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Les organisateurs ont donc identifié une zone de vigilance destinée à limiter les risques de collision avec les cétacés. Pas question, ici, de fermer l'Atlantique à la circulation. L'objectif est plutôt d'attirer l'attention des concurrents sur un secteur particulièrement fréquenté par ces animaux, dont les déplacements restent difficiles à anticiper.


Dans une discipline où les vitesses ne cessent de progresser, la démarche prend tout son sens. Plusieurs bateaux sont d'ailleurs équipés d'OSCAR, un système de veille utilisant des caméras et l'intelligence artificielle pour détecter les obstacles à la surface de l'eau et alerter les marins. Un œil supplémentaire, en quelque sorte, même si la technologie ne peut garantir de repérer un animal, notamment lorsqu'il évolue sous l'eau. De quoi rappeler que la performance et les précautions environnementales ne sont pas incompatibles, bien au contraire.


Reste une difficulté : les cétacés ne consultent ni les avis de course ni les cartes de vigilance. Et personne ne leur a expliqué qu'une flotte entière était attendue en Guadeloupe dans les meilleurs délais. Olivier de Kersauson avait trouvé une manière autrement plus savoureuse de résumer la situation : « Quand un cachalot de 45 tonnes vient de tribord, il est prioritaire. À bien y penser, quand il vient de bâbord aussi. »



il y a 2 jours
2 min de lecture

Sur la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, les skippers ont l'habitude de surveiller les fichiers météo, les trajectoires de leurs adversaires et les moindres variations du vent. Mais du côté des Açores, un autre paramètre entre en jeu. Et celui-là ne figure pas forcément dans les logiciels de routage. Baleines, cachalots et autres mammifères marins fréquentent les eaux de l'archipel depuis bien plus longtemps que les navigateurs. Une antériorité qui mérite quelques égards.


Les organisateurs ont donc identifié une zone de vigilance destinée à limiter les risques de collision avec les cétacés. Pas question, ici, de fermer l'Atlantique à la circulation. L'objectif est plutôt d'attirer l'attention des concurrents sur un secteur particulièrement fréquenté par ces animaux, dont les déplacements restent difficiles à anticiper.


Dans une discipline où les vitesses ne cessent de progresser, la démarche prend tout son sens. Plusieurs bateaux sont d'ailleurs équipés d'OSCAR, un système de veille utilisant des caméras et l'intelligence artificielle pour détecter les obstacles à la surface de l'eau et alerter les marins. Un œil supplémentaire, en quelque sorte, même si la technologie ne peut garantir de repérer un animal, notamment lorsqu'il évolue sous l'eau. De quoi rappeler que la performance et les précautions environnementales ne sont pas incompatibles, bien au contraire.


Reste une difficulté : les cétacés ne consultent ni les avis de course ni les cartes de vigilance. Et personne ne leur a expliqué qu'une flotte entière était attendue en Guadeloupe dans les meilleurs délais. Olivier de Kersauson avait trouvé une manière autrement plus savoureuse de résumer la situation : « Quand un cachalot de 45 tonnes vient de tribord, il est prioritaire. À bien y penser, quand il vient de bâbord aussi. »



 
 
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