂȘme si taper et abĂźmer la quille, je n’y suis pour rien. Mon problĂšme de quille n’a pas gĂ©nĂ©rĂ© de stress, mais beaucoup de frustration. Je voyais bien que dans les conditions qu’on a rencontrĂ©es sur la deuxiĂšme partie, je devais dĂ©passer les 20 nƓuds Ă  chaque vague, faire jusqu’à 23 nƓuds, mais lĂ  je n’arrivais jamais Ă  dĂ©passer les 17. Et cela faisait un bruit effroyable Ă  l’intĂ©rieur, c’était comme si j’avais un seau d’eau accrochĂ© Ă  la quille. Ce qui est dur, c’est de changer de mental. Tu es dans la course et il arrive quelque chose qui fait que ta course change complĂštement de physionomie ; et il faut arriver Ă  digĂ©rer le truc pour partir dans autre chose. Ce qui a Ă©tĂ© dur, c’est que j’ai eu deux gros coups. AprĂšs avoir digĂ©rĂ© le premier, je savais que je n’étais pas lĂ  oĂč je voulais, mais ça repartait aprĂšs deux jours en galĂšre. J’avais rĂ©ussi Ă  remettre le bateau en bon ordre de marche en montant quatre fois dans le mĂąt, en faisant tout au mieux pour repartir vite. Et quand ça repart, bam, re-coup du sort. Et lĂ , pareil il faut se remobiliser aprĂšs une phase oĂč le psychologique prend un coup. Tu digĂšres, ça va un peu mieux et tu essayes de profiter. Jusqu’à ce que des copains autour te doublent Ă  nouveau. Dur ! AprĂšs tout ça, ça fait plaisir d’arriver. »

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