top of page

À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

Pink Poppy Flowers

© Charlie Dalin


Six jours après le départ de Saint-Malo, les leaders de la classe IMOCA passent le cap symbolique de la mi-parcours. La deuxième partie de cette Route du Rhum – Destination Guadeloupe s’annonce plus rapide car la perspective des alizés bienfaiteurs et des grandes glissades au portant approche. Derrière le leader Charlie Dalin (Apivia), le groupe de chasseurs est toujours aussi compact. On note les belles prestations de skippers disposant d’IMOCA neufs, encore en rodage, et ce malgré des conditions de navigations éprouvantes, laissant peu de répit aux marins et au matériel. La flotte des 34 IMOCA toujours en course s’étire sur plus de 1 400 milles.


Il y a des signes qui ne trompent pas. « Je me suis mis en short et en Crocs ce matin ! Ça sent les alizés », racontait Paul Meilhat à la vacation de ce midi, désormais équipé de ses plus belles chaussures. Le skipper de Biotherm se montrait tout de même prudent : le fameux vent portant qui propulsera les concurrents vers la Guadeloupe va encore se faire désirer car une dorsale (zone de vent faible) barre la route. « Il y a des petites ouvertures pour glisser sous l’anticyclone des Açores et vraiment atteindre les alizés, mais ce n’est pas pour tout de suite. »


« Je me régale en pensant à ce qui nous attend ! »


Actuellement, l’alizé est bien établi au 26e parallèle nord. Au pointage de 15h, le leader Charlie Dalin naviguait par 31° nord. Si le contournement de l’anticyclone se révèle hautement stratégique, les marins ressentent en tout cas la satisfaction d'enlever des couches de vêtements et de naviguer enfin au portant. « On passe d’angles très serrés à des angles où on peut choquer les écoutes. J’ai mis une voile sur le bout-dehors pour la première fois depuis le départ, cela fait du bien au moral, se réjouit Alan Roura (Hublot). L’idée est de sortir de cette zone pour avoir du portant et tester le bateau dans ces conditions me fait très plaisir. Je suis un homme heureux et je me régale en pensant à ce qui nous attend ! »


Plus en arrière, nous avons reçu cet après-midi des nouvelles fraîches de Guirec Soudée (Freelance.com) qui a entrepris de réparer les déchirures sur sa grand-voile, ce qui explique son allure réduite. Le skipper a bon espoir que sa réparation tienne et il devrait pouvoir hisser sa GV dans les heures à venir.


Les bateaux neufs déjà dans le coup


Les jours se suivent et se ressemblent pour Charlie Dalin qui poursuit son cavalier seul en tête de flotte. Au pointage de 17h (heure de métropole), le skipper d’Apivia avait plus de 80 milles d’avance sur ses poursuivants. « Depuis le début de saison, je vis une belle harmonie avec le bateau, et je suis heureux que ce soit encore le cas sur ce début de course. C’est rare d’arriver à ce niveau de plénitude », souligne Dalin. A ses trousses, on trouve Thomas Ruyant (LinkedOut) mais aussi des marins disposant d’IMOCA neufs, mis à l’eau peu de temps avant le départ de la Route du Route du Rhum – Destination Guadeloupe. C’est par exemple le cas de Paul Meilhat qui avait navigué seulement 15 jours à bord de Biotherm avant le départ. « Les IMOCA de dernière génération sont impressionnants, le gain au près est énorme, explique-t-il. On rencontre des problèmes de jeunesse, il faut souvent bricoler mais rien de grave. J’ai checké la structure du bateau, tout va bien. » Yannick Bestaven est lui aussi très satisfait de son Maître CoQ V : « Comme mon bateau est neuf, j’ai évité d’aller trop au carton, j’ai toujours fait des routes en fonction de ça. Je découvre les réglages, ce n’est pas simple car je n’ai pas beaucoup de recul mais c’est intéressant. Je ne peux pas être à 100 % du potentiel et m’occuper uniquement de la stratégie et de la vitesse. Mais je suis content d’être toujours là et sur le bon chemin pour arriver aux Antilles. »



Sam Davies (Initiatives-Cœur) est un peu plus en retrait (23e place à 430 milles de Charlie Dalin à 17h) mais la navigatrice est heureuse de découvrir son IMOCA en situation de course. « Ces derniers jours ont été un bon test, on a eu la preuve que l’équipe a bien bossé, car Initiatives Cœur est en bon état, dit-elle. Je manque d’entraînement. C’est frustrant d’être derrière, mais j’apprends beaucoup. Il n’y a rien de mieux pour apprendre que de subir la pression d’une course. »


Des pensées pour Fabrice Amedeo


Les marins encore en course ont suivi de près la mésaventure vécue hier par Fabrice Amedeo (Nexans-Art & Fenêtres) qui a dû abandonner son voilier suite à un incendie puis a été secouru par un cargo. Tous font preuve d’une belle solidarité, à l’instar de Yannick Bestaven : « Je veux lui dire que je suis de tout cœur avec lui. C’est très dur de perdre un bateau. Il vit un moment compliqué mais il va rebondir, j’en suis sûr. »


Enfin, on ne saurait conclure sans saluer la remarquable performance de Justine Mettraux (Teamwork.net) qui réalise une superbe Route du Rhum - Destination Guadeloupe. Malgré un temps de préparation court (moins de trois mois), la Suissesse navigue au contact des meilleurs et pointe en 6e position.

  • 15 nov. 2022
  • 4 min de lecture

© Charlie Dalin


Six jours après le départ de Saint-Malo, les leaders de la classe IMOCA passent le cap symbolique de la mi-parcours. La deuxième partie de cette Route du Rhum – Destination Guadeloupe s’annonce plus rapide car la perspective des alizés bienfaiteurs et des grandes glissades au portant approche. Derrière le leader Charlie Dalin (Apivia), le groupe de chasseurs est toujours aussi compact. On note les belles prestations de skippers disposant d’IMOCA neufs, encore en rodage, et ce malgré des conditions de navigations éprouvantes, laissant peu de répit aux marins et au matériel. La flotte des 34 IMOCA toujours en course s’étire sur plus de 1 400 milles.


Il y a des signes qui ne trompent pas. « Je me suis mis en short et en Crocs ce matin ! Ça sent les alizés », racontait Paul Meilhat à la vacation de ce midi, désormais équipé de ses plus belles chaussures. Le skipper de Biotherm se montrait tout de même prudent : le fameux vent portant qui propulsera les concurrents vers la Guadeloupe va encore se faire désirer car une dorsale (zone de vent faible) barre la route. « Il y a des petites ouvertures pour glisser sous l’anticyclone des Açores et vraiment atteindre les alizés, mais ce n’est pas pour tout de suite. »


« Je me régale en pensant à ce qui nous attend ! »


Actuellement, l’alizé est bien établi au 26e parallèle nord. Au pointage de 15h, le leader Charlie Dalin naviguait par 31° nord. Si le contournement de l’anticyclone se révèle hautement stratégique, les marins ressentent en tout cas la satisfaction d'enlever des couches de vêtements et de naviguer enfin au portant. « On passe d’angles très serrés à des angles où on peut choquer les écoutes. J’ai mis une voile sur le bout-dehors pour la première fois depuis le départ, cela fait du bien au moral, se réjouit Alan Roura (Hublot). L’idée est de sortir de cette zone pour avoir du portant et tester le bateau dans ces conditions me fait très plaisir. Je suis un homme heureux et je me régale en pensant à ce qui nous attend ! »


Plus en arrière, nous avons reçu cet après-midi des nouvelles fraîches de Guirec Soudée (Freelance.com) qui a entrepris de réparer les déchirures sur sa grand-voile, ce qui explique son allure réduite. Le skipper a bon espoir que sa réparation tienne et il devrait pouvoir hisser sa GV dans les heures à venir.


Les bateaux neufs déjà dans le coup


Les jours se suivent et se ressemblent pour Charlie Dalin qui poursuit son cavalier seul en tête de flotte. Au pointage de 17h (heure de métropole), le skipper d’Apivia avait plus de 80 milles d’avance sur ses poursuivants. « Depuis le début de saison, je vis une belle harmonie avec le bateau, et je suis heureux que ce soit encore le cas sur ce début de course. C’est rare d’arriver à ce niveau de plénitude », souligne Dalin. A ses trousses, on trouve Thomas Ruyant (LinkedOut) mais aussi des marins disposant d’IMOCA neufs, mis à l’eau peu de temps avant le départ de la Route du Route du Rhum – Destination Guadeloupe. C’est par exemple le cas de Paul Meilhat qui avait navigué seulement 15 jours à bord de Biotherm avant le départ. « Les IMOCA de dernière génération sont impressionnants, le gain au près est énorme, explique-t-il. On rencontre des problèmes de jeunesse, il faut souvent bricoler mais rien de grave. J’ai checké la structure du bateau, tout va bien. » Yannick Bestaven est lui aussi très satisfait de son Maître CoQ V : « Comme mon bateau est neuf, j’ai évité d’aller trop au carton, j’ai toujours fait des routes en fonction de ça. Je découvre les réglages, ce n’est pas simple car je n’ai pas beaucoup de recul mais c’est intéressant. Je ne peux pas être à 100 % du potentiel et m’occuper uniquement de la stratégie et de la vitesse. Mais je suis content d’être toujours là et sur le bon chemin pour arriver aux Antilles. »



Sam Davies (Initiatives-Cœur) est un peu plus en retrait (23e place à 430 milles de Charlie Dalin à 17h) mais la navigatrice est heureuse de découvrir son IMOCA en situation de course. « Ces derniers jours ont été un bon test, on a eu la preuve que l’équipe a bien bossé, car Initiatives Cœur est en bon état, dit-elle. Je manque d’entraînement. C’est frustrant d’être derrière, mais j’apprends beaucoup. Il n’y a rien de mieux pour apprendre que de subir la pression d’une course. »


Des pensées pour Fabrice Amedeo


Les marins encore en course ont suivi de près la mésaventure vécue hier par Fabrice Amedeo (Nexans-Art & Fenêtres) qui a dû abandonner son voilier suite à un incendie puis a été secouru par un cargo. Tous font preuve d’une belle solidarité, à l’instar de Yannick Bestaven : « Je veux lui dire que je suis de tout cœur avec lui. C’est très dur de perdre un bateau. Il vit un moment compliqué mais il va rebondir, j’en suis sûr. »


Enfin, on ne saurait conclure sans saluer la remarquable performance de Justine Mettraux (Teamwork.net) qui réalise une superbe Route du Rhum - Destination Guadeloupe. Malgré un temps de préparation court (moins de trois mois), la Suissesse navigue au contact des meilleurs et pointe en 6e position.

bottom of page