- 26 nov. 2022
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Kito de Pavant
Ce vendredi 25 novembre, Ă 19h45mn45sec locale (00h47mn45sec, heure de Paris), Kito de Pavant sur HBF-REFOREST'ACTION a franchi en onziĂšme position la ligne dâarrivĂ©e Ă Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum â Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 16 jours 10 heures 30 minutes 45 secondes. Le skipper de HBF-REFOREST'ACTION a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă la vitesse de 8.98 nĆuds sur lâorthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4 002.81 milles Ă la vitesse moyenne de 10.15 nĆuds. Il est arrivĂ© Ă Pointe-Ă -Pitre 2 jours 7 heures 22 minutes 5 secondes aprĂšs le vainqueur en Class40, Yoann Richomme.
Sa réaction au ponton, ce vendredi soir à Pointe-à -Pitre :
« Ce verre de Rhum Ă lâarrivĂ©e, il se mĂ©rite, il se mĂ©rite vraiment ! Câest trop bon quand ça sâarrĂȘte. CâĂ©tait une transatlantique difficile, du dĂ©but jusquâĂ la fin, il nây a pas eu de rĂ©pit. On a eu du vent tout le temps, au moins 20 nĆuds en permanence et on a tirĂ© sur la couenne des bonhomme set des bateaux. Ce nâest pas au vieux singe quâon apprend Ă faire la grimace mais jâai trouvĂ© quâil y avait plein de difficultĂ©s, tout le temps. Et le tour de la Guadeloupe, câest un sacrĂ© cadeau ! On sâest bien donnĂ© avec Axel (TrĂ©hin, Project Rescue Ocean).
Lâobjectif que je mâĂ©tais fixĂ©, câĂ©tait de rentrer dans les dix premiers. Ăa paraissait trĂšs ambitieux, vu lâarmada des scows qui Ă©tait au dĂ©part. On voit quâon ne joue pas dans la mĂȘme catĂ©gorie : il y a eu des conditions trĂšs favorables Ă ces nouveaux bateaux avec du vent fort et du prĂšs. Et puis il y a eu de la mer croisĂ©e qui a usĂ© les bateaux et la tĂȘte des skippers. Il fallait tenir le coup et ce nâĂ©tait pas agrĂ©able, surtout en premiĂšre semaine. Tous les routages me faisaient affronter le front supplĂ©mentaire, toujours plus Ă lâouest. Jâavoue que dĂšs quâil y a eu une petite tangente vers le sud, je lâai pris. Jâai eu pas mal de soucis, notamment des problĂšmes de grĂ©ement dans le plus fort des fronts.
Je termine 11e, certes, mais ça veut dire quâil y a 44 skippers derriĂšre, câest pas mal ! Jâavais fait un podium en 2014, il nây en avait que 40 marins derriĂšre. Quelque part je progresse ! Il faudra peut-ĂȘtre changer le bonhomme, peut-ĂȘtre changĂ© le bateau, peut-ĂȘtre changer les deux (rires). Ăa a Ă©tĂ© tellement dur : je nâai passĂ© que deux journĂ©es sans le cirĂ©. Le reste du temps, jâĂ©tais trempĂ©, il y avait de lâeau partout. Ce nâest pas une habitude que jâai dans les transatlantiques ! Cette saison, je me suis rĂ©galĂ©, jâai fait des courses passionnantes, dans des lieux et avec des personnages diffĂ©rents, notamment en MĂ©diterranĂ©e.
Je tiens dâailleurs Ă fĂ©liciter Ambrogio (Beccaria, Allagrande Pirelli). Il a fait une course formidable avec un nouveau bateau, un nouveau plan, un nouveau chantier. Ce quâil a rĂ©ussi, câest trĂšs fort, dâautant quâil nâavait aucun repĂšre et je suis trĂšs fier de ce jeune Italien qui promet. Bravo Ă©videmment Ă Yoann Richomme qui a Ă©tĂ© impĂ©rial. Il parait que Richomme rime avec Rhum ! Et bravo Ă tous ceux qui sont derriĂšre parce que quâon sait que plus on passe du temps en mer, plus câest difficile. »
