- 26 nov. 2022
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Marc Lepesqueux (Curium Life Forward) / © Alexis Coyrcoux RDR 2022
Ce samedi 26 novembre, Ă 15h49mn50sec locale (le samedi 26 novembre Ă 21h58mn23sec, heure de Paris), Marc Lepesqueux sur Curium Life Forward a franchi en 20Ăš position la ligne dâarrivĂ©e Ă Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum â Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 17 jours 07 heures 43 minutes 23 secondes. Le skipper de Curium Life Forward a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă la vitesse de 8,52 nĆuds sur lâorthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4242,09 milles Ă la vitesse moyenne de 10,20 nĆuds. Il est arrivĂ© Ă Pointe-Ă -Pitre 3 jours 4 heures 34 minutes 43 secondes aprĂšs le vainqueur en Class40, Yoann Richomme.
La rĂ©action de Marc Ă son arrivĂ©e Ă Pointe-Ă -Pitre : « Câest un peu sadique de nous faire faire passer Ă lâOuest, sous le vent de lâĂźle pour arriver jusquâici. Câest un peu lâenfer quand mĂȘme et cela fait du bien dâarriver ! Jâai eu pas mal de problĂšmes - structurels, aĂ©riens - qui mâont contraint Ă prendre lâoption Sud. CâĂ©tait un peu frustrant parce que je savais que ça ne marcherait pas ! Jâai mĂȘme pensĂ© abandonner et aller Ă MadĂšre. Mais cela reste la Route du Rhum, et je nâaime pas trop abandonner. Je suis allĂ© au bout, mais jâai passĂ© la course la tĂȘte en lâair pour voir la girouette. Jâessayais de voir lâorientation du vent et je dormais par tranche de deux-trois minutes avec ma tĂ©lĂ©commande de pilote en main. Câest dommage parce que ce nouveau scow, câest vraiment un super bateau. Câest une machine de guerre et cela aurait Ă©tĂ© mieux de passer Ă lâOuest. Une fois que jâĂ©tais parti dans le Sud, il nây avait plus grand chose Ă espĂ©rer. Je suis quand mĂȘme montĂ© au mĂąt pour essayer de rĂ©parer, mais il ne faut pas faire ça. Ces nouveaux bateaux sont des bateaux de fous. Mais ce sont aussi des bateaux super durs. JâĂ©tais sur la premiĂšre Route du Rhum des Class40 en 2006, et tu vois que les bateaux deviennent de plus en plus sauvages. Dans les fronts, câest du grand nâimporte quoi, ça tape tout le temps. Câest rude. Ces bateaux sont usants et font du bruit. Et je ne pouvais pas mettre mon casque anti-bruit, sinon je nâaurais pas entendu les seules informations du vent que jâavais. JâĂ©tais obligĂ© de rester Ă lâĂ©coute du bateau. Jâai eu aussi des problĂšmes dâalternateur. Jâai dĂ» veiller en permanence pour rester en consommation minimum. Jâai failli aussi me faire rentrer dedans par un cargo. MalgrĂ© ces pĂ©ripĂ©ties, cela reste une vraie grande satisfaction dâavoir amenĂ© ce nouveau bateau jusquâici. Par moment, il accĂ©lĂ©rait, câĂ©tait hallucinant, tu montes Ă 16/17 nĆuds, tu pars dans les vagues. Tu vas Ă la vitesse du vent, mais il faut gĂ©rer sous spi, câest compliquĂ©. On lâa mis trĂšs tard Ă lâeau, mais je ne crois pas que ce soit liĂ© Ă des problĂšmes de prĂ©paration. Jâattends le propriĂ©taire du bateau, Renaud Dehareng qui ne va pas tarder Ă arriver, et on va faire la saison prochaine de ce cĂŽtĂ© de lâAtlantique avant de le ramener avec le DĂ©fi Atlantique. »
