
D’un côté, le soleil couchant qui embrase les remparts de Saint-Malo.
De l’autre, les vagues qui se fracassent sur la plage du Sillon.
À l'heure où les skippers sont officiellement présentés au public, les éléments semblent déjà les encercler comme un signe avant-coureur.
Mais avant d'aller croiser le fer sur l'Atlantique, il est temps de prendre une bonne dose d’énergie avec un public venu en nombre les acclamer.
Les deux classes vintage ouvrent le bal, suivies des Class40. Sur scène, chaque navigateur est accompagné par un enfant qui serre précieusement un origami : un petit bateau de papier porteur d'un rêve et confié au skipper pour voguer vers le large. Nul doute que certains auront inscrit leur désir de prendre le départ la Route du Rhum - Destination Guadeloupe dans quelques années. Après tout, comme le rappelle si bien Sasha Laniece (Alderan) : « Crois en toi et crois en tes rêves ».
À l’applaudimètre, difficile de départager les concurrents, les Malouins de la classe Océan 50 semblent toutefois avoir un net avantage. Des marins qui ont d’ailleurs bien du mal à quitter la scène et ne peuvent résister à l’envie d’immortaliser le moment par un selfie avec le public.
Quand vient le tour des IMOCA, le doute n’est plus permis, Violette Dorange remporte haut la main la palme de la ferveur, elle qui, il y a quatre ans à peine, arpentait cette même scène en quête de partenaires et navigue aujourd’hui fièrement sous les couleurs d'Initiatives Cœur.
Puis, c’est une Alexia Barrier survoltée qui déboule sur scène pour représenter les ULTIM, escortée des sept autres navigateurs de la classe. La mascotte Tymal venait de se faire la malle avec le trophée, mais c’est sans compter sur le grand patron Charles Caudrelier qui l’a rattrapée pour récupérer son dû… encore pour quelques jours seulement ! L'heure de la remise en jeu a sonné et même si le skipper du nouveau Maxi Edmond de Rothschild compte bien conserver son titre : “Tout est possible sur une Route du Rhum”.


