Chez les IMOCA, Corentin Horeau (MACSF) mène toujours la danse. Derrière Boris Herrmann (Malizia 4) a fait une excellente opération en revenant à la deuxième place. Une rude bagarre avec Francesca Clapcich (11th Hour Racing) et Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance) mais aussi contre les éléments. Il s’est livré aujourd’hui à la vacation.

Les conditions à bord. “Je me trouve maintenant du côté exposé au vent de la dépression, C'est comme dans une station de lavage auto, en fin de cycle, quand toute l'eau s'accumule sur les vitres et qu'un ventilateur souffle sur la voiture. C'est exactement ce à quoi ressemblent mes vitres en ce moment. Je suis optimiste pour la course. Je me suis bien lancé et j'ai besoin de me reposer un peu après le passage de la dépression et de son centre. Je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit. Je pense que la course est pleine de surprises et que beaucoup de choses peuvent encore se passer. Mais j'en suis content et le bateau est en super forme.”
Attrape-moi si tu peux. “Rattraper Corentin ? Ne jamais dire jamais. Il va plutôt vite en ce moment. Je pense que sa vitesse moyenne est supérieure à la mienne et avec l’état de la mer, je ne vais probablement pas être beaucoup plus rapide. Lui se trouve à l’arrière de la houle, là où l’état de la mer est sans doute un peu meilleur. Mais la course est loin d’être terminée. Je m’amuse bien. Heureusement, c’est passionnant. Bien sûr, j’apprécie davantage quand je suis bien placé. Et quand le bateau se comporte comme ça, c’est un vrai plaisir.”
Les 10 prochaines heures. “Elles s'annoncent assez venteuses, alors il va falloir tenir bon, ne rien casser tout en maintenant la vitesse. C'est toujours un défi. Et ensuite, nous aurons encore quelques transitions et une grosse dépression. Certains routages prévoient des vents à 50 nœuds. C'est une Route du Rhum bien plus difficile que d'habitude avec les alizés. Je suis en train d’apprendre les meilleurs réglages du bateau en solitaire, comment équilibrer le ballast et le foil. J’essaie de trouver mes marques et je me sens déjà assez à l’aise.”
