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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

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Marc Lepesqueux (Curium Life Forward) / © Alexis Coyrcoux RDR 2022


Ce samedi 26 novembre, Ă  15h49mn50sec locale (le samedi 26 novembre Ă  21h58mn23sec, heure de Paris), Marc Lepesqueux sur Curium Life Forward a franchi en 20Ăš position la ligne d’arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 17 jours 07 heures 43 minutes 23 secondes. Le skipper de Curium Life Forward a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 8,52 nƓuds sur l’orthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4242,09 milles Ă  la vitesse moyenne de 10,20 nƓuds. Il est arrivĂ© Ă  Pointe-Ă -Pitre 3 jours 4 heures 34 minutes 43 secondes aprĂšs le vainqueur en Class40, Yoann Richomme.


La rĂ©action de Marc Ă  son arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre : « C’est un peu sadique de nous faire faire passer Ă  l’Ouest, sous le vent de l’üle pour arriver jusqu’ici. C’est un peu l’enfer quand mĂȘme et cela fait du bien d’arriver ! J’ai eu pas mal de problĂšmes - structurels, aĂ©riens - qui m’ont contraint Ă  prendre l’option Sud. C’était un peu frustrant parce que je savais que ça ne marcherait pas ! J’ai mĂȘme pensĂ© abandonner et aller Ă  MadĂšre. Mais cela reste la Route du Rhum, et je n’aime pas trop abandonner. Je suis allĂ© au bout, mais j’ai passĂ© la course la tĂȘte en l’air pour voir la girouette. J’essayais de voir l’orientation du vent et je dormais par tranche de deux-trois minutes avec ma tĂ©lĂ©commande de pilote en main. C’est dommage parce que ce nouveau scow, c’est vraiment un super bateau. C’est une machine de guerre et cela aurait Ă©tĂ© mieux de passer Ă  l’Ouest. Une fois que j’étais parti dans le Sud, il n’y avait plus grand chose Ă  espĂ©rer. Je suis quand mĂȘme montĂ© au mĂąt pour essayer de rĂ©parer, mais il ne faut pas faire ça. Ces nouveaux bateaux sont des bateaux de fous. Mais ce sont aussi des bateaux super durs. J’étais sur la premiĂšre Route du Rhum des Class40 en 2006, et tu vois que les bateaux deviennent de plus en plus sauvages. Dans les fronts, c’est du grand n’importe quoi, ça tape tout le temps. C’est rude. Ces bateaux sont usants et font du bruit. Et je ne pouvais pas mettre mon casque anti-bruit, sinon je n’aurais pas entendu les seules informations du vent que j’avais. J’étais obligĂ© de rester Ă  l’écoute du bateau. J’ai eu aussi des problĂšmes d’alternateur. J’ai dĂ» veiller en permanence pour rester en consommation minimum. J’ai failli aussi me faire rentrer dedans par un cargo. MalgrĂ© ces pĂ©ripĂ©ties, cela reste une vraie grande satisfaction d’avoir amenĂ© ce nouveau bateau jusqu’ici. Par moment, il accĂ©lĂ©rait, c’était hallucinant, tu montes Ă  16/17 nƓuds, tu pars dans les vagues. Tu vas Ă  la vitesse du vent, mais il faut gĂ©rer sous spi, c’est compliquĂ©. On l’a mis trĂšs tard Ă  l’eau, mais je ne crois pas que ce soit liĂ© Ă  des problĂšmes de prĂ©paration. J’attends le propriĂ©taire du bateau, Renaud Dehareng qui ne va pas tarder Ă  arriver, et on va faire la saison prochaine de ce cĂŽtĂ© de l’Atlantique avant de le ramener avec le DĂ©fi Atlantique. »

  • 26 nov. 2022
  • 2 min de lecture

Marc Lepesqueux (Curium Life Forward) / © Alexis Coyrcoux RDR 2022


Ce samedi 26 novembre, Ă  15h49mn50sec locale (le samedi 26 novembre Ă  21h58mn23sec, heure de Paris), Marc Lepesqueux sur Curium Life Forward a franchi en 20Ăš position la ligne d’arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 17 jours 07 heures 43 minutes 23 secondes. Le skipper de Curium Life Forward a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 8,52 nƓuds sur l’orthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4242,09 milles Ă  la vitesse moyenne de 10,20 nƓuds. Il est arrivĂ© Ă  Pointe-Ă -Pitre 3 jours 4 heures 34 minutes 43 secondes aprĂšs le vainqueur en Class40, Yoann Richomme.


La rĂ©action de Marc Ă  son arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre : « C’est un peu sadique de nous faire faire passer Ă  l’Ouest, sous le vent de l’üle pour arriver jusqu’ici. C’est un peu l’enfer quand mĂȘme et cela fait du bien d’arriver ! J’ai eu pas mal de problĂšmes - structurels, aĂ©riens - qui m’ont contraint Ă  prendre l’option Sud. C’était un peu frustrant parce que je savais que ça ne marcherait pas ! J’ai mĂȘme pensĂ© abandonner et aller Ă  MadĂšre. Mais cela reste la Route du Rhum, et je n’aime pas trop abandonner. Je suis allĂ© au bout, mais j’ai passĂ© la course la tĂȘte en l’air pour voir la girouette. J’essayais de voir l’orientation du vent et je dormais par tranche de deux-trois minutes avec ma tĂ©lĂ©commande de pilote en main. C’est dommage parce que ce nouveau scow, c’est vraiment un super bateau. C’est une machine de guerre et cela aurait Ă©tĂ© mieux de passer Ă  l’Ouest. Une fois que j’étais parti dans le Sud, il n’y avait plus grand chose Ă  espĂ©rer. Je suis quand mĂȘme montĂ© au mĂąt pour essayer de rĂ©parer, mais il ne faut pas faire ça. Ces nouveaux bateaux sont des bateaux de fous. Mais ce sont aussi des bateaux super durs. J’étais sur la premiĂšre Route du Rhum des Class40 en 2006, et tu vois que les bateaux deviennent de plus en plus sauvages. Dans les fronts, c’est du grand n’importe quoi, ça tape tout le temps. C’est rude. Ces bateaux sont usants et font du bruit. Et je ne pouvais pas mettre mon casque anti-bruit, sinon je n’aurais pas entendu les seules informations du vent que j’avais. J’étais obligĂ© de rester Ă  l’écoute du bateau. J’ai eu aussi des problĂšmes d’alternateur. J’ai dĂ» veiller en permanence pour rester en consommation minimum. J’ai failli aussi me faire rentrer dedans par un cargo. MalgrĂ© ces pĂ©ripĂ©ties, cela reste une vraie grande satisfaction d’avoir amenĂ© ce nouveau bateau jusqu’ici. Par moment, il accĂ©lĂ©rait, c’était hallucinant, tu montes Ă  16/17 nƓuds, tu pars dans les vagues. Tu vas Ă  la vitesse du vent, mais il faut gĂ©rer sous spi, c’est compliquĂ©. On l’a mis trĂšs tard Ă  l’eau, mais je ne crois pas que ce soit liĂ© Ă  des problĂšmes de prĂ©paration. J’attends le propriĂ©taire du bateau, Renaud Dehareng qui ne va pas tarder Ă  arriver, et on va faire la saison prochaine de ce cĂŽtĂ© de l’Atlantique avant de le ramener avec le DĂ©fi Atlantique. »

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