top of page

À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

Pink Poppy Flowers

En Ultim 32/23, le décalage en latitude de plus de 150 milles entre les deux leaders Maxi Edmond de Rothschild et SVR Lazartique et le troisième Sodebo Ultim 3 pourrait avoir des conséquences durables sur le reste du parcours. La configuration est un peu différente chez les Ocean Fifty mais le mécanisme météo identique.


Hier en fin de journée, Sodebo Ultim 3 a été contraint de faire de l’Ouest pus tôt que ses camarades car il était décalé d’environ 50 milles au Nord lors du passage du front. Comme la meilleure défense est parfois l’attaque, Thomas Coville a décidé de faire contre mauvaise fortune bon coeur. « Charles et François ont pu glisser un peu mieux que moi. L’autre stratégie cherchait à aller chercher dans l’ouest pour faire le raccord entre les deux systèmes. Dans notre position, on ne voyait pas trop comment faire autrement » disait à 9h00 le skipper de Sodebo Ultim 3 qui s’apprêtait à passer le front en fin de matinée. Le vent sur la zone où évolue Thomas était déjà de 30 noeuds et c’est sous 1 ris et trinquette que le skipper progressait pour affronter cette nouvelle barrière qui promet des vents à 35 noeuds. Au Sud où naviguent collés serrés Charles Caudrelier et François Gabart, le vent pourrait être un poil moins fort mais au delà des chiffres, ce sont deux stratégies différentes qui s’affrontent. L’enjeu des prochaines heures derrière le front est bien de trouver le meilleur passage dans les hautes pressions de l’excroissance de l’anticyclone des Açores (dorsale), avec à la clef les alizés dès dimanche soir. Plus décalé dans l’Ouest, Sodebo Ultim 3 pourrait y trouver moins de vent mais un meilleur angle pour descendre Sud. Avec le risque de se réaligner derrière les leaders qui avec plus de pression pourraient prendre la poudre d’escampette. Qu’en sera-t-il pour les Ocean Fifty ? L’analyse est différente car les deux bateaux au nord-ouest (Solidaires et Peloton ARSEP et Arkema) sont aussi ceux qui ont pris la tête de la flotte. Ils toucheront cet après midi le front les premiers « un front qui restera maniable » selon Eric Péron en sixième position. Le skipper de Komilfo pestait ce matin contre la pétole qui bloque les petits multicoques depuis la nuit dernière : «Même s’il ya encore beaucoup de route, c’est un peu stressant d’imaginer que la course pourrait se jouer là ». Si les premiers négocient bien le phénomène, ils pourraient se retrouver en effet à une latitude proche du groupe du Sud, avec un gain important sur la route qui conduit à Pointe à Pitre. Mais rien ne se passe jamais comme dans les livres et c’est tout de même Sébastien Rogues sur Primionial, le plus au Sud des Ocean Fifty, qui était de loin le plus véloce de la flotte toute la matinée, avec en prime un bel angle sur la route… Premier verdict en fin de journée.

  • 12 nov. 2022
  • 2 min de lecture

En Ultim 32/23, le décalage en latitude de plus de 150 milles entre les deux leaders Maxi Edmond de Rothschild et SVR Lazartique et le troisième Sodebo Ultim 3 pourrait avoir des conséquences durables sur le reste du parcours. La configuration est un peu différente chez les Ocean Fifty mais le mécanisme météo identique.


Hier en fin de journée, Sodebo Ultim 3 a été contraint de faire de l’Ouest pus tôt que ses camarades car il était décalé d’environ 50 milles au Nord lors du passage du front. Comme la meilleure défense est parfois l’attaque, Thomas Coville a décidé de faire contre mauvaise fortune bon coeur. « Charles et François ont pu glisser un peu mieux que moi. L’autre stratégie cherchait à aller chercher dans l’ouest pour faire le raccord entre les deux systèmes. Dans notre position, on ne voyait pas trop comment faire autrement » disait à 9h00 le skipper de Sodebo Ultim 3 qui s’apprêtait à passer le front en fin de matinée. Le vent sur la zone où évolue Thomas était déjà de 30 noeuds et c’est sous 1 ris et trinquette que le skipper progressait pour affronter cette nouvelle barrière qui promet des vents à 35 noeuds. Au Sud où naviguent collés serrés Charles Caudrelier et François Gabart, le vent pourrait être un poil moins fort mais au delà des chiffres, ce sont deux stratégies différentes qui s’affrontent. L’enjeu des prochaines heures derrière le front est bien de trouver le meilleur passage dans les hautes pressions de l’excroissance de l’anticyclone des Açores (dorsale), avec à la clef les alizés dès dimanche soir. Plus décalé dans l’Ouest, Sodebo Ultim 3 pourrait y trouver moins de vent mais un meilleur angle pour descendre Sud. Avec le risque de se réaligner derrière les leaders qui avec plus de pression pourraient prendre la poudre d’escampette. Qu’en sera-t-il pour les Ocean Fifty ? L’analyse est différente car les deux bateaux au nord-ouest (Solidaires et Peloton ARSEP et Arkema) sont aussi ceux qui ont pris la tête de la flotte. Ils toucheront cet après midi le front les premiers « un front qui restera maniable » selon Eric Péron en sixième position. Le skipper de Komilfo pestait ce matin contre la pétole qui bloque les petits multicoques depuis la nuit dernière : «Même s’il ya encore beaucoup de route, c’est un peu stressant d’imaginer que la course pourrait se jouer là ». Si les premiers négocient bien le phénomène, ils pourraient se retrouver en effet à une latitude proche du groupe du Sud, avec un gain important sur la route qui conduit à Pointe à Pitre. Mais rien ne se passe jamais comme dans les livres et c’est tout de même Sébastien Rogues sur Primionial, le plus au Sud des Ocean Fifty, qui était de loin le plus véloce de la flotte toute la matinée, avec en prime un bel angle sur la route… Premier verdict en fin de journée.

bottom of page