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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

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Tanguy Le Turquais, skipper de l'IMOCA Lazare


Sur les 38 concurrents engagés en IMOCA, 17 n’ont jamais participé à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, soit près de 45% de la flotte. Mais qui dit bizuth, ne dit pas forcément bleu de la discipline. Un certain Charlie Dalin vise la gagne, et il n’est pas le seul à pouvoir prétendre monter sur le podium à Pointe-à-Pitre…


A côté des vieux routiers du run Atlantique en IMOCA qui cumulent plusieurs participations à la transat en solitaire, comme Jérémie Beyou (4) et Arnaud Boissières (3), il y a celles et ceux qui ne l’ont jamais fait, en rêvent depuis des années, où simplement n’en ont jamais eu l’occasion pour des histoires de calendrier ou de choix de projet.


Des grands noms de la course au large


Aussi étonnant que cela puisse paraître, des grands noms de la course au large n’ont jamais pointé leur étrave sur la ligne de départ devant Saint-Malo. Charlie Dalin, 38 ans, vainqueur de la Transat Jacques Vabre 2019, 2e du Vendée Globe 2020 et vainqueur des trois courses disputées en 2022, en est le plus bel exemple. Le Normand sur son Apivia qu’il connaît comme sa poche, est le mieux placé sur le papier pour l’emporter. Il affiche d’ailleurs une approche claire, une analyse digne d’un routier du Rhum : « Je n’ai pas du tout l’impression de découvrir l’épreuve. Je suis impliqué dans des équipes sur cette course depuis l’édition 2006. Je sais qu’il faut naviguer tout de suite à un rythme assez intense. Si vous regardez l’histoire de la Route du Rhum, les vainqueurs ont toujours poussé très fort leur bateau sur les premiers jours de course, dans n'importe quelle catégorie. » Que dire de Kevin Escoffier aux bottes usées par deux tours du monde en équipage ! « Je n’ai jamais eu comme but de faire une course en particulier. Mon objectif est de travailler avec des équipes high-tech et d’être le plus professionnel possible. Je n’ai jamais fait de choix de carrière en fonction d’une course », explique le skipper du flambant-neuf Holcim – PRB. Kevin espère un top 5 même s’il sait que tout peut arriver sur un sprint chahuté au départ par les dépressions automnales. On pourrait également citer d’autres bizuths à l’expérience bien trempée sur des IMOCA de grande qualité : Benjamin Dutreux (Guyot Environnement – Water Family) ou encore Justine Mettraux (Teamwork.net).



Des bizuths compétiteurs… pas aventuriers


La bagarre des bizuths aura donc bien lieu, également sur les bateaux à dérives. Tanguy Le Turquais (Lazare), Guirec Soudée (Freelance.com) et Benjamin Ferré (Monnoyeur – Duo for a job), par exemple, viennent pour la compétition d’abord, le plaisir et la nécessité d’arriver en Guadeloupe surtout, La Route du Rhum – Destination Guadeloupe étant qualificative pour être au départ du Vendée Globe 2024. Le premier a fait largement ses gammes et ses preuves sur le circuit Figaro, les deux autres aiment le large, ont démontré un fort potentiel sur la dernière Vendée Arctique et ont soif d’apprendre. « Je n’ai pas eu le passage en Figaro ni en Class40. Je n’ai pas gravi les échelons, mais je pense que ce n’est pas une obligation. Malgré tout, c’est impressionnant de naviguer aux côtés de skippers que j’admire depuis tout petit. Je me nourris de l’expérience des plus aguerris comme Paul Meilhat et en particulier celle de Jean Le Cam. J’ai de la chance ! », souligne Benjamin Ferré. Tanguy Le Turquais confirme : « En tant que compétiteurs, on va tous se régaler sur nos IMOCA plus anciens. Il va y avoir un vrai match dans le match entre les bateaux à dérives. Nous sommes une bonne dizaine à vouloir batailler ferme jusqu’en Guadeloupe ! ». Pour François Guiffant (Kattan) qui navigue sur le plus ancien IMOCA de la flotte (lancé en avril 2004), être au départ est déjà une victoire en soi, lui dont le métier est d’être préparateur technique. « Etre ici à Saint-Malo réveille en moi des envies de compétitions au large ! Je vais travailler mes trajectoires et tenter d’être le premier des plus anciens IMOCA », confie Fanch. Quatorze bleus de la Route du Rhum… des étoiles pleins les yeux !

  • 30 oct. 2022
  • 3 min de lecture

Tanguy Le Turquais, skipper de l'IMOCA Lazare


Sur les 38 concurrents engagés en IMOCA, 17 n’ont jamais participé à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, soit près de 45% de la flotte. Mais qui dit bizuth, ne dit pas forcément bleu de la discipline. Un certain Charlie Dalin vise la gagne, et il n’est pas le seul à pouvoir prétendre monter sur le podium à Pointe-à-Pitre…


A côté des vieux routiers du run Atlantique en IMOCA qui cumulent plusieurs participations à la transat en solitaire, comme Jérémie Beyou (4) et Arnaud Boissières (3), il y a celles et ceux qui ne l’ont jamais fait, en rêvent depuis des années, où simplement n’en ont jamais eu l’occasion pour des histoires de calendrier ou de choix de projet.


Des grands noms de la course au large


Aussi étonnant que cela puisse paraître, des grands noms de la course au large n’ont jamais pointé leur étrave sur la ligne de départ devant Saint-Malo. Charlie Dalin, 38 ans, vainqueur de la Transat Jacques Vabre 2019, 2e du Vendée Globe 2020 et vainqueur des trois courses disputées en 2022, en est le plus bel exemple. Le Normand sur son Apivia qu’il connaît comme sa poche, est le mieux placé sur le papier pour l’emporter. Il affiche d’ailleurs une approche claire, une analyse digne d’un routier du Rhum : « Je n’ai pas du tout l’impression de découvrir l’épreuve. Je suis impliqué dans des équipes sur cette course depuis l’édition 2006. Je sais qu’il faut naviguer tout de suite à un rythme assez intense. Si vous regardez l’histoire de la Route du Rhum, les vainqueurs ont toujours poussé très fort leur bateau sur les premiers jours de course, dans n'importe quelle catégorie. » Que dire de Kevin Escoffier aux bottes usées par deux tours du monde en équipage ! « Je n’ai jamais eu comme but de faire une course en particulier. Mon objectif est de travailler avec des équipes high-tech et d’être le plus professionnel possible. Je n’ai jamais fait de choix de carrière en fonction d’une course », explique le skipper du flambant-neuf Holcim – PRB. Kevin espère un top 5 même s’il sait que tout peut arriver sur un sprint chahuté au départ par les dépressions automnales. On pourrait également citer d’autres bizuths à l’expérience bien trempée sur des IMOCA de grande qualité : Benjamin Dutreux (Guyot Environnement – Water Family) ou encore Justine Mettraux (Teamwork.net).



Des bizuths compétiteurs… pas aventuriers


La bagarre des bizuths aura donc bien lieu, également sur les bateaux à dérives. Tanguy Le Turquais (Lazare), Guirec Soudée (Freelance.com) et Benjamin Ferré (Monnoyeur – Duo for a job), par exemple, viennent pour la compétition d’abord, le plaisir et la nécessité d’arriver en Guadeloupe surtout, La Route du Rhum – Destination Guadeloupe étant qualificative pour être au départ du Vendée Globe 2024. Le premier a fait largement ses gammes et ses preuves sur le circuit Figaro, les deux autres aiment le large, ont démontré un fort potentiel sur la dernière Vendée Arctique et ont soif d’apprendre. « Je n’ai pas eu le passage en Figaro ni en Class40. Je n’ai pas gravi les échelons, mais je pense que ce n’est pas une obligation. Malgré tout, c’est impressionnant de naviguer aux côtés de skippers que j’admire depuis tout petit. Je me nourris de l’expérience des plus aguerris comme Paul Meilhat et en particulier celle de Jean Le Cam. J’ai de la chance ! », souligne Benjamin Ferré. Tanguy Le Turquais confirme : « En tant que compétiteurs, on va tous se régaler sur nos IMOCA plus anciens. Il va y avoir un vrai match dans le match entre les bateaux à dérives. Nous sommes une bonne dizaine à vouloir batailler ferme jusqu’en Guadeloupe ! ». Pour François Guiffant (Kattan) qui navigue sur le plus ancien IMOCA de la flotte (lancé en avril 2004), être au départ est déjà une victoire en soi, lui dont le métier est d’être préparateur technique. « Etre ici à Saint-Malo réveille en moi des envies de compétitions au large ! Je vais travailler mes trajectoires et tenter d’être le premier des plus anciens IMOCA », confie Fanch. Quatorze bleus de la Route du Rhum… des étoiles pleins les yeux !

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