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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

Pink Poppy Flowers

Stan Thuret (Everial) / © Alexis Courcoux RDR 2022


En franchissant la ligne d’arrivĂ©e de la 12e Ă©dition de La Route du Rhum – Destination Guadeloupe ce lundi matin Ă  03 heures 03 minutes 03 secondes heure locale (08h03 03’ heure de Paris), Stan Thuret (Everial) termine 25e en Class40. Son temps de course est de 18 jours 17 heures 48 minutes et 03 secondes. Le marin a effectuĂ© les 3.542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 7,87 nƓuds sur l’orthodromie (la route directe). Le skipper Everial a en rĂ©alitĂ© parcouru 4412,89 milles Ă  la vitesse moyenne de 10,14 nƓuds. Son Ă©cart au 1er, Yoann Richomme (Paprec Arkea) est de 4 jours 14 heures 39 minutes 23 secondes.


La rĂ©action de Stan Ă  son arrivĂ©e : « Je suis content de terminer ma Route du Rhum, parce que c’était long, parce que c’était dur. Moi, ça m’a vidĂ©, je suis rincĂ©. Je n’ai plus rien dans la tĂȘte, plus rien dans les jambes, j’ai juste envie de m’allonger et de dormir. Ces bateaux, mĂȘme au portant, c’est compliquĂ©. Et qu’est ce que ça tape ! Je me suis jamais autant fait mal et autant secouer que sur ce bateau lĂ . Et je le remercie Ă©normĂ©ment. Je remercie le mĂąt d’ĂȘtre restĂ© en place, mais c’était dur. C’est beaucoup de sentiments. Cela m’a fait du mal de faire du mal au bateau. J’ai trouvĂ© l’ocĂ©an perturbĂ©, je n’étais pas toujours Ă  l’aise avec ce que je voulais faire. Et je me suis senti beaucoup mieux, quand je me suis dit : allez, on va au Sud et on tente un autre truc. J’ai fait ma route. Je comprends que pour gagner, il faut aller vite et au bon endroit. Mais il y a moment, ça sert Ă  quoi de forcer et de casser des choses, quand tu vois la casse qu’il y a de tous les cĂŽtĂ©s. Ça sert Ă  quoi ? Je retiens un bon moment, c’est celui oĂč j’ai plongĂ© sous le bateau. C’est une sacrĂ©e expĂ©rience. Le bleu de l’ocĂ©an est tellement beau !
 c’est comme dans le Grand Bleu et qu’on se fait appeler en-dessous. Mais je suis remontĂ© quand mĂȘme. J’ai l’impression que c’est la premiĂšre transat oĂč je dĂ©branche un peu le cerveau, oĂč j’ai rien fait. J’étais juste Ă  l’écoute du bateau. Je n’ai pas Ă©coutĂ© de musique, je n’ai pas Ă©crit
 J’étais juste Ă  faire mes rĂ©glages, Ă©couter le bateau, dormir, prendre soin de moi, prendre soin du bateau, et rien d’autre. C’était comme une sorte de nĂ©ant de l’ocĂ©an, je ne sais pas comment dire. Je me sens complĂštement vidĂ©. Je me sens incapable de dire si j’ai passĂ© deux jours ou 20 jours. Il y a quand mĂȘme une mention spĂ©ciale Ă  celui qui a eu l’idĂ©e de nous faire faire le tour de la Guadeloupe Ă  la fin
 C’était intĂ©ressant et la premiĂšre fois que je naviguais aussi bien sur le bateau. J’ai fait les bons trucs, les bonnes manƓuvres, les bons changements de voiles. Cela m’a rappelĂ© un peu l’effort du trail en endurance, quand tu passes la nuit, et que tu vois un col, et que tu dois courir, et que ça ne s’arrĂȘte jamais, et que chaque fois du dois en remettre une couche
 Et un ris, et un ballast, et un truc
 J’aime bien me faire mal, mais la chaleur c’est dur. La chaleur, ça m’a tuĂ©. Je me souviendrai longtemps de cette expĂ©rience  »

  • 28 nov. 2022
  • 3 min de lecture

Stan Thuret (Everial) / © Alexis Courcoux RDR 2022


En franchissant la ligne d’arrivĂ©e de la 12e Ă©dition de La Route du Rhum – Destination Guadeloupe ce lundi matin Ă  03 heures 03 minutes 03 secondes heure locale (08h03 03’ heure de Paris), Stan Thuret (Everial) termine 25e en Class40. Son temps de course est de 18 jours 17 heures 48 minutes et 03 secondes. Le marin a effectuĂ© les 3.542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 7,87 nƓuds sur l’orthodromie (la route directe). Le skipper Everial a en rĂ©alitĂ© parcouru 4412,89 milles Ă  la vitesse moyenne de 10,14 nƓuds. Son Ă©cart au 1er, Yoann Richomme (Paprec Arkea) est de 4 jours 14 heures 39 minutes 23 secondes.


La rĂ©action de Stan Ă  son arrivĂ©e : « Je suis content de terminer ma Route du Rhum, parce que c’était long, parce que c’était dur. Moi, ça m’a vidĂ©, je suis rincĂ©. Je n’ai plus rien dans la tĂȘte, plus rien dans les jambes, j’ai juste envie de m’allonger et de dormir. Ces bateaux, mĂȘme au portant, c’est compliquĂ©. Et qu’est ce que ça tape ! Je me suis jamais autant fait mal et autant secouer que sur ce bateau lĂ . Et je le remercie Ă©normĂ©ment. Je remercie le mĂąt d’ĂȘtre restĂ© en place, mais c’était dur. C’est beaucoup de sentiments. Cela m’a fait du mal de faire du mal au bateau. J’ai trouvĂ© l’ocĂ©an perturbĂ©, je n’étais pas toujours Ă  l’aise avec ce que je voulais faire. Et je me suis senti beaucoup mieux, quand je me suis dit : allez, on va au Sud et on tente un autre truc. J’ai fait ma route. Je comprends que pour gagner, il faut aller vite et au bon endroit. Mais il y a moment, ça sert Ă  quoi de forcer et de casser des choses, quand tu vois la casse qu’il y a de tous les cĂŽtĂ©s. Ça sert Ă  quoi ? Je retiens un bon moment, c’est celui oĂč j’ai plongĂ© sous le bateau. C’est une sacrĂ©e expĂ©rience. Le bleu de l’ocĂ©an est tellement beau !
 c’est comme dans le Grand Bleu et qu’on se fait appeler en-dessous. Mais je suis remontĂ© quand mĂȘme. J’ai l’impression que c’est la premiĂšre transat oĂč je dĂ©branche un peu le cerveau, oĂč j’ai rien fait. J’étais juste Ă  l’écoute du bateau. Je n’ai pas Ă©coutĂ© de musique, je n’ai pas Ă©crit
 J’étais juste Ă  faire mes rĂ©glages, Ă©couter le bateau, dormir, prendre soin de moi, prendre soin du bateau, et rien d’autre. C’était comme une sorte de nĂ©ant de l’ocĂ©an, je ne sais pas comment dire. Je me sens complĂštement vidĂ©. Je me sens incapable de dire si j’ai passĂ© deux jours ou 20 jours. Il y a quand mĂȘme une mention spĂ©ciale Ă  celui qui a eu l’idĂ©e de nous faire faire le tour de la Guadeloupe Ă  la fin
 C’était intĂ©ressant et la premiĂšre fois que je naviguais aussi bien sur le bateau. J’ai fait les bons trucs, les bonnes manƓuvres, les bons changements de voiles. Cela m’a rappelĂ© un peu l’effort du trail en endurance, quand tu passes la nuit, et que tu vois un col, et que tu dois courir, et que ça ne s’arrĂȘte jamais, et que chaque fois du dois en remettre une couche
 Et un ris, et un ballast, et un truc
 J’aime bien me faire mal, mais la chaleur c’est dur. La chaleur, ça m’a tuĂ©. Je me souviendrai longtemps de cette expĂ©rience  »

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