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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

Pink Poppy Flowers

© Stan Thuret (Everial)


Les mots du large du jour commencent par un poème, celui de Stan Thuret (Everial) qui a trempé sa plume dans l’immensité de l’océan pour quelques vers illustrant la belle odyssée en solitaire qui se poursuit de plus belle pour les 38 skippers de la flotte Class40. Derrière les distances au but, les chiffres en nœuds ou en milles, ces lettres et mots du large de Cédric Chateau (Sogestran-Seafrigo), Nicolas D’estais (HappyVore - Café Joyeux), Antoine Carpentier (Redman), Mathieu Claveau (Prendre la mer, Agir pour la Forêt), Didier Le Vourch (Vicitan), Kito de Pavant (HBF-Reforest’Action), Franz Bouvet (Yoda), ou encore Victor Jost (Caisses Réunionnaises Complémentaires) sont autant de récits de sacrées péripéties vécues sous spi…


Stan Thuret (Everial) : « Le temps de l’océan » Je ne suis pas là-bas devant. Mais je suis au présent sur l’océan. Cet océan si grand si puissant Que je trace sans prendre le temps. Ni le temps de remercier. Ni le temps de m’excuser. De toutes ces vanités Qu’il doit réparer. Alors pour un instant, J’essaye de voir plus grand. Ce qui nous fait rêver Ce qui nous fait aimer. Ce qui nous rend vivant. Malmené et secoué, Dans ma cabane, là flottant. Je le retrouve toujours présent. Le temps de l’océan.


Antoine Carpentier (Redman) : « le spi s’est ouvert entre trois ou quatre morceaux » « Cette journée a bien mal démarré. Tout a commencé au lever du jour je faisais ma petite vidéo pour vous l’envoyer, quand le spi s’est mis à claquer dans une accélération du bateau. Cela arrive assez fréquemment, mais là je vois l’écoute travailler avec un angle pas normal du tout ! Verdict : le spi s’est ouvert en trois, voire quatre morceaux ! Branle-bas de combat, on affale et on renvoie tout de suite un autre spi ! Y’a 20 nœuds de vent, c’est un peu fort pour ce bon A2 qui a fini dans l’eau deux jours avant. Je mets donc le A6, un spi de brise, qui malgré tout nous a à peine ralenti. Je vais perdre toute la journée, mais pas grand chose, le vent doit monter donc si ça se trouve je ne vais rien perdre du tout ! Bref, l'heure est à savoir si je peux réparer, la réponse est qu’il y a près d’une vingtaine d’heures de réparation. Autant vous dire que je me sens plus utile à faire marcher le bateau plutôt que d’improviser un plancher de voilier à l’intérieur du bateau sans avoir la garantie que la réparation tienne (…) Des journées comme ça, on s’en serait bien passé ! Il y a quatre ans, je n’avais plus d’aérien, plus de spi du tout et ça ne m’a pas empêché de rallier l’arrivée en course ! Alors il faut juste relativiser ; et on ne peut que composer avec ce qu’on a ou ce qu’il nous reste ! Après si Eole décide de nous donner un coup de main , ça ne sera pas de refus ! On est passé sous la barre des 1000 milles de l’arrivée. Si on continue à ce rythme là, on pourrait arriver dans la nuit de mercredi à jeudi ! »


Cédric Chateau (Sogestran-Seafroigo) :  CARRIBEAN EXPRESS « Après 48 h à vive allure sur la ligne 172 - STOP - sortie de piste dans un gros grain - STOP - comme d'habitude, dos rond en naviguant bas - STOP - j'en profite pour faire charge moteur + vider cale arrière - STOP - activation de la loi de Murphy - STOP - le spi se dégonfle et s'enroule autour du système d'affalage - STOP - je n'entends rien car à l'arrière, la tête dans me moteur - STOP - ça prend le temps de bien bien se serrer - STOP - suis maintenant sur plage avant, il y a 30 nds, nuit noire - STOP - sentiment personnel de grande solitude - STOP - maman peut dormir tranquille, j'ai les balises, gilet, harnais frappé à la ligne de vie, un parachute et la ceinture de sécurité - STOP - j'affale sans chaussette direction l'intérieur du bateau. - STOP - je n'arrive pas à ouvrir la pièce à goupille de mon amure mouflée - STOP - un couteau multifonctions qui passait par là y arrive - STOP - mon J2 se choque et se fait un noeuds sur lui-même - STOP - second sentiment de grande solitude - STOP - la suite, c'est démêlage à bord, enchaussettage à bord, enlever les noeuds, re-gréer, râler, vérifier gréement et repartir - FIN DE TRANSMISSION. Vous l'avez compris la ligne 172 du CARRIBEAN EXPRESS a pris un peu de retard cette nuit. Dans l'opération, aucun dégât à signaler ce qui est une bonne chose, mais 50 milles nautiques perdus (plus quelques points de vie) sur une flotte que j'imaginais pouvoir aller chercher. Ce n'est pas fini, ça repart à l'attaque. 
PS : new speed record de Sogestran-Seafrigo : 25.4nds »


Nicolas D’estais (HappyVore - Café Joyeux) : « des bords à 16-17 nœuds constants sur plusieurs minutes » « J'ai enfin pu toucher les mêmes alizés que les copains ! La régate pour le finish à armes égales peut enfin commencer. Ce vent me permet de tenir des vitesses bien plus élevées avec des bords à 16-17 nœuds constants sur plusieurs minutes. Ça régale ! Mais il faut rester à proximité des écoutes car parfois les bords "civilisés" dégénèrent rapidement. Il reste du chemin, et j'ai besoin de mes spis jusqu'au bout. D’expérience, on sait que sur les bords rapides au portant ces voiles sont le fusible. Nuit vraiment sympa sous la casquette, short et T-shirt, à débouler tout droit vers l'arrivée. Le ciel est hyper étoilé, j'ai même eu droit a une petite étoile filante tout a l'heure ! »


Mathieu Claveau (Prendre la mer, Agir pour la forêt) : « mon esprit est parti rêvasser un peu trop loin » « Cette nuit, après avoir veillé aux grains (je ne sais pas si l'expression n'est pas plus du monde agricole... - cela fait plusieurs fois que je me le demande ! -, je suis allé me reposer sous les étoiles. Et mon esprit est parti rêvasser un peu trop loin ! J'entendais la DC qui neutralisait la course pour cause d'onde tropicale ou cyclone. Elle nous demandait de rentrer à Saint-Malo pour relancer un départ. Le report m’aurait-il un peu perturbé ? Bref, je me soigne et j'ai pu super bien dormir ! Je dors d'ailleurs pas mal bien qu'il fasse chaud afin de rester au maximum lucide. »


Didier Le Vourch (Vicitan) : « Le spi claque une fois, il explose en deux » « Hier soir, alors que j'étais sous grand spi, je décide de l'affaler pour la nuit étant donné que c’est est mon dernier spi. Je confie donc la barre au pilote le temps de me préparer à la manoeuvre. Et d'un coup le bateau se fait prendre sur le côté par une vague et part au lof. Le spi claque une fois, il explose en deux tombe à l'eau. Je mets une bonne heure a le récupérer. Je na sais pas encore si je peux le réparer. Je navigue sous gennaker. Forcément ma vitesse en pâtit. La lutte pour la 20è place est compromise ; et forcément mon ETA est décalée. »


Kito de Pavant (HBF-Reforest’Action) : une journée plus de tout « C’est dimanche , du coup, on a eu un peu de visite !!! D’abord, c’est l’alarme de l’AIS qui retentit. Tiens ! qui voilà ? le catamaran de Loic Escoffier, le Malouin, qui croise derrière à moins de 2 milles. il est plus lofé que moi, sous gennaker. Je l’appelle en VHF et on discute cinq minutes. Apparemment, tout va bien sur son bateau à part des soucis de plombage de ses hélices. J’ai compris qu’il aurait une pénalité à effectuer avant l’arrivée. il y aurait aussi Bilou dans le coin un peu plus devant. Le frangin Kevin, lui, se bagarre pour le podium en IMOCA .C’est demain que ça se joue pour eux. Et je crois que c’est très serré devant entre Charlie et Thomas. J’ai vu aussi que c’était super chaud entre les deux premiers Ocean Fifty mais je n’ai pas eu le résultat final entre Quentin et Erwan ? Plus tard, l’alarme AIS retentit à nouveau. Cette fois c’est un gros cargo qui descend vers les Caraïbes à 13 nœuds. Il passe devant. Sinon, c’est une journée + : plus de vent, plus de vagues, plus de sargasses, plus de poissons volants, plus de nuages, etc., mais pas encore de grains. Bien évidemment, il suffit que j’écrive ça pour qu’il y en ait un qui se pointe !!Je prends un ris et je reviens… C’était nécessaire ! » Franz Bouvet (Yoda) : « Encore 1700 milles jusqu’à Pointe-à-Pitre» « 13ème jour de course. Toujours un temps à grains avec des variations de vent de 15 à 30 nœuds à gérer. Un peu de rangement à faire dans le bateau, de petits aménagements pour faciliter la prise de ris ou l'affalage du spi, pour s'occuper entre la barre, le repos et les repas. Encore 1700 milles environ jusqu'à Pointe à Pitre.»


Victor Jost (Caisse Réunionnaises Complémentaire) : « Ce ne sont pas les péripéties qui manquent» « On est au 11e jour de course sur la Route du Rhum ! Je suis à la latitude de Miami et à la longitude de… oups, bah il n’y a rien à part l'Antarctique ou le Groenland à 32°W ! En tout cas, ce ne sont pas les péripéties qui manquent ! Pour rentrer dans le vif du sujet, les plus observateurs d'entre vous ont surement remarqué que j’ai un peu ralenti depuis hier. En effet, j'ai fais face à une multitudes de bonnes galères, un peu tous les soucis liés à la navigation sous spi. (…) Aujourd’hui, je suis resté sous petit spi car je ne me sentais pas encore de remettre le medium. Disons que j’irai plus vite avec, mais il est un peu trop grand pour le vent qu’il y a parfois. En revanche, celui qui est à poste est un peu trop petit. C’est bête. Je temporise donc, je me repose un peu et du coup ça me laisse un peu le temps de profiter. Je ne suis pas le plus lent des bateaux autour de moi, donc ça va.. Il y a juste Everial et Vogue avec un Crohn qui ont foncé à fond toute la nuit et toute la journée, et m’ont doublé. Malgré tout ça je profite pas mal de la journée aujourd’hui, c’est vraiment sympa. J’ai surfé à l'avant d'un grain ce matin, c’était génial, du coup il y avait beaucoup de vent c’était parfaitement adapté à ma voile ! Je relativise de toute façon, car je parle un peu avec les copains autour par mail et on a tous notre lot de galères (…) Ah si, nouvelle météo ce matin, le modèle américain le GFS voit une dorsale s'étendre vers la Guadeloupe, donc ça nous forcerait à la contourner par le Sud. D’après mon dernier routage, cela me rajouterait un jour de plus en mer. À suivre… »

  • 21 nov. 2022
  • 7 min de lecture

© Stan Thuret (Everial)


Les mots du large du jour commencent par un poème, celui de Stan Thuret (Everial) qui a trempé sa plume dans l’immensité de l’océan pour quelques vers illustrant la belle odyssée en solitaire qui se poursuit de plus belle pour les 38 skippers de la flotte Class40. Derrière les distances au but, les chiffres en nœuds ou en milles, ces lettres et mots du large de Cédric Chateau (Sogestran-Seafrigo), Nicolas D’estais (HappyVore - Café Joyeux), Antoine Carpentier (Redman), Mathieu Claveau (Prendre la mer, Agir pour la Forêt), Didier Le Vourch (Vicitan), Kito de Pavant (HBF-Reforest’Action), Franz Bouvet (Yoda), ou encore Victor Jost (Caisses Réunionnaises Complémentaires) sont autant de récits de sacrées péripéties vécues sous spi…


Stan Thuret (Everial) : « Le temps de l’océan » Je ne suis pas là-bas devant. Mais je suis au présent sur l’océan. Cet océan si grand si puissant Que je trace sans prendre le temps. Ni le temps de remercier. Ni le temps de m’excuser. De toutes ces vanités Qu’il doit réparer. Alors pour un instant, J’essaye de voir plus grand. Ce qui nous fait rêver Ce qui nous fait aimer. Ce qui nous rend vivant. Malmené et secoué, Dans ma cabane, là flottant. Je le retrouve toujours présent. Le temps de l’océan.


Antoine Carpentier (Redman) : « le spi s’est ouvert entre trois ou quatre morceaux » « Cette journée a bien mal démarré. Tout a commencé au lever du jour je faisais ma petite vidéo pour vous l’envoyer, quand le spi s’est mis à claquer dans une accélération du bateau. Cela arrive assez fréquemment, mais là je vois l’écoute travailler avec un angle pas normal du tout ! Verdict : le spi s’est ouvert en trois, voire quatre morceaux ! Branle-bas de combat, on affale et on renvoie tout de suite un autre spi ! Y’a 20 nœuds de vent, c’est un peu fort pour ce bon A2 qui a fini dans l’eau deux jours avant. Je mets donc le A6, un spi de brise, qui malgré tout nous a à peine ralenti. Je vais perdre toute la journée, mais pas grand chose, le vent doit monter donc si ça se trouve je ne vais rien perdre du tout ! Bref, l'heure est à savoir si je peux réparer, la réponse est qu’il y a près d’une vingtaine d’heures de réparation. Autant vous dire que je me sens plus utile à faire marcher le bateau plutôt que d’improviser un plancher de voilier à l’intérieur du bateau sans avoir la garantie que la réparation tienne (…) Des journées comme ça, on s’en serait bien passé ! Il y a quatre ans, je n’avais plus d’aérien, plus de spi du tout et ça ne m’a pas empêché de rallier l’arrivée en course ! Alors il faut juste relativiser ; et on ne peut que composer avec ce qu’on a ou ce qu’il nous reste ! Après si Eole décide de nous donner un coup de main , ça ne sera pas de refus ! On est passé sous la barre des 1000 milles de l’arrivée. Si on continue à ce rythme là, on pourrait arriver dans la nuit de mercredi à jeudi ! »


Cédric Chateau (Sogestran-Seafroigo) :  CARRIBEAN EXPRESS « Après 48 h à vive allure sur la ligne 172 - STOP - sortie de piste dans un gros grain - STOP - comme d'habitude, dos rond en naviguant bas - STOP - j'en profite pour faire charge moteur + vider cale arrière - STOP - activation de la loi de Murphy - STOP - le spi se dégonfle et s'enroule autour du système d'affalage - STOP - je n'entends rien car à l'arrière, la tête dans me moteur - STOP - ça prend le temps de bien bien se serrer - STOP - suis maintenant sur plage avant, il y a 30 nds, nuit noire - STOP - sentiment personnel de grande solitude - STOP - maman peut dormir tranquille, j'ai les balises, gilet, harnais frappé à la ligne de vie, un parachute et la ceinture de sécurité - STOP - j'affale sans chaussette direction l'intérieur du bateau. - STOP - je n'arrive pas à ouvrir la pièce à goupille de mon amure mouflée - STOP - un couteau multifonctions qui passait par là y arrive - STOP - mon J2 se choque et se fait un noeuds sur lui-même - STOP - second sentiment de grande solitude - STOP - la suite, c'est démêlage à bord, enchaussettage à bord, enlever les noeuds, re-gréer, râler, vérifier gréement et repartir - FIN DE TRANSMISSION. Vous l'avez compris la ligne 172 du CARRIBEAN EXPRESS a pris un peu de retard cette nuit. Dans l'opération, aucun dégât à signaler ce qui est une bonne chose, mais 50 milles nautiques perdus (plus quelques points de vie) sur une flotte que j'imaginais pouvoir aller chercher. Ce n'est pas fini, ça repart à l'attaque. 
PS : new speed record de Sogestran-Seafrigo : 25.4nds »


Nicolas D’estais (HappyVore - Café Joyeux) : « des bords à 16-17 nœuds constants sur plusieurs minutes » « J'ai enfin pu toucher les mêmes alizés que les copains ! La régate pour le finish à armes égales peut enfin commencer. Ce vent me permet de tenir des vitesses bien plus élevées avec des bords à 16-17 nœuds constants sur plusieurs minutes. Ça régale ! Mais il faut rester à proximité des écoutes car parfois les bords "civilisés" dégénèrent rapidement. Il reste du chemin, et j'ai besoin de mes spis jusqu'au bout. D’expérience, on sait que sur les bords rapides au portant ces voiles sont le fusible. Nuit vraiment sympa sous la casquette, short et T-shirt, à débouler tout droit vers l'arrivée. Le ciel est hyper étoilé, j'ai même eu droit a une petite étoile filante tout a l'heure ! »


Mathieu Claveau (Prendre la mer, Agir pour la forêt) : « mon esprit est parti rêvasser un peu trop loin » « Cette nuit, après avoir veillé aux grains (je ne sais pas si l'expression n'est pas plus du monde agricole... - cela fait plusieurs fois que je me le demande ! -, je suis allé me reposer sous les étoiles. Et mon esprit est parti rêvasser un peu trop loin ! J'entendais la DC qui neutralisait la course pour cause d'onde tropicale ou cyclone. Elle nous demandait de rentrer à Saint-Malo pour relancer un départ. Le report m’aurait-il un peu perturbé ? Bref, je me soigne et j'ai pu super bien dormir ! Je dors d'ailleurs pas mal bien qu'il fasse chaud afin de rester au maximum lucide. »


Didier Le Vourch (Vicitan) : « Le spi claque une fois, il explose en deux » « Hier soir, alors que j'étais sous grand spi, je décide de l'affaler pour la nuit étant donné que c’est est mon dernier spi. Je confie donc la barre au pilote le temps de me préparer à la manoeuvre. Et d'un coup le bateau se fait prendre sur le côté par une vague et part au lof. Le spi claque une fois, il explose en deux tombe à l'eau. Je mets une bonne heure a le récupérer. Je na sais pas encore si je peux le réparer. Je navigue sous gennaker. Forcément ma vitesse en pâtit. La lutte pour la 20è place est compromise ; et forcément mon ETA est décalée. »


Kito de Pavant (HBF-Reforest’Action) : une journée plus de tout « C’est dimanche , du coup, on a eu un peu de visite !!! D’abord, c’est l’alarme de l’AIS qui retentit. Tiens ! qui voilà ? le catamaran de Loic Escoffier, le Malouin, qui croise derrière à moins de 2 milles. il est plus lofé que moi, sous gennaker. Je l’appelle en VHF et on discute cinq minutes. Apparemment, tout va bien sur son bateau à part des soucis de plombage de ses hélices. J’ai compris qu’il aurait une pénalité à effectuer avant l’arrivée. il y aurait aussi Bilou dans le coin un peu plus devant. Le frangin Kevin, lui, se bagarre pour le podium en IMOCA .C’est demain que ça se joue pour eux. Et je crois que c’est très serré devant entre Charlie et Thomas. J’ai vu aussi que c’était super chaud entre les deux premiers Ocean Fifty mais je n’ai pas eu le résultat final entre Quentin et Erwan ? Plus tard, l’alarme AIS retentit à nouveau. Cette fois c’est un gros cargo qui descend vers les Caraïbes à 13 nœuds. Il passe devant. Sinon, c’est une journée + : plus de vent, plus de vagues, plus de sargasses, plus de poissons volants, plus de nuages, etc., mais pas encore de grains. Bien évidemment, il suffit que j’écrive ça pour qu’il y en ait un qui se pointe !!Je prends un ris et je reviens… C’était nécessaire ! » Franz Bouvet (Yoda) : « Encore 1700 milles jusqu’à Pointe-à-Pitre» « 13ème jour de course. Toujours un temps à grains avec des variations de vent de 15 à 30 nœuds à gérer. Un peu de rangement à faire dans le bateau, de petits aménagements pour faciliter la prise de ris ou l'affalage du spi, pour s'occuper entre la barre, le repos et les repas. Encore 1700 milles environ jusqu'à Pointe à Pitre.»


Victor Jost (Caisse Réunionnaises Complémentaire) : « Ce ne sont pas les péripéties qui manquent» « On est au 11e jour de course sur la Route du Rhum ! Je suis à la latitude de Miami et à la longitude de… oups, bah il n’y a rien à part l'Antarctique ou le Groenland à 32°W ! En tout cas, ce ne sont pas les péripéties qui manquent ! Pour rentrer dans le vif du sujet, les plus observateurs d'entre vous ont surement remarqué que j’ai un peu ralenti depuis hier. En effet, j'ai fais face à une multitudes de bonnes galères, un peu tous les soucis liés à la navigation sous spi. (…) Aujourd’hui, je suis resté sous petit spi car je ne me sentais pas encore de remettre le medium. Disons que j’irai plus vite avec, mais il est un peu trop grand pour le vent qu’il y a parfois. En revanche, celui qui est à poste est un peu trop petit. C’est bête. Je temporise donc, je me repose un peu et du coup ça me laisse un peu le temps de profiter. Je ne suis pas le plus lent des bateaux autour de moi, donc ça va.. Il y a juste Everial et Vogue avec un Crohn qui ont foncé à fond toute la nuit et toute la journée, et m’ont doublé. Malgré tout ça je profite pas mal de la journée aujourd’hui, c’est vraiment sympa. J’ai surfé à l'avant d'un grain ce matin, c’était génial, du coup il y avait beaucoup de vent c’était parfaitement adapté à ma voile ! Je relativise de toute façon, car je parle un peu avec les copains autour par mail et on a tous notre lot de galères (…) Ah si, nouvelle météo ce matin, le modèle américain le GFS voit une dorsale s'étendre vers la Guadeloupe, donc ça nous forcerait à la contourner par le Sud. D’après mon dernier routage, cela me rajouterait un jour de plus en mer. À suivre… »

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