- 22 nov. 2022
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© Arnaud Pilpré
Isabelle Joschke (MACSF) a franchi la ligne dâarrivĂ©e de la douziĂšme Ă©dition de La Route du Rhum â Destination Guadeloupe ce mardi Ă 11h41 05â heure locale (16h41 05â heure de Paris). Elle termine 9e en IMOCA avec un temps de course de 13 jours, 02 heures, 26 minutes et 54 secondes. La navigatrice franco-allemande a effectuĂ© les 3.542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă la vitesse de 11,26 nĆuds sur lâorthodromie (la route directe). Elle a en rĂ©alitĂ© parcouru 3.940,78 milles Ă la vitesse moyenne de 12,53 nĆuds. Elle est arrivĂ© Ă Pointe-Ă -Pitre 1 jour 08 heures 50 minutes et 29 secondes aprĂšs le vainqueur de la Classe, Thomas Ruyant (LinkedOut).
« Cette 9e place a un super parfum ! Je me suis battue, je me suis donnĂ©e Ă fond du dĂ©but Ă la fin de cette course. Je me suis rĂ©galĂ©e. Je ne pensais pas que jâallais tenir dans le top 10 jusquâĂ lâarrivĂ©e. Jâai rĂ©ussi Ă chaque fois Ă retrouver des ressources, de lâĂ©nergie. Et puis la rĂ©ussite qui faisait que jâai tenu cette place jusquâau bout. Je suis trĂšs fiĂšre et trĂšs contente. Jâavais dit avant de partir que lâidĂ©al serait un top 15 sans trop y croise. Câest juste gĂ©nial. Ăa sâest fait donc pour moi, ça a vraiment un parfum de rĂ©ussite. Ăa fait du bien que le cours des choses parce quâil y a quatre ans, jâĂ©tais venue ici en avion. Câest la classe dâavoir trois filles dans le top 10. Je ne suis pas Ă©tonnĂ©e mais je trouve ça gĂ©nial. Je nâai pas eu forcĂ©ment lâimpression de me battre avec elle, mais jâai trouvĂ© hyper sympa, quand jâai fait mon premier bord au nord des Açores, de voir que Justine prenait la mĂȘme option. Et ensuite, quand jâai vu Pip faire une option similaire encore plus dans lâouest, jâai trouvĂ© ça osĂ©. Et ça a super bien marchĂ©. Je suis contente pour elle. Jâai mĂȘme cru quâelle allait me doubler Ă un moment donnĂ©. Je suis super contente du travail de prĂ©paration qui a Ă©tĂ© fait. Depuis le temps quâon le prĂ©pare, avoir une course qui se passe bien câest top mĂȘme sâil y a de petites bricoles. Du dĂ©but Ă la fin il y a de la rĂ©ussite. Jâen avais besoin et toute mon Ă©quipe aussi. Je me suis un peu Ă©tonnĂ©e. A plein de moments je me disais que ça faisait des nuits que je ne dormais pas, quâil fallait que ça change. Et Ă chaque fois il y avait une dose de quelque chose parce que les conditions changeaient. Les trois derniĂšres nuit ont Ă©tĂ© infernales, les journĂ©es aussi et je ne sais pas oĂč jâai Ă©tĂ© puiser ça mais je suis vraiment contente parce quâĂ la fin, jâen ai bavĂ© mais je lâai fait et jâai trouvĂ© lâĂ©nergie ».
