- 27 nov. 2022
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Jean-Baptiste Daramy (Chocolats Paries - Screb) / © Vincent Olivaud RDR 2022
Ce dimanche 27 novembre, Ă 03h16mn30sec locale (le dimanche 27 novembre Ă 08h16mn30sec, heure de Paris), Jean-Baptiste Daramy sur Chocolats Paries - Screb a franchi en 22Ăš position la ligne dâarrivĂ©e Ă Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum â Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 17 jours 18 heures 01 minute 30 secondes. Le skipper de Chocolats Paries - Screb a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă la vitesse de 8,31 nĆuds sur lâorthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4137,28 milles Ă la vitesse moyenne de 9,71 nĆuds. Il est arrivĂ© Ă Pointe-Ă -Pitre 3 jours 14 heures 52 minutes 50 secondes aprĂšs le vainqueur en Class40, Yoann Richomme.
La réaction de Jean-Baptiste à son arrivée :
« Je suis content dâarriver. Mais vu que je lâai jouĂ© en deux Ă©tapes cette transat, je ne lâai pas trouvĂ©e aussi longue quâil y a quatre ans, quand jâavais fait 20 jours de mer non stop. LĂ , en fin de compte, jâai fait sept et dix jours, avec un arrĂȘt aux Açores nâa pas durĂ© trop longtemps, mĂȘme si jâai pu poser le pied Ă terre, et prendre deux repas. Il fallait surtout que je remette le bateau en route parce que je ne pouvais pas continuer sans rĂ©parer tout ce qui avait cassĂ© la premiĂšre semaine. Entre les deux Ă©ditions, il nây pas de notion de « plus dur », ou pas. En 2018, on avait eu aussi des conditions difficiles sur la premiĂšre semaine. LĂ , câĂ©tait pareil. Mais il y a des Ă©lĂ©ments du bateau, des pĂ©riphĂ©riques, ou mĂȘme des voiles qui se sont dĂ©chirĂ©es. Pourtant, je mâĂ©tais bien appliquĂ© dans la prĂ©paration, mais lĂ jâai vraiment bien poussĂ© le bateau, et cela fait partie du jeu. JâĂ©tais content dâĂȘtre dans le bon paquet la premiĂšre semaine. Câest un peu frustrant de finir 22e, mais câĂ©tait indispensable de faire lâescale. Je suis reparti des Açores avec six heures de dĂ©calage par rapport au petit groupe qui sâĂ©tait aussi arrĂȘtĂ©. Et il a fallu que je reprenne confiance dans le matĂ©riel quâon avait rĂ©parĂ©, le gennaker ; pareil pour la grand-voile que je surveillais beaucoup. Jâai eu besoin de temps pour me remettre dans le rythme et ceux qui sont partis avant moi ont eu plus de pression.
Au niveau sportif, je suis un brin déçu, mais pour tout le reste, je suis super heureux. La transat a Ă©tĂ© gĂ©niale, la premiĂšre semaine a Ă©tĂ© dure, mais on vient aussi pour ça. Ma femme et un copain sont venus pour faire une opĂ©ration commando Ă lâescale technique⊠Rien que ça, câĂ©tait gĂ©nial Ă vivre. Et on a rencontrĂ© dâautres personnes sur les pontons qui nous ont aidĂ©s. Cela fait des belles rencontres ; et la suite, câĂ©tait une belle glissade. LĂ , je ne mets mĂȘme pas 18 jours, alors que jâai eu 24 heures dâescale. Je suis donc allĂ© beaucoup plus vite quâil y a quatre ans. Mais cela fait deux fois que je pars sur une Route du Rhum avec un bateau qui ne peut pas gagner. Faudrait peut-ĂȘtre quâun jour je participe avec un bateau qui peut gagner⊠Mais on verra ça plus tard, quand je serai grand ! Je suis toujours bien en mer. Je sais pourquoi je partais, jâadore ça : surmonter les galĂšres quand il y en a, prendre du plaisir quand ça glisse fort sous spi, placer ton bateau au mieux par rapport aux petits camarades du jeu.
Ă part au niveau comptable du rĂ©sultat, il y a eu autant de plaisir quâil y a quatre ans, peut-ĂȘtre mĂȘme plus parce quâon a encore vĂ©cu une super expĂ©rience cette annĂ©e. Jamais deux sans trois ? Je ne sais pas. Cela reste des gros projets Ă mettre en place. Sâil y a une troisiĂšme Route du Rhum, cela ne sera peut-ĂȘtre pas en Class40, ce sera soit un plus gros bateau, soit sur un de la catĂ©gorie Rhum, mais ce sera en monocoque parce que le multicoque, cela me fait vraiment peur. »
