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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

Pink Poppy Flowers

© Alexis Courcoux


Ce lundi 28 novembre, Ă  15h54mn05ec locale (Ă  20h54mn05sec, heure de Paris), Mathieu Claveau a franchi en 28Ăš position la ligne d’arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 19 jours 06 heures 39 minutes 05 secondes. Le skipper de Prendre la mer, Agir pour la forĂȘt a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 7,66 nƓuds sur l’orthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4185,08 milles Ă  la vitesse moyenne de 9,05 nƓuds. Il est arrivĂ© Ă  Pointe-Ă -Pitre 5 jours 03 heures 30 minutes 25 secondes aprĂšs le vainqueur en Class40, Yoann Richomme.


Les réactions de Mathieu à son arrivée :

PremiĂšres impressions « C’est forcĂ©ment beaucoup d’émotions aprĂšs cette derniĂšre journĂ©e de course. D’arriver ici, c’est un peu la consĂ©cration d’une premiĂšre transat en solitaire terminĂ©e - la premiĂšre j’avais coulĂ© ! - C’est une satisfaction par rapport Ă  2011, sans compter que l’arrivĂ©e ici est grandiose. Le tour de Guadeloupe, j’ai adorĂ©, d’autant plus que cela m’a permis de doubler deux bateaux. »


La course « Tout s’est dĂ©roulĂ© comme je voulais. Je suis aussi trĂšs content de ma course au niveau stratĂ©gie jusqu’aprĂšs les Açores. Ensuite, je ne sais pas s’il y a eu une onde d’Est ou d’Ouest, je n’ai pas tout compris ; et ce qui Ă©tait assez frustrant, c’est que vu l’ñge de mon bateau, je ne pouvais pas batailler par rapport Ă  ceux qui n’étaient pas allĂ©s au front, dont certains qui y ont naviguĂ© en mode tranquille. Le bateau est quand mĂȘme censĂ© finir dans les trois derniers. Donc de terminer 28e, c’est aussi une belle ode aux vieux bateaux. De terminer premier bateau vintage, cela compte beaucoup pour moi. J’ai beaucoup Ă©changĂ© avec Morgane (Ursault-Poupon) qui court sur le deuxiĂšme et dernier bateau vintage et on bataille souvent ensemble. Pour moi, c’était un vrai dĂ©fi d’arriver avant elle. Je sais qu’elle est trĂšs performante au prĂšs et qu’elle n’avait pas peur d’aller au front ; et au portant, son bateau marche bien aussi. Je devais attendre qu’elle fasse un faux-pas ou qu’elle casse une voile, ce qui a fini par lui arriver. Ce qui m’a permis de prendre un peu de distance, avant que je finisse par casser Ă  mon tour 24 heures avant l’arrivĂ©e. »


Les Ă©motions «Sur la course, j’ai eu beaucoup d’émotions profondes qui sont ressorties, de savoir pourquoi je suis lĂ , de musiques qui questionnaient pourquoi je fais de la course au large. MĂȘme si quand j’ai passĂ© la ligne, de revoir tout le monde, cela m'a donnĂ© l’impression d’ĂȘtre parti hier, alors que cela fait 19 jours ! J’ai eu deux-trois jours un peu longs. Jusqu’aux Açores, avec des enchaĂźnements, et de la tactique - ce que j’adore - je me suis rĂ©galĂ©. Et ensuite dans les alizĂ©s, c’était un peu plus monotone. Et enfin sur le tour de Guadeloupe, je me suis Ă©clatĂ© ! C’était Ă  la MĂ©diterranĂ©enne dans des conditions que j’aime bien. Cette Route du Rhum, c’est un passage mythique. La terminer, c’est dĂ©jĂ  bien. Et je la finis en bonne position. Hormis un spi, et petit balcon, le bateau est nickel. Rien de grave ! Je remercie grandement mon Ă©lectronicien qui a tout refait sur le bateau cet hiver. Tout a fonctionnĂ©. À part deux-trois petits trucs, je n’ai pas bricolĂ©. Je crois que LoĂŻck Peyron disait que s’éloigner de tout rapproche de l’essentiel. Par rapport Ă  ma famille, ma femme et mes enfants, j’ai ressenti beaucoup de choses. Ce sont des projets trĂšs lourds Ă  porter pour eux, d’autant plus que, moi, je travaille Ă  cĂŽtĂ©. Et lĂ , j’ai trĂšs envie de passer du temps avec mes proches, et de manger ! »

  • 28 nov. 2022
  • 3 min de lecture

© Alexis Courcoux


Ce lundi 28 novembre, Ă  15h54mn05ec locale (Ă  20h54mn05sec, heure de Paris), Mathieu Claveau a franchi en 28Ăš position la ligne d’arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 19 jours 06 heures 39 minutes 05 secondes. Le skipper de Prendre la mer, Agir pour la forĂȘt a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 7,66 nƓuds sur l’orthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4185,08 milles Ă  la vitesse moyenne de 9,05 nƓuds. Il est arrivĂ© Ă  Pointe-Ă -Pitre 5 jours 03 heures 30 minutes 25 secondes aprĂšs le vainqueur en Class40, Yoann Richomme.


Les réactions de Mathieu à son arrivée :

PremiĂšres impressions « C’est forcĂ©ment beaucoup d’émotions aprĂšs cette derniĂšre journĂ©e de course. D’arriver ici, c’est un peu la consĂ©cration d’une premiĂšre transat en solitaire terminĂ©e - la premiĂšre j’avais coulĂ© ! - C’est une satisfaction par rapport Ă  2011, sans compter que l’arrivĂ©e ici est grandiose. Le tour de Guadeloupe, j’ai adorĂ©, d’autant plus que cela m’a permis de doubler deux bateaux. »


La course « Tout s’est dĂ©roulĂ© comme je voulais. Je suis aussi trĂšs content de ma course au niveau stratĂ©gie jusqu’aprĂšs les Açores. Ensuite, je ne sais pas s’il y a eu une onde d’Est ou d’Ouest, je n’ai pas tout compris ; et ce qui Ă©tait assez frustrant, c’est que vu l’ñge de mon bateau, je ne pouvais pas batailler par rapport Ă  ceux qui n’étaient pas allĂ©s au front, dont certains qui y ont naviguĂ© en mode tranquille. Le bateau est quand mĂȘme censĂ© finir dans les trois derniers. Donc de terminer 28e, c’est aussi une belle ode aux vieux bateaux. De terminer premier bateau vintage, cela compte beaucoup pour moi. J’ai beaucoup Ă©changĂ© avec Morgane (Ursault-Poupon) qui court sur le deuxiĂšme et dernier bateau vintage et on bataille souvent ensemble. Pour moi, c’était un vrai dĂ©fi d’arriver avant elle. Je sais qu’elle est trĂšs performante au prĂšs et qu’elle n’avait pas peur d’aller au front ; et au portant, son bateau marche bien aussi. Je devais attendre qu’elle fasse un faux-pas ou qu’elle casse une voile, ce qui a fini par lui arriver. Ce qui m’a permis de prendre un peu de distance, avant que je finisse par casser Ă  mon tour 24 heures avant l’arrivĂ©e. »


Les Ă©motions «Sur la course, j’ai eu beaucoup d’émotions profondes qui sont ressorties, de savoir pourquoi je suis lĂ , de musiques qui questionnaient pourquoi je fais de la course au large. MĂȘme si quand j’ai passĂ© la ligne, de revoir tout le monde, cela m'a donnĂ© l’impression d’ĂȘtre parti hier, alors que cela fait 19 jours ! J’ai eu deux-trois jours un peu longs. Jusqu’aux Açores, avec des enchaĂźnements, et de la tactique - ce que j’adore - je me suis rĂ©galĂ©. Et ensuite dans les alizĂ©s, c’était un peu plus monotone. Et enfin sur le tour de Guadeloupe, je me suis Ă©clatĂ© ! C’était Ă  la MĂ©diterranĂ©enne dans des conditions que j’aime bien. Cette Route du Rhum, c’est un passage mythique. La terminer, c’est dĂ©jĂ  bien. Et je la finis en bonne position. Hormis un spi, et petit balcon, le bateau est nickel. Rien de grave ! Je remercie grandement mon Ă©lectronicien qui a tout refait sur le bateau cet hiver. Tout a fonctionnĂ©. À part deux-trois petits trucs, je n’ai pas bricolĂ©. Je crois que LoĂŻck Peyron disait que s’éloigner de tout rapproche de l’essentiel. Par rapport Ă  ma famille, ma femme et mes enfants, j’ai ressenti beaucoup de choses. Ce sont des projets trĂšs lourds Ă  porter pour eux, d’autant plus que, moi, je travaille Ă  cĂŽtĂ©. Et lĂ , j’ai trĂšs envie de passer du temps avec mes proches, et de manger ! »

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