- 6 nov. 2022
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William Mathelin-Moreaux
Au lendemain de l’annonce du décalage du départ, qui aura lieu ce mercredi, les marins en Class40 se sont tous réorganisés. De petits ajustements, parfois des retours express à la maison et un quotidien rapidement repris en main. Chez les favoris comme les amateurs, tout s’est fait en douceur. Ils racontent.
Chez les Class40, les effectifs étant plus réduits que chez les Ultim 32/23, les Ocean Fifty et les IMOCA, la réorganisation après l’annonce du décalage du départ s’est faite plutôt en douceur. L’équipe de Paprec Arkéa autour de Yoann Richomme était l’une des plus fournis de la classe puisqu’une dizaine de personnes était en effet présente à Saint-Malo. Tous sont repartis ce dimanche après-midi vers Lorient, dont le skipper.
Après avoir répondu à plusieurs sollicitations médiatiques hier soir et ce matin, Yoann a souhaité « passer un temps en famille auprès de ses filles ». Lundi, il a programmé une visite du chantier de son futur IMOCA à Vannes avant de reprendre la route pour Saint-Malo en fin de journée. Pendant cette petite période de transition, seul un membre du team, le préparateur Donatien Carme, est resté dans la cité corsaire afin de veiller au bateau.
« La voile, ça reste des vacances ! »
Du côté du team Crédit Mutuel, Ian Lipinski rappelle « ne pas avoir une grosse équipe ». Ses deux préparateurs sont restés à Saint-Malo alors que le vidéaste et le photographe ne reviendront que pour le départ. « Chacun a prolongé son logement facilement, ça s’est fait en douceur », explique le skipper de Crédit Mutuel qui s’est octroyé une journée ‘off’ ce dimanche.
Même constat pour les skipper amateurs. Franz Bouvet s’en amuse : « pour moi, ça n’a pas changé grand-chose, explique le skipper de Yoda. J’ai prolongé sans souci mon logement et ce n’est pas un problème de toute façon parce que je peux dormir dans le bateau ». Surtout, ces quelques jours en plus lui permettent de travailler, lui qui est expert en construction (bâtiments et travaux publics). « La voile, ça reste des vacances ! Partir un mois, ça ajoute des contraintes et je sais que je ne vais pas vraiment avoir du temps jusqu’en Guadeloupe ! »
"On avait un peu prévu le coup"
Il y a chez les marins de Class40 une certaine forme de sérénité qui émane sur les pontons. Et il suffit d’entendre William Mathelin-Moreaux (Dékuple) pour s’en rendre compte. « Depuis quelques jours, on avait un peu prévu le coup », confie-t-il. Son équipe – un préparateur, trois personnes chargées de la communication et des relations avec les partenaires) – avait anticipé afin de pouvoir rester quelques jours de plus à Saint-Malo.
D’ailleurs, William y est installé depuis septembre afin de faciliter sa préparation. « Ça m’avait permis d’aborder la course en étant le plus ‘relax’ possible», souligne-t-il. Le jeune skipper pointe néanmoins le risque de « s’écarter de l’objectif et de se démobiliser » depuis l’annonce du décalage du départ. Afin d’y faire face, son programme est donc resté identique à la routine qu’il avait institué depuis l’ouverture du village. « Ce matin, comme tous les jours, je suis allé faire du sport et du surf pour rester actif. Et je vais continuer à regarder tranquillement la météo », assure William. La course est donc toujours dans un coin de la tête des skippers et leur envie de s’élancer tout aussi prégnante.
Franz Bouvet (Yoda)
