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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

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Xavier Macaire (Groupe SNEF) à son arrivée / © Arnaud Pilpré RDR2022


Ce jeudi 24 novembre, Ă  07h33mn20sec locale (12h33mn20sec, heure de Paris), Xavier Macaire sur Groupe SNEF a franchi en sixiĂšme position la ligne d’arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 14 jours 22 heures 18 minutes 20 secondes. Le skipper de Groupe SNEF a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 9,89 nƓuds sur l’orthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4056,26 milles Ă  la vitesse moyenne de 11.32 nƓuds. Il est arrivĂ© Ă  Pointe-Ă -Pitre 19 heures 09 minutes 40 secondes aprĂšs le vainqueur en Class40, Yoann Richomme.


Xavier Macaire (Groupe SNEF) : « De la régate du feu de dieu ! »


« J’ai plein d’émotions et de sentiments partagĂ©s. Des bons et des petits Ă©nervements dus Ă  cette fin de course, oĂč je me suis fait doubler. Pour moi, cette cinquiĂšme place Ă©tait acquise. Je n’ai pas Ă©tĂ© assez vigilant, et quand je me suis rendu compte qu’Antoine Carpentier Ă©tait Ă  l’attaque et me doublait, c’était trop tard ! MalgrĂ© tout c’était une course super, oĂč j'ai eu une grosse dĂ©termination, oĂč j’ai fait plein de trucs super. OĂč j’ai eu de la rĂ©ussite et des galĂšres, c’est dommage de finir sur cette petite note, juste sur une petite erreur de vigilance. Mais une premiĂšre Route du Rhum, une cinquiĂšme transatlantique, ce n’est pas rien ! J'ai eu quelques petits soucis. J’ai perdu trĂšs tĂŽt ma girouette et j’ai pu monter en haut du mat que quand les conditions se sont un peu calmĂ©es. Et j’ai eu des soucis de structure, parce que dans les front, ça tapait fort. Les bateaux ont Ă©tĂ© trĂšs sollicitĂ©s. Il a fallu que je m’arrĂȘte pour faire des rĂ©parations. J’y suis allĂ© un peu piano-piano au dĂ©but pour m’assurer que ça tenait. Et Ă  la fin j’ai tartinĂ© Ă  20 nƓuds sous spi, des pointes Ă  23 nƓuds. Finalement, le bateau a bien tenu jusqu’au bout, c’était chouette. C’était une belle course avec la satisfaction d’arriver ici en 15 jours. C’était une course rapide, humide aussi puisqu’on a eu la moitiĂ© jusqu’aux Açores face au vagues, au prĂšs ; ça mouillait, ça bougeait, ça tapait ! Et ensuite, c’était 25 nƓuds tout le temps dans les alizĂ©s, une mer dĂ©montĂ©e de 3/4/5 mĂštres de creux avec le bateau qui tapait dans chaque vague et de gros geysers d’eau. Tout le reste au portant, on Ă©tait trempĂ© tout le temps. DĂšs qu’on sortait le nez dehors, on se prenait une vague en pleine gueule. Cela sent un peu la chaussette dans le bateau, mais ça a bien marchĂ© cette transat. En termes de rĂ©gate, c’était chouette aussi. J’ai vu partir Yoann qui Ă©tait un petit cran au-dessus. C’est dur pour le moral quand tu es lĂ  pour la gagne. T’as beau donner tout ce que tu as, tu n’arrives pas Ă  suivre. Mais on a eu un beau match avec Corentin, Ambrogio, Luke, Antoine.. C’était de la rĂ©gate du feu de dieu, de la rĂ©gate ocĂ©anique en solitaire ; et c’est vraiment ce que je prĂ©fĂšre. T’es en solo, tu dois te dĂ©brouiller. Si tu fais bien, c’est toi qui a rĂ©ussi ; si tu es en galĂšre, c’est toi qui as fait des erreurs. Je me suis senti dans le match, avec des phases trĂšs bonnes oĂč je remontais, avec une super vitesse. J’ai fait plusieurs fois des runs Ă  18 nƓuds sur une heure. C’était une trĂšs belle course ! Et lĂ , j’ai envie d’un ty punch et de voir tout le monde ! »

  • 24 nov. 2022
  • 3 min de lecture

Xavier Macaire (Groupe SNEF) à son arrivée / © Arnaud Pilpré RDR2022


Ce jeudi 24 novembre, Ă  07h33mn20sec locale (12h33mn20sec, heure de Paris), Xavier Macaire sur Groupe SNEF a franchi en sixiĂšme position la ligne d’arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 14 jours 22 heures 18 minutes 20 secondes. Le skipper de Groupe SNEF a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 9,89 nƓuds sur l’orthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4056,26 milles Ă  la vitesse moyenne de 11.32 nƓuds. Il est arrivĂ© Ă  Pointe-Ă -Pitre 19 heures 09 minutes 40 secondes aprĂšs le vainqueur en Class40, Yoann Richomme.


Xavier Macaire (Groupe SNEF) : « De la régate du feu de dieu ! »


« J’ai plein d’émotions et de sentiments partagĂ©s. Des bons et des petits Ă©nervements dus Ă  cette fin de course, oĂč je me suis fait doubler. Pour moi, cette cinquiĂšme place Ă©tait acquise. Je n’ai pas Ă©tĂ© assez vigilant, et quand je me suis rendu compte qu’Antoine Carpentier Ă©tait Ă  l’attaque et me doublait, c’était trop tard ! MalgrĂ© tout c’était une course super, oĂč j'ai eu une grosse dĂ©termination, oĂč j’ai fait plein de trucs super. OĂč j’ai eu de la rĂ©ussite et des galĂšres, c’est dommage de finir sur cette petite note, juste sur une petite erreur de vigilance. Mais une premiĂšre Route du Rhum, une cinquiĂšme transatlantique, ce n’est pas rien ! J'ai eu quelques petits soucis. J’ai perdu trĂšs tĂŽt ma girouette et j’ai pu monter en haut du mat que quand les conditions se sont un peu calmĂ©es. Et j’ai eu des soucis de structure, parce que dans les front, ça tapait fort. Les bateaux ont Ă©tĂ© trĂšs sollicitĂ©s. Il a fallu que je m’arrĂȘte pour faire des rĂ©parations. J’y suis allĂ© un peu piano-piano au dĂ©but pour m’assurer que ça tenait. Et Ă  la fin j’ai tartinĂ© Ă  20 nƓuds sous spi, des pointes Ă  23 nƓuds. Finalement, le bateau a bien tenu jusqu’au bout, c’était chouette. C’était une belle course avec la satisfaction d’arriver ici en 15 jours. C’était une course rapide, humide aussi puisqu’on a eu la moitiĂ© jusqu’aux Açores face au vagues, au prĂšs ; ça mouillait, ça bougeait, ça tapait ! Et ensuite, c’était 25 nƓuds tout le temps dans les alizĂ©s, une mer dĂ©montĂ©e de 3/4/5 mĂštres de creux avec le bateau qui tapait dans chaque vague et de gros geysers d’eau. Tout le reste au portant, on Ă©tait trempĂ© tout le temps. DĂšs qu’on sortait le nez dehors, on se prenait une vague en pleine gueule. Cela sent un peu la chaussette dans le bateau, mais ça a bien marchĂ© cette transat. En termes de rĂ©gate, c’était chouette aussi. J’ai vu partir Yoann qui Ă©tait un petit cran au-dessus. C’est dur pour le moral quand tu es lĂ  pour la gagne. T’as beau donner tout ce que tu as, tu n’arrives pas Ă  suivre. Mais on a eu un beau match avec Corentin, Ambrogio, Luke, Antoine.. C’était de la rĂ©gate du feu de dieu, de la rĂ©gate ocĂ©anique en solitaire ; et c’est vraiment ce que je prĂ©fĂšre. T’es en solo, tu dois te dĂ©brouiller. Si tu fais bien, c’est toi qui a rĂ©ussi ; si tu es en galĂšre, c’est toi qui as fait des erreurs. Je me suis senti dans le match, avec des phases trĂšs bonnes oĂč je remontais, avec une super vitesse. J’ai fait plusieurs fois des runs Ă  18 nƓuds sur une heure. C’était une trĂšs belle course ! Et lĂ , j’ai envie d’un ty punch et de voir tout le monde ! »

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