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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

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Kito de Pavant


Ce vendredi 25 novembre, Ă  19h45mn45sec locale (00h47mn45sec, heure de Paris), Kito de Pavant sur HBF-REFOREST'ACTION a franchi en onziĂšme position la ligne d’arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 16 jours 10 heures 30 minutes 45 secondes. Le skipper de HBF-REFOREST'ACTION a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 8.98 nƓuds sur l’orthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4 002.81 milles Ă  la vitesse moyenne de 10.15 nƓuds. Il est arrivĂ© Ă  Pointe-Ă -Pitre 2 jours 7 heures 22 minutes 5 secondes aprĂšs le vainqueur en Class40, Yoann Richomme.


Sa réaction au ponton, ce vendredi soir à Pointe-à-Pitre :


« Ce verre de Rhum Ă  l’arrivĂ©e, il se mĂ©rite, il se mĂ©rite vraiment ! C’est trop bon quand ça s’arrĂȘte. C’était une transatlantique difficile, du dĂ©but jusqu’à la fin, il n’y a pas eu de rĂ©pit. On a eu du vent tout le temps, au moins 20 nƓuds en permanence et on a tirĂ© sur la couenne des bonhomme set des bateaux. Ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend Ă  faire la grimace mais j’ai trouvĂ© qu’il y avait plein de difficultĂ©s, tout le temps. Et le tour de la Guadeloupe, c’est un sacrĂ© cadeau ! On s’est bien donnĂ© avec Axel (TrĂ©hin, Project Rescue Ocean).


L’objectif que je m’étais fixĂ©, c’était de rentrer dans les dix premiers. Ça paraissait trĂšs ambitieux, vu l’armada des scows qui Ă©tait au dĂ©part. On voit qu’on ne joue pas dans la mĂȘme catĂ©gorie : il y a eu des conditions trĂšs favorables Ă  ces nouveaux bateaux avec du vent fort et du prĂšs. Et puis il y a eu de la mer croisĂ©e qui a usĂ© les bateaux et la tĂȘte des skippers. Il fallait tenir le coup et ce n’était pas agrĂ©able, surtout en premiĂšre semaine. Tous les routages me faisaient affronter le front supplĂ©mentaire, toujours plus Ă  l’ouest. J’avoue que dĂšs qu’il y a eu une petite tangente vers le sud, je l’ai pris. J’ai eu pas mal de soucis, notamment des problĂšmes de grĂ©ement dans le plus fort des fronts.


Je termine 11e, certes, mais ça veut dire qu’il y a 44 skippers derriĂšre, c’est pas mal ! J’avais fait un podium en 2014, il n’y en avait que 40 marins derriĂšre. Quelque part je progresse ! Il faudra peut-ĂȘtre changer le bonhomme, peut-ĂȘtre changĂ© le bateau, peut-ĂȘtre changer les deux (rires). Ça a Ă©tĂ© tellement dur : je n’ai passĂ© que deux journĂ©es sans le cirĂ©. Le reste du temps, j’étais trempĂ©, il y avait de l’eau partout. Ce n’est pas une habitude que j’ai dans les transatlantiques ! Cette saison, je me suis rĂ©galĂ©, j’ai fait des courses passionnantes, dans des lieux et avec des personnages diffĂ©rents, notamment en MĂ©diterranĂ©e.


Je tiens d’ailleurs Ă  fĂ©liciter Ambrogio (Beccaria, Allagrande Pirelli). Il a fait une course formidable avec un nouveau bateau, un nouveau plan, un nouveau chantier. Ce qu’il a rĂ©ussi, c’est trĂšs fort, d’autant qu’il n’avait aucun repĂšre et je suis trĂšs fier de ce jeune Italien qui promet. Bravo Ă©videmment Ă  Yoann Richomme qui a Ă©tĂ© impĂ©rial. Il parait que Richomme rime avec Rhum ! Et bravo Ă  tous ceux qui sont derriĂšre parce que qu’on sait que plus on passe du temps en mer, plus c’est difficile. »

  • 26 nov. 2022
  • 3 min de lecture

Kito de Pavant


Ce vendredi 25 novembre, Ă  19h45mn45sec locale (00h47mn45sec, heure de Paris), Kito de Pavant sur HBF-REFOREST'ACTION a franchi en onziĂšme position la ligne d’arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 16 jours 10 heures 30 minutes 45 secondes. Le skipper de HBF-REFOREST'ACTION a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 8.98 nƓuds sur l’orthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4 002.81 milles Ă  la vitesse moyenne de 10.15 nƓuds. Il est arrivĂ© Ă  Pointe-Ă -Pitre 2 jours 7 heures 22 minutes 5 secondes aprĂšs le vainqueur en Class40, Yoann Richomme.


Sa réaction au ponton, ce vendredi soir à Pointe-à-Pitre :


« Ce verre de Rhum Ă  l’arrivĂ©e, il se mĂ©rite, il se mĂ©rite vraiment ! C’est trop bon quand ça s’arrĂȘte. C’était une transatlantique difficile, du dĂ©but jusqu’à la fin, il n’y a pas eu de rĂ©pit. On a eu du vent tout le temps, au moins 20 nƓuds en permanence et on a tirĂ© sur la couenne des bonhomme set des bateaux. Ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend Ă  faire la grimace mais j’ai trouvĂ© qu’il y avait plein de difficultĂ©s, tout le temps. Et le tour de la Guadeloupe, c’est un sacrĂ© cadeau ! On s’est bien donnĂ© avec Axel (TrĂ©hin, Project Rescue Ocean).


L’objectif que je m’étais fixĂ©, c’était de rentrer dans les dix premiers. Ça paraissait trĂšs ambitieux, vu l’armada des scows qui Ă©tait au dĂ©part. On voit qu’on ne joue pas dans la mĂȘme catĂ©gorie : il y a eu des conditions trĂšs favorables Ă  ces nouveaux bateaux avec du vent fort et du prĂšs. Et puis il y a eu de la mer croisĂ©e qui a usĂ© les bateaux et la tĂȘte des skippers. Il fallait tenir le coup et ce n’était pas agrĂ©able, surtout en premiĂšre semaine. Tous les routages me faisaient affronter le front supplĂ©mentaire, toujours plus Ă  l’ouest. J’avoue que dĂšs qu’il y a eu une petite tangente vers le sud, je l’ai pris. J’ai eu pas mal de soucis, notamment des problĂšmes de grĂ©ement dans le plus fort des fronts.


Je termine 11e, certes, mais ça veut dire qu’il y a 44 skippers derriĂšre, c’est pas mal ! J’avais fait un podium en 2014, il n’y en avait que 40 marins derriĂšre. Quelque part je progresse ! Il faudra peut-ĂȘtre changer le bonhomme, peut-ĂȘtre changĂ© le bateau, peut-ĂȘtre changer les deux (rires). Ça a Ă©tĂ© tellement dur : je n’ai passĂ© que deux journĂ©es sans le cirĂ©. Le reste du temps, j’étais trempĂ©, il y avait de l’eau partout. Ce n’est pas une habitude que j’ai dans les transatlantiques ! Cette saison, je me suis rĂ©galĂ©, j’ai fait des courses passionnantes, dans des lieux et avec des personnages diffĂ©rents, notamment en MĂ©diterranĂ©e.


Je tiens d’ailleurs Ă  fĂ©liciter Ambrogio (Beccaria, Allagrande Pirelli). Il a fait une course formidable avec un nouveau bateau, un nouveau plan, un nouveau chantier. Ce qu’il a rĂ©ussi, c’est trĂšs fort, d’autant qu’il n’avait aucun repĂšre et je suis trĂšs fier de ce jeune Italien qui promet. Bravo Ă©videmment Ă  Yoann Richomme qui a Ă©tĂ© impĂ©rial. Il parait que Richomme rime avec Rhum ! Et bravo Ă  tous ceux qui sont derriĂšre parce que qu’on sait que plus on passe du temps en mer, plus c’est difficile. »

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