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LE MAG DU RHUM. Les concurrents sont partis depuis 24 heures, n’ont passé qu’une nuit à bord et n’ont pas eu de conditions dantesques. Pourtant, entre les hautes vitesses, l’amarinage et les premières bricoles sur les bateaux, rien n’est facile à bord. Témoignage à l’issue des vacations.


Élodie Bonafous à bord d'Association de Petits Princes Quéginer @ Romain Marie
Élodie Bonafous à bord d'Association de Petits Princes Quéginer @ Romain Marie

Les images du départ, ce grand ciel bleu et ce vent medium, seraient presque trompeuses. La course au large n’a rien d’un long fleuve tranquille et il suffit de tendre l’oreille sur ce qu’ont vécu les skippers en l’espace de 24 heures pour s’en convaincre. Déjà, il y a eu les premières avaries : un démâtage pour Quentin Le Nabour (Bleu Blanc Rouge Location, Class40), un souci de safran pour Anthony Marchand (Actual Ultim 4, Ultim), une voie d’eau et un problème électrique pour Marco Guerra (Imagin’Act – Socomec). « Il y a pas mal de petits sujets, de petites galères sur les bateaux qu’on constate à l’issue de cette première nuit », confie-t-on à la direction de course.

« Il y avait de quoi être occupé » (François Guiffant)

Mais surtout, tous reconnaissent qu’il faut s’employer et que rien n’est facile à bord. « Entre le vent, les concurrents, les cargos, les manœuvres, je ne me suis pas ennuyé », confie Jean-Baptiste Daramy (Anett-Kalhyge) qui passait sa première nuit en solitaire et en course à bord d’un IMOCA. François Guiffant (We Explore, Vintage Multi) fait l’inventaire des tâches : « il a fallu rouler et dérouler des voiles une partie de la nuit puis veiller aux cargos, aux pêcheurs et aux concurrents et veiller à de légers problèmes… Il y avait de quoi être occupé ! » Lors de la vacation, Élodie Bonafous (Association Petits Princes Quéguiner, IMOCA) doit s’activer alors que son IMOCA part au tas. « Ça a été un départ très intense, ça fuse et c’est tonique, c’est speed mais c’est maniable », résume-t-elle avant d’ajouter qu’elle « est souvent sur le fil du rasoir ». Elle évoque « un bord irrégulier » où « il est difficile de trouver les bons réglages ».

 

Tous savent que la gestion des machines et des corps est primordiale. « Le jeu, c’est de parvenir à dormir le plus possible, écrivait ce matin Sidney Gavignet (le Cigare Rouge, Vintage Mono). La journée va être bien ventilée ! » « J’ai profité du long bord après les îles Scilly pour faire de petites siestes », confie pour sa part Francesca Clapcich (11th Hour Racing). L’Italo-Américaine a déjà les yeux rivés sur la suite : un passage de front, « dans 24 heures ou un peu moins ». « Ça va être super engagé, très rapide et ça avantage forcément les skippers qui ont le plus d’expérience ». « Le vent va mollir d’abord, on va avoir une petite accalmie et c’est ensuite que ce sera difficile, il y aura un choix stratégique à faire », précise Élodie. La course ne fait que commencer donc mais elle redouble déjà d’intensité !


 

il y a 3 jours
2 min de lecture

LE MAG DU RHUM. Les concurrents sont partis depuis 24 heures, n’ont passé qu’une nuit à bord et n’ont pas eu de conditions dantesques. Pourtant, entre les hautes vitesses, l’amarinage et les premières bricoles sur les bateaux, rien n’est facile à bord. Témoignage à l’issue des vacations.


Élodie Bonafous à bord d'Association de Petits Princes Quéginer @ Romain Marie
Élodie Bonafous à bord d'Association de Petits Princes Quéginer @ Romain Marie

Les images du départ, ce grand ciel bleu et ce vent medium, seraient presque trompeuses. La course au large n’a rien d’un long fleuve tranquille et il suffit de tendre l’oreille sur ce qu’ont vécu les skippers en l’espace de 24 heures pour s’en convaincre. Déjà, il y a eu les premières avaries : un démâtage pour Quentin Le Nabour (Bleu Blanc Rouge Location, Class40), un souci de safran pour Anthony Marchand (Actual Ultim 4, Ultim), une voie d’eau et un problème électrique pour Marco Guerra (Imagin’Act – Socomec). « Il y a pas mal de petits sujets, de petites galères sur les bateaux qu’on constate à l’issue de cette première nuit », confie-t-on à la direction de course.

« Il y avait de quoi être occupé » (François Guiffant)

Mais surtout, tous reconnaissent qu’il faut s’employer et que rien n’est facile à bord. « Entre le vent, les concurrents, les cargos, les manœuvres, je ne me suis pas ennuyé », confie Jean-Baptiste Daramy (Anett-Kalhyge) qui passait sa première nuit en solitaire et en course à bord d’un IMOCA. François Guiffant (We Explore, Vintage Multi) fait l’inventaire des tâches : « il a fallu rouler et dérouler des voiles une partie de la nuit puis veiller aux cargos, aux pêcheurs et aux concurrents et veiller à de légers problèmes… Il y avait de quoi être occupé ! » Lors de la vacation, Élodie Bonafous (Association Petits Princes Quéguiner, IMOCA) doit s’activer alors que son IMOCA part au tas. « Ça a été un départ très intense, ça fuse et c’est tonique, c’est speed mais c’est maniable », résume-t-elle avant d’ajouter qu’elle « est souvent sur le fil du rasoir ». Elle évoque « un bord irrégulier » où « il est difficile de trouver les bons réglages ».

 

Tous savent que la gestion des machines et des corps est primordiale. « Le jeu, c’est de parvenir à dormir le plus possible, écrivait ce matin Sidney Gavignet (le Cigare Rouge, Vintage Mono). La journée va être bien ventilée ! » « J’ai profité du long bord après les îles Scilly pour faire de petites siestes », confie pour sa part Francesca Clapcich (11th Hour Racing). L’Italo-Américaine a déjà les yeux rivés sur la suite : un passage de front, « dans 24 heures ou un peu moins ». « Ça va être super engagé, très rapide et ça avantage forcément les skippers qui ont le plus d’expérience ». « Le vent va mollir d’abord, on va avoir une petite accalmie et c’est ensuite que ce sera difficile, il y aura un choix stratégique à faire », précise Élodie. La course ne fait que commencer donc mais elle redouble déjà d’intensité !


 

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