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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

Pink Poppy Flowers

© Guillaume Gatefait


Après l’abandon de Kojiro Shiraishi, il reste 37 IMOCA en course, dont deux en escale technique. Après une première nuit en mer exigeante, les marins livrent leurs premières impressions, à travers des mots du bord ou en vacation.


Justine Mettraux (TEAMWORK.NET) : « La première nuit a été fatigante, il a fallu enchainer les manœuvres. Entre le vent et le courant, il y avait pas mal de pièges à éviter, c’est une bonne chose de faite. Il y avait vite moyen de gagner ou de perdre 5 milles. Je viens de faire mon dernier virement avant un bon moment. Je vais pouvoir un peu me caler et préparer le bateau pour le vent qui va rentrer gentiment. J’ai fait quelques siestes mais maintenant je vais essayer de me reposer un peu mieux. Je navigue dans 15 à 20 nœuds de vent, dans la grisaille. Je me dirige vers le premier front, en bâbord amure. On devrait avoir une bascule à l’ouest/nord-ouest qui devrait permettre de naviguer tribord amure. Je suis dans un groupe bien compact, c’est cool d’avoir du monde autour pour caler sa vitesse. Je pense qu’on va rester ensemble jusqu'au passage du premier front. »


Fanch Guiffant (Kattan) : « Je pensais que c’était chaud pour moi, mais comme je n’étais pas très loin de Louis Burton qui n’a pas sauté, je pensais que ça allait passer pour moi. Ça m’a foutu un coup au moral de voler le départ mais j’ai réussi à faire ma réparation sans trop perdre de terrain. Il y a 48 heures pour réparer et le seul moment où il n’y avait pas beaucoup d’air, c’était au cap Fréhel, d’autant qu’il y avait du courant. Le moral est bon, c’est décevant de commencer une course avec une pénalité, mais je suis tellement content d’être ici, que tout va bien. J’ai recollé aux autres IMOCA et il y a encore 3 400 milles à faire, ce n’est pas fini ! Nous faisons notre course derrière les foilers. La nuit a été dense, je n’ai pas beaucoup dormi, il y avait beaucoup de trafic, avec des rafales à 30 nœuds. Il y a des groupes qui partent dans l’Ouest d’autres dans le Sud. Je me suis fait un contre-bord et je vais retourner dans l’Ouest dans pas trop longtemps. Il y a un peu de mer, mais cela va se tasser. Il faut aller chercher le front qui va passer dans la nuit de vendredi à samedi et ensuite repiquer vers l’anticyclone. Le principe sera de descendre dans le Sud-Ouest. Je n’ai pas eu le temps ce matin de vraiment me poser pour regarder les derniers fichiers météo. »


Fabrice Amedeo (Nexans – Art et Fenêtres) : « Le début de course a été complet avec déjà pas mal de conditions différentes : un louvoyage intense après le départ jusqu’au cap Frehel, du vent mou avec du courant à gérer puis du médium. Je suis ce matin à Ouessant et vais affiner ma trajectoire pour aborder une dépression qui nous arrive dessus. Avec autant de participants (138) sur la Route du Rhum, j’ai dû gérer des croisements toute la nuit et n’ai pas encore pu dormir. La nuit a également été marquée par une erreur de placement vis à vis du courant important en Manche qui m’a fait perdre du terrain. Ça c’est fait ! La route est longue et je ne vais rien lâcher ! »


Yannick Bestaven (Maître CoQ V) : « La nuit a été difficile, je n’ai pas beaucoup dormi et j’ai dû effectuer beaucoup de virements de bord. Il y a eu du vent. Je n’ai pas très bien navigué après la marque de Fréhel. C’est dommage car j’avais pris un bon départ. La mise en jambe est difficile mais c’est pour tout le monde pareil. Il va falloir que j'essaye de me reposer dès que possible. »


Giancarlo Pedote (Prysmian Group) : « Différents points de passages ont marqué le début de course : Fréhel, Bréhat, pointe Bretagne, chenal du Four... C’était intense et je n’ai pas beaucoup dormi ! Je me décale vers le sud pour espérer avoir une bascule de vent qui me permettra de prendre le front un peu moins violemment et me caler dans l'est en approche de l'anticyclone. Ça fait plaisir de se retrouver seul en mer d'Iroise. On est obligé de retrouver rapidement nos repères car il y a pas mal de croisements. »

  • 10 nov. 2022
  • 3 min de lecture

© Guillaume Gatefait


Après l’abandon de Kojiro Shiraishi, il reste 37 IMOCA en course, dont deux en escale technique. Après une première nuit en mer exigeante, les marins livrent leurs premières impressions, à travers des mots du bord ou en vacation.


Justine Mettraux (TEAMWORK.NET) : « La première nuit a été fatigante, il a fallu enchainer les manœuvres. Entre le vent et le courant, il y avait pas mal de pièges à éviter, c’est une bonne chose de faite. Il y avait vite moyen de gagner ou de perdre 5 milles. Je viens de faire mon dernier virement avant un bon moment. Je vais pouvoir un peu me caler et préparer le bateau pour le vent qui va rentrer gentiment. J’ai fait quelques siestes mais maintenant je vais essayer de me reposer un peu mieux. Je navigue dans 15 à 20 nœuds de vent, dans la grisaille. Je me dirige vers le premier front, en bâbord amure. On devrait avoir une bascule à l’ouest/nord-ouest qui devrait permettre de naviguer tribord amure. Je suis dans un groupe bien compact, c’est cool d’avoir du monde autour pour caler sa vitesse. Je pense qu’on va rester ensemble jusqu'au passage du premier front. »


Fanch Guiffant (Kattan) : « Je pensais que c’était chaud pour moi, mais comme je n’étais pas très loin de Louis Burton qui n’a pas sauté, je pensais que ça allait passer pour moi. Ça m’a foutu un coup au moral de voler le départ mais j’ai réussi à faire ma réparation sans trop perdre de terrain. Il y a 48 heures pour réparer et le seul moment où il n’y avait pas beaucoup d’air, c’était au cap Fréhel, d’autant qu’il y avait du courant. Le moral est bon, c’est décevant de commencer une course avec une pénalité, mais je suis tellement content d’être ici, que tout va bien. J’ai recollé aux autres IMOCA et il y a encore 3 400 milles à faire, ce n’est pas fini ! Nous faisons notre course derrière les foilers. La nuit a été dense, je n’ai pas beaucoup dormi, il y avait beaucoup de trafic, avec des rafales à 30 nœuds. Il y a des groupes qui partent dans l’Ouest d’autres dans le Sud. Je me suis fait un contre-bord et je vais retourner dans l’Ouest dans pas trop longtemps. Il y a un peu de mer, mais cela va se tasser. Il faut aller chercher le front qui va passer dans la nuit de vendredi à samedi et ensuite repiquer vers l’anticyclone. Le principe sera de descendre dans le Sud-Ouest. Je n’ai pas eu le temps ce matin de vraiment me poser pour regarder les derniers fichiers météo. »


Fabrice Amedeo (Nexans – Art et Fenêtres) : « Le début de course a été complet avec déjà pas mal de conditions différentes : un louvoyage intense après le départ jusqu’au cap Frehel, du vent mou avec du courant à gérer puis du médium. Je suis ce matin à Ouessant et vais affiner ma trajectoire pour aborder une dépression qui nous arrive dessus. Avec autant de participants (138) sur la Route du Rhum, j’ai dû gérer des croisements toute la nuit et n’ai pas encore pu dormir. La nuit a également été marquée par une erreur de placement vis à vis du courant important en Manche qui m’a fait perdre du terrain. Ça c’est fait ! La route est longue et je ne vais rien lâcher ! »


Yannick Bestaven (Maître CoQ V) : « La nuit a été difficile, je n’ai pas beaucoup dormi et j’ai dû effectuer beaucoup de virements de bord. Il y a eu du vent. Je n’ai pas très bien navigué après la marque de Fréhel. C’est dommage car j’avais pris un bon départ. La mise en jambe est difficile mais c’est pour tout le monde pareil. Il va falloir que j'essaye de me reposer dès que possible. »


Giancarlo Pedote (Prysmian Group) : « Différents points de passages ont marqué le début de course : Fréhel, Bréhat, pointe Bretagne, chenal du Four... C’était intense et je n’ai pas beaucoup dormi ! Je me décale vers le sud pour espérer avoir une bascule de vent qui me permettra de prendre le front un peu moins violemment et me caler dans l'est en approche de l'anticyclone. Ça fait plaisir de se retrouver seul en mer d'Iroise. On est obligé de retrouver rapidement nos repères car il y a pas mal de croisements. »

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