top of page

À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

Pink Poppy Flowers

Corentin Douguet.


Alors que la flotte continue sa progression vers le Sud-Ouest, sa densité impressionne avec plus d’une trentaine de skippers dans un rayon de 50 milles. Une grande partie des favoris sont au rendez-vous à l’approche du passage du front, un moment clé de ce début de course. En revanche, l’aventure est définitivement terminée pour Laurent Camprubi (Glaces Romanes) et Martin Louchart (Randstad-Ausy).


La journée des Class40 en bref :


  • Corentin Douguet (Queginer-Innoveo), talonné par Ian Lipinski (Crédit-Mutuel), a pris la tête d’une flotte particulièrement resserrée avant d’aborder le premier front

  • Laurent Camprubi (Glaces Romanes), en proie à de multiples soucis techniques, Martin Louchart (Randstad-Ausy), qui avait heurté des rochers jeudi, et Geoffrey Mataczynski (Fortissimo) ont annoncé avoir abandonné

  • Mikael Mergi (Centrakor) et Maxime Cauwe (Wisper) à Camaret, Jean Galfione (Serenis Consulting) à Brest, qui s’étaient arrêtés pour réparer, ont tous les trois repris la route


Une impressionnante régate au large. Les engagés en Class40 avaient prévenu les spectateurs et les aficionados depuis des semaines : la bataille s’annonçait serrée, engagée et harassante. Ce vendredi le démontre à sa manière, tant la flotte est particulièrement resserrée. Elle progresse avec une vingtaine de nœuds de vent vers le Sud-Ouest avant d’aborder le front attendu. « Ça va être sport mais je ne m’attends pas à la guerre non plus », confiait lors des vacations Ambrogio Beccaria (Alla Grande - Pirelli).


Les favoris impriment le tempo


La stratégie a donc été similaire pour la majorité des skippers, hormis Hervé Thomas (Bleu Blanc) qui fait une route plus Nord que ses camarades. Dans le peloton où figure la majorité des skippers, les favoris impriment le tempo. Corentin Douguet (Queginer-Innoveo) et Ian Lipinski (Crédit Mutuel), leaders à tour de rôle depuis ce matin et séparés de seulement 3 milles en latéral, mènent la fronde.


Leurs outsiders sont en embuscade à l’image d’Ambrogio Beccaria (4e, Alla Grande - Pirelli), Luke Berry (5e, Lamotte-Module Création) ou encore Xavier Macaire (7e, Groupe SNEF). Par ailleurs, Yoann Richomme (Paprec Arkéa, 12e) et Axel Tréhin (Project Rescue Ocean, 24e), qui avaient tous les deux écopé de la pénalité pour départ volé, sont revenus dans ce groupe de tête.


Des abandons et des retours en mer


Quand la plupart regarde donc vers l’Ouest et ce front qui les attend, d’autres ont dû renoncer. Deux nouveaux abandons sont en effet à signaler ce vendredi. Laurent Camprubi (Glaces Romanes) en proie à une multitude d’avaries, l’a annoncé dans la matinée avant de faire demi-tour vers Caen. Martin Louchart (Randstad-Ausy), lui, a dû se résigner à prendre la même décision. Il était rentré au port de Saint-Malo dès jeudi après avoir percuté des rochers. Dans l'après-midi, on a également appris l'abandon de Geoffrey Mataczynski (Fortissimo) qui lui aussi avait fait demi-tour à Saint-Malo.


De son côté, l’Australien Rupert Henri (EORA) a connu une belle frayeur dans la matinée : « mon mat a failli tomber ». « La fixation sous l'enrouleur a cassé. J’ai dû m’arrêter et naviguer dans le mauvais sens pendant une heure pendant que je le réparais. Avant, j'étais bien placé. J'essaie de mettre en place une stratégie pour minimiser mes pertes et rejoindre la flotte. »


À contrario, on imagine les sourires et l’enthousiasme chez Mikael Mergui (Centrakor), Maxime Cauwe (Wisper) et Jean Galfione (Serenis Consulting). Ils ont quitté respectivement les ports de Camaret et Brest pour mettre le cap au large et se remettre à rêver, eux aussi, d’atteindre au plus vite les alizés.


Ils ont dit aux vacations du jour

Ambrogio Beccaria (Alla Grande - Pirelli) : « Ça va être sport, mais ce ne sera pas la guerre non plus » « Le départ était super intense, il y avait plein de manœuvres à faire et on le savait. On est rentré tout de suite dans le sujet. J’ai pris un mauvais départ mais j’ai réussi à bien gérer au Cap Fréhel. Et ensuite, tout au long de la Bretagne, il fallait faire gaffe aux cailloux et aux courants. C’était stressant, il ne fallait pas faire de bêtises. Cette nuit, j’ai eu une grosse galère : j’ai cassé l’amure de J2, ça a été une mission pour l’affaler. Je suis avec le J1 mais dans un front un peu plus fort, ça va être compliqué. Là, on est au près avec une vingtaine de nœuds et il va falloir faire un bon bord pour passer le front. Pour arriver dans les alizés, ce n’est pas méchant de passer les deux premiers fronts. Ça va être sport mais ce en sera pas la guerre non plus. Soit on les traverse, soit on continue vers l’Ouest à chercher une autre dépression mais ça peut être long. Je ne voulais pas faire trop de sud pour garder la possibilité de couper plus tôt le front… Là, je suis content de la vitesse du bateau. J’essaie de bien me reposer après la galère de cette nuit qui m’a épuisé. »


Keni Piperol (Captain Alternance) : « les conditions sont encore maniables » « C’est pas évident pour l’organisme depuis 24 heures. J’ai des petits soucis informatiques, qui m’empêchent de bien recevoir les positions. J’ai un peu l’impression de faire la course dans mon coin. Mais je suis content d'être en mer et tout va bien à bord, même si j'ai hâte de glisser vers les alizés, parce que le près, c’est un peu usant. Et on en a encore pour deux jours et demi. Je n’arrive pas non plus à avoir de fichiers météo. Je n’ai pas grand monde à l’AIS, j’ai juste trois-quatre bateaux, dont le cigare rouge (le Mono Rhum de Catherine Chabaud). J’ai l’impression que pas mal d’autres bateaux sont plus Sud que moi. Pour l’instant je respecte ce que je disais avant le départ de partir d’aller dans l’Ouest le plus possible. Les conditions sont encore maniables, même si ça tape beaucoup. Ce n’est pas ce qui a de plus sympa, mais on n’a pas non plus beaucoup de manœuvres, et j’ai pris le temps de bien me reposer hier sur le bord bâbord. Le rythme est plutôt cool. J’en profite avant l’arrivée du front demain soir. Cela va être délicat parce que ça va être un front bizarre, avec juste après un deuxième plus fort qui va nous arriver dessus. Il faudra être bien réveillé à ce moment là, avec du vent instable et pas mal de houle. Il risque d’y avoir un passage à niveau à négocier »


Marc Lepesqueux (Curium Life Forward) : « C’est comme en Figaro ! »


« Après un très mauvais début, cela ne se passe pas trop mal, je suis plus dans le coup, même si j’ai un peu mal à la gorge, j’ai dû choper froid en mer. Je suis dans le bon paquet, le bateau va vite, ça tape fort sur la mer désordonnée. On a autour de 20/27 nœuds de vent. Là, je suis sous trinquette, grand-voile 1 ris. J’ai des petits problème de connexion pour envoyer des photos et des vidéos. Je vois voir comment régler le problème. J’ai eu aussi un souci avec mon enrouleur de trinquette qui s’est déconnecté et j’ai dû me bagarrer à l’avant du bateau, et l’alarme de l’homme à la mer s’est même déclenchée avec la commande du pilote. C’était un peu l’enfer pendant une heure. Mais au-delà de ces petits soucis, cela ne se passe pas trop mal à bord de ce tout nouveau bateau. Sur le plan de la course, on voit qu’il ya un bateau qui part tout droit sur une route qui l’emmène un peu au charbon. Pour l’instant, je suis un peu plus sud que lui, mais un peu plus nord que certains, parce que je pense que cela devrait passer. Et j’espère que ce sera intéressant en termes de bascule derrière. Mais les écarts entre les différents groupes ne sont pas très importants. En Class40, on est à vue. C’est comme en Figaro ! On est à côté des uns et des autres ; et si tu fais une erreur, tu tombes dans le classement, comme cela m’est arrivé au départ. Là, je vais essayer de dormir. Pour l’instant, ça tape, ça tape et il n’y a pas grand chose à faire. »


Simon Koster (Banque du Leman) : « un rythme très soutenu au début » «  Après de petites soucis de fuite de gasoil, m’ont filé la gerbe au début, ça se passer mieux. Heureusement, j’ai réussi à étanchéifier ça. On ce moment, on a une vingtaine de nœuds de vent et un peu de mer. Il ya un bon paquet de bateaux autour de moi. Juste après le départ, le nombre de bateaux sur le plan d’eau, c’était quand même hyper impressionnant. Et ce n’est pas tous les jours qu’on autant de bateaux à gérer. Au début, le rythme a été assez soutenu, jusqu’au moment où on réussi à quitter la côte et à passer le Fromveur sous Ouessant. Mais avant, il fallait être au taquet tout le temps avec des croisements et les courants. De la bonne régate. Actuellement, on est au près, mais le vent n’est pas très stable, donc on a quand même un peu de boulot pour régler les voiles. On doit aller chercher un front, puis un autre un peu dans l’Ouest. Ensuite, il va falloir arriver à passer dessous pour aller chercher les alizés. »

  • 11 nov. 2022
  • 6 min de lecture

Corentin Douguet.


Alors que la flotte continue sa progression vers le Sud-Ouest, sa densité impressionne avec plus d’une trentaine de skippers dans un rayon de 50 milles. Une grande partie des favoris sont au rendez-vous à l’approche du passage du front, un moment clé de ce début de course. En revanche, l’aventure est définitivement terminée pour Laurent Camprubi (Glaces Romanes) et Martin Louchart (Randstad-Ausy).


La journée des Class40 en bref :


  • Corentin Douguet (Queginer-Innoveo), talonné par Ian Lipinski (Crédit-Mutuel), a pris la tête d’une flotte particulièrement resserrée avant d’aborder le premier front

  • Laurent Camprubi (Glaces Romanes), en proie à de multiples soucis techniques, Martin Louchart (Randstad-Ausy), qui avait heurté des rochers jeudi, et Geoffrey Mataczynski (Fortissimo) ont annoncé avoir abandonné

  • Mikael Mergi (Centrakor) et Maxime Cauwe (Wisper) à Camaret, Jean Galfione (Serenis Consulting) à Brest, qui s’étaient arrêtés pour réparer, ont tous les trois repris la route


Une impressionnante régate au large. Les engagés en Class40 avaient prévenu les spectateurs et les aficionados depuis des semaines : la bataille s’annonçait serrée, engagée et harassante. Ce vendredi le démontre à sa manière, tant la flotte est particulièrement resserrée. Elle progresse avec une vingtaine de nœuds de vent vers le Sud-Ouest avant d’aborder le front attendu. « Ça va être sport mais je ne m’attends pas à la guerre non plus », confiait lors des vacations Ambrogio Beccaria (Alla Grande - Pirelli).


Les favoris impriment le tempo


La stratégie a donc été similaire pour la majorité des skippers, hormis Hervé Thomas (Bleu Blanc) qui fait une route plus Nord que ses camarades. Dans le peloton où figure la majorité des skippers, les favoris impriment le tempo. Corentin Douguet (Queginer-Innoveo) et Ian Lipinski (Crédit Mutuel), leaders à tour de rôle depuis ce matin et séparés de seulement 3 milles en latéral, mènent la fronde.


Leurs outsiders sont en embuscade à l’image d’Ambrogio Beccaria (4e, Alla Grande - Pirelli), Luke Berry (5e, Lamotte-Module Création) ou encore Xavier Macaire (7e, Groupe SNEF). Par ailleurs, Yoann Richomme (Paprec Arkéa, 12e) et Axel Tréhin (Project Rescue Ocean, 24e), qui avaient tous les deux écopé de la pénalité pour départ volé, sont revenus dans ce groupe de tête.


Des abandons et des retours en mer


Quand la plupart regarde donc vers l’Ouest et ce front qui les attend, d’autres ont dû renoncer. Deux nouveaux abandons sont en effet à signaler ce vendredi. Laurent Camprubi (Glaces Romanes) en proie à une multitude d’avaries, l’a annoncé dans la matinée avant de faire demi-tour vers Caen. Martin Louchart (Randstad-Ausy), lui, a dû se résigner à prendre la même décision. Il était rentré au port de Saint-Malo dès jeudi après avoir percuté des rochers. Dans l'après-midi, on a également appris l'abandon de Geoffrey Mataczynski (Fortissimo) qui lui aussi avait fait demi-tour à Saint-Malo.


De son côté, l’Australien Rupert Henri (EORA) a connu une belle frayeur dans la matinée : « mon mat a failli tomber ». « La fixation sous l'enrouleur a cassé. J’ai dû m’arrêter et naviguer dans le mauvais sens pendant une heure pendant que je le réparais. Avant, j'étais bien placé. J'essaie de mettre en place une stratégie pour minimiser mes pertes et rejoindre la flotte. »


À contrario, on imagine les sourires et l’enthousiasme chez Mikael Mergui (Centrakor), Maxime Cauwe (Wisper) et Jean Galfione (Serenis Consulting). Ils ont quitté respectivement les ports de Camaret et Brest pour mettre le cap au large et se remettre à rêver, eux aussi, d’atteindre au plus vite les alizés.


Ils ont dit aux vacations du jour

Ambrogio Beccaria (Alla Grande - Pirelli) : « Ça va être sport, mais ce ne sera pas la guerre non plus » « Le départ était super intense, il y avait plein de manœuvres à faire et on le savait. On est rentré tout de suite dans le sujet. J’ai pris un mauvais départ mais j’ai réussi à bien gérer au Cap Fréhel. Et ensuite, tout au long de la Bretagne, il fallait faire gaffe aux cailloux et aux courants. C’était stressant, il ne fallait pas faire de bêtises. Cette nuit, j’ai eu une grosse galère : j’ai cassé l’amure de J2, ça a été une mission pour l’affaler. Je suis avec le J1 mais dans un front un peu plus fort, ça va être compliqué. Là, on est au près avec une vingtaine de nœuds et il va falloir faire un bon bord pour passer le front. Pour arriver dans les alizés, ce n’est pas méchant de passer les deux premiers fronts. Ça va être sport mais ce en sera pas la guerre non plus. Soit on les traverse, soit on continue vers l’Ouest à chercher une autre dépression mais ça peut être long. Je ne voulais pas faire trop de sud pour garder la possibilité de couper plus tôt le front… Là, je suis content de la vitesse du bateau. J’essaie de bien me reposer après la galère de cette nuit qui m’a épuisé. »


Keni Piperol (Captain Alternance) : « les conditions sont encore maniables » « C’est pas évident pour l’organisme depuis 24 heures. J’ai des petits soucis informatiques, qui m’empêchent de bien recevoir les positions. J’ai un peu l’impression de faire la course dans mon coin. Mais je suis content d'être en mer et tout va bien à bord, même si j'ai hâte de glisser vers les alizés, parce que le près, c’est un peu usant. Et on en a encore pour deux jours et demi. Je n’arrive pas non plus à avoir de fichiers météo. Je n’ai pas grand monde à l’AIS, j’ai juste trois-quatre bateaux, dont le cigare rouge (le Mono Rhum de Catherine Chabaud). J’ai l’impression que pas mal d’autres bateaux sont plus Sud que moi. Pour l’instant je respecte ce que je disais avant le départ de partir d’aller dans l’Ouest le plus possible. Les conditions sont encore maniables, même si ça tape beaucoup. Ce n’est pas ce qui a de plus sympa, mais on n’a pas non plus beaucoup de manœuvres, et j’ai pris le temps de bien me reposer hier sur le bord bâbord. Le rythme est plutôt cool. J’en profite avant l’arrivée du front demain soir. Cela va être délicat parce que ça va être un front bizarre, avec juste après un deuxième plus fort qui va nous arriver dessus. Il faudra être bien réveillé à ce moment là, avec du vent instable et pas mal de houle. Il risque d’y avoir un passage à niveau à négocier »


Marc Lepesqueux (Curium Life Forward) : « C’est comme en Figaro ! »


« Après un très mauvais début, cela ne se passe pas trop mal, je suis plus dans le coup, même si j’ai un peu mal à la gorge, j’ai dû choper froid en mer. Je suis dans le bon paquet, le bateau va vite, ça tape fort sur la mer désordonnée. On a autour de 20/27 nœuds de vent. Là, je suis sous trinquette, grand-voile 1 ris. J’ai des petits problème de connexion pour envoyer des photos et des vidéos. Je vois voir comment régler le problème. J’ai eu aussi un souci avec mon enrouleur de trinquette qui s’est déconnecté et j’ai dû me bagarrer à l’avant du bateau, et l’alarme de l’homme à la mer s’est même déclenchée avec la commande du pilote. C’était un peu l’enfer pendant une heure. Mais au-delà de ces petits soucis, cela ne se passe pas trop mal à bord de ce tout nouveau bateau. Sur le plan de la course, on voit qu’il ya un bateau qui part tout droit sur une route qui l’emmène un peu au charbon. Pour l’instant, je suis un peu plus sud que lui, mais un peu plus nord que certains, parce que je pense que cela devrait passer. Et j’espère que ce sera intéressant en termes de bascule derrière. Mais les écarts entre les différents groupes ne sont pas très importants. En Class40, on est à vue. C’est comme en Figaro ! On est à côté des uns et des autres ; et si tu fais une erreur, tu tombes dans le classement, comme cela m’est arrivé au départ. Là, je vais essayer de dormir. Pour l’instant, ça tape, ça tape et il n’y a pas grand chose à faire. »


Simon Koster (Banque du Leman) : « un rythme très soutenu au début » «  Après de petites soucis de fuite de gasoil, m’ont filé la gerbe au début, ça se passer mieux. Heureusement, j’ai réussi à étanchéifier ça. On ce moment, on a une vingtaine de nœuds de vent et un peu de mer. Il ya un bon paquet de bateaux autour de moi. Juste après le départ, le nombre de bateaux sur le plan d’eau, c’était quand même hyper impressionnant. Et ce n’est pas tous les jours qu’on autant de bateaux à gérer. Au début, le rythme a été assez soutenu, jusqu’au moment où on réussi à quitter la côte et à passer le Fromveur sous Ouessant. Mais avant, il fallait être au taquet tout le temps avec des croisements et les courants. De la bonne régate. Actuellement, on est au près, mais le vent n’est pas très stable, donc on a quand même un peu de boulot pour régler les voiles. On doit aller chercher un front, puis un autre un peu dans l’Ouest. Ensuite, il va falloir arriver à passer dessous pour aller chercher les alizés. »

bottom of page