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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

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William Mathelin-Moreaux (Dékuple) / © Vincent Olivaud RDR 2022


Ce samedi 26 novembre, Ă  8 h 38mn 08sec locale (13h 38mn 08sec locale, heure de Paris), William Mathelin-Moreaux sur DĂ©kuple a franchi en seiziĂšme position la ligne d’arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 16 jours 23 heures 23 minutes 08 secondes. Le skipper de DĂ©kuple a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 8,69 nƓuds sur l’orthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4034,51 milles Ă  la vitesse moyenne de 9,90 nƓuds. Il est arrivĂ© Ă  Pointe-Ă -Pitre 2 jours 20 heures 14 minutes 28 secondes aprĂšs le vainqueur en Class40, Yoann Richomme.


Sa rĂ©action au ponton de Pointe-Ă -Pitre, ce samedi matin : « Je suis vraiment trĂšs content d’ĂȘtre arrivĂ©, d’ĂȘtre allĂ© au bout de course. On ne pensait pas que ça allait ĂȘtre aussi difficile, aussi tonique et aussi rythmĂ© pendant toute la course. J’ai rarement fait une course avec autant d’intensitĂ© de A Ă  Z. Il y avait un niveau gĂ©nĂ©ral qui Ă©tait Ă©norme donc pour tenir le rythme, il fallait aussi ĂȘtre dedans tout le temps. La mĂ©tĂ©o a Ă©tĂ© assez compliquĂ©e et trĂšs violente pour les bateaux au dĂ©but. Ça rappelait les souvenirs de 2018 mais lĂ , l’état de la mer Ă©tait trĂšs compliquĂ©. Ce n’était vraiment pas agrĂ©able pour nos machines. Je suis ravi d’ĂȘtre arrivĂ© : il y a plein de fois oĂč la course aurait pu s’arrĂȘter. Mais avec le soutien de tout le monde, la motivation de rĂ©soudre les problĂšmes un par un et d’avancer, mĂȘme en mettant parfois la course de cĂŽtĂ©, ça l’a fait.


Au dĂ©but, il y a eu peu de plaisir. Il y en a forcĂ©ment en prenant le dĂ©part de la course parce que c’est beaucoup de travail et beaucoup d’engagement d’en ĂȘtre. J’étais bien sur le bateau mais c’était assez Ă©trange : je n’ai pas du tout revĂ©cu les mĂȘmes transats que j’ai pu faire avant. D’habitude, il y a un rythme d’alizĂ©s plus cool et on a le temps de bouquiner. Sur un bateau, c’est le seul endroit oĂč j’arrive Ă  lire d’habitude. LĂ , je n’ai pas eu le temps, j’ai Ă©coutĂ© que deux podcasts et terminĂ© ! J’ai eu trĂšs peu de moments de plĂ©nitude, j’ai beaucoup observĂ© la mer mais il fallait ĂȘtre hyper attentif. AprĂšs, c’était passionnant au niveau sportif parce qu’il fallait ĂȘtre Ă  200%. Je sais qu’il y a des moments oĂč j’ai ratĂ© des trucs mais je me suis Ă©clatĂ© et je suis ravi d’ĂȘtre lĂ . C’est une fiertĂ© personnelle parce que c’était un gros morceau Ă  passer, en plus avec un bateau qu’on a dĂ©veloppĂ© toute l’annĂ©e. Structurellement il est impeccable ce bateau, il pourrait repartir et il y a plein de choses que j’aimerai amĂ©liorer donc c’est top. L’avenir, ce sera de ramener le bateau, faire un petit chantier et lancer l’annĂ©e Transat Jacques Vabre, en double et avec ce bateau. L’idĂ©e, ce sera d’essayer d’arriver au niveau du wagon de tĂȘte ! »

  • 26 nov. 2022
  • 2 min de lecture

William Mathelin-Moreaux (Dékuple) / © Vincent Olivaud RDR 2022


Ce samedi 26 novembre, Ă  8 h 38mn 08sec locale (13h 38mn 08sec locale, heure de Paris), William Mathelin-Moreaux sur DĂ©kuple a franchi en seiziĂšme position la ligne d’arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 16 jours 23 heures 23 minutes 08 secondes. Le skipper de DĂ©kuple a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 8,69 nƓuds sur l’orthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4034,51 milles Ă  la vitesse moyenne de 9,90 nƓuds. Il est arrivĂ© Ă  Pointe-Ă -Pitre 2 jours 20 heures 14 minutes 28 secondes aprĂšs le vainqueur en Class40, Yoann Richomme.


Sa rĂ©action au ponton de Pointe-Ă -Pitre, ce samedi matin : « Je suis vraiment trĂšs content d’ĂȘtre arrivĂ©, d’ĂȘtre allĂ© au bout de course. On ne pensait pas que ça allait ĂȘtre aussi difficile, aussi tonique et aussi rythmĂ© pendant toute la course. J’ai rarement fait une course avec autant d’intensitĂ© de A Ă  Z. Il y avait un niveau gĂ©nĂ©ral qui Ă©tait Ă©norme donc pour tenir le rythme, il fallait aussi ĂȘtre dedans tout le temps. La mĂ©tĂ©o a Ă©tĂ© assez compliquĂ©e et trĂšs violente pour les bateaux au dĂ©but. Ça rappelait les souvenirs de 2018 mais lĂ , l’état de la mer Ă©tait trĂšs compliquĂ©. Ce n’était vraiment pas agrĂ©able pour nos machines. Je suis ravi d’ĂȘtre arrivĂ© : il y a plein de fois oĂč la course aurait pu s’arrĂȘter. Mais avec le soutien de tout le monde, la motivation de rĂ©soudre les problĂšmes un par un et d’avancer, mĂȘme en mettant parfois la course de cĂŽtĂ©, ça l’a fait.


Au dĂ©but, il y a eu peu de plaisir. Il y en a forcĂ©ment en prenant le dĂ©part de la course parce que c’est beaucoup de travail et beaucoup d’engagement d’en ĂȘtre. J’étais bien sur le bateau mais c’était assez Ă©trange : je n’ai pas du tout revĂ©cu les mĂȘmes transats que j’ai pu faire avant. D’habitude, il y a un rythme d’alizĂ©s plus cool et on a le temps de bouquiner. Sur un bateau, c’est le seul endroit oĂč j’arrive Ă  lire d’habitude. LĂ , je n’ai pas eu le temps, j’ai Ă©coutĂ© que deux podcasts et terminĂ© ! J’ai eu trĂšs peu de moments de plĂ©nitude, j’ai beaucoup observĂ© la mer mais il fallait ĂȘtre hyper attentif. AprĂšs, c’était passionnant au niveau sportif parce qu’il fallait ĂȘtre Ă  200%. Je sais qu’il y a des moments oĂč j’ai ratĂ© des trucs mais je me suis Ă©clatĂ© et je suis ravi d’ĂȘtre lĂ . C’est une fiertĂ© personnelle parce que c’était un gros morceau Ă  passer, en plus avec un bateau qu’on a dĂ©veloppĂ© toute l’annĂ©e. Structurellement il est impeccable ce bateau, il pourrait repartir et il y a plein de choses que j’aimerai amĂ©liorer donc c’est top. L’avenir, ce sera de ramener le bateau, faire un petit chantier et lancer l’annĂ©e Transat Jacques Vabre, en double et avec ce bateau. L’idĂ©e, ce sera d’essayer d’arriver au niveau du wagon de tĂȘte ! »

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