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Corentin Horeau à bord de MACSF @ Gautier Lebec
Corentin Horeau à bord de MACSF @ Gautier Lebec

Son coup tactique. « C'est vrai que ça fait plaisir de se retrouver avec autant d'avance, mais ce n'est que le début et il reste encore beaucoup de pièges à éviter. Quand je voyais les pointages, je n'osais pas y croire ! C'est ce dont on rêve en tant que marin en solitaire : réussir à faire des gains pareils à chaque classement. Je savais que ce scénario était possible, donc mon objectif était de passer le plus vite possible. Mais à un moment, j'ai vraiment cru que je n'y arriverais pas. Les autres avançaient petit à petit et moi, je restais scotché. Puis j'ai fini par trouver ce petit bout de vent qui m'a permis de repartir. Et là, c'était plein gaz ! Pendant ce temps, les autres étaient encore coincés. L’état d’esprit du moment. « Forcément, quand on voit les écarts se creuser comme ça, ça fait plaisir. Pour l'instant, il faut surtout essayer de faire avancer le bateau au maximum. On est dans un petit couloir de vent assez étroit, avec des zones de molle de chaque côté, et il ne faut surtout pas se faire piéger. Ce n'est pas une navigation très confortable : c'est empannage sur empannage, toutes les heures et demie ou deux heures, pour réussir à rester dans la bonne zone. On a beaucoup attaqué depuis le départ, notamment quand on naviguait au contact des autres bateaux.

 

La suite de la course. « Maintenant, avec un peu d'avance et des systèmes météo différents, il faut trouver le bon équilibre entre continuer à aller vite et préserver le matériel. C'est quelque chose que je découvre encore. En Figaro, on ne se pose pas vraiment les mêmes questions sur la casse. Là, sur un IMOCA, il faut apprendre à doser, à savoir quand pousser et quand lever un peu le pied. Ce sera important pour la suite de la course. Ensuite, la situation semble assez claire pour les deux ou trois prochains jours, avec un contournement puis une nouvelle transition pour aller chercher une dépression plus à l'ouest. C'est plutôt l'approche des Antilles qui reste difficile à anticiper pour le moment. »

 

 

il y a 1 jour
2 min de lecture

Il a réalisé l’un des meilleurs coups tactiques de ce début de course. Le skipper de MACSF a réussi à prendre la poudre d’escampette chez les IMOCA en se faufilant dans une zone de transition. En moins de 24 heures, Corentin compte désormais plus de 170 milles d’avance sur la concurrence. En vacation ce matin, il a évoqué sa satisfaction tout en rappelant son incroyable débauche d’énergie depuis le départ.

Corentin Horeau à bord de MACSF @ Gautier Lebec
Corentin Horeau à bord de MACSF @ Gautier Lebec

Son coup tactique. « C'est vrai que ça fait plaisir de se retrouver avec autant d'avance, mais ce n'est que le début et il reste encore beaucoup de pièges à éviter. Quand je voyais les pointages, je n'osais pas y croire ! C'est ce dont on rêve en tant que marin en solitaire : réussir à faire des gains pareils à chaque classement. Je savais que ce scénario était possible, donc mon objectif était de passer le plus vite possible. Mais à un moment, j'ai vraiment cru que je n'y arriverais pas. Les autres avançaient petit à petit et moi, je restais scotché. Puis j'ai fini par trouver ce petit bout de vent qui m'a permis de repartir. Et là, c'était plein gaz ! Pendant ce temps, les autres étaient encore coincés. L’état d’esprit du moment. « Forcément, quand on voit les écarts se creuser comme ça, ça fait plaisir. Pour l'instant, il faut surtout essayer de faire avancer le bateau au maximum. On est dans un petit couloir de vent assez étroit, avec des zones de molle de chaque côté, et il ne faut surtout pas se faire piéger. Ce n'est pas une navigation très confortable : c'est empannage sur empannage, toutes les heures et demie ou deux heures, pour réussir à rester dans la bonne zone. On a beaucoup attaqué depuis le départ, notamment quand on naviguait au contact des autres bateaux.

 

La suite de la course. « Maintenant, avec un peu d'avance et des systèmes météo différents, il faut trouver le bon équilibre entre continuer à aller vite et préserver le matériel. C'est quelque chose que je découvre encore. En Figaro, on ne se pose pas vraiment les mêmes questions sur la casse. Là, sur un IMOCA, il faut apprendre à doser, à savoir quand pousser et quand lever un peu le pied. Ce sera important pour la suite de la course. Ensuite, la situation semble assez claire pour les deux ou trois prochains jours, avec un contournement puis une nouvelle transition pour aller chercher une dépression plus à l'ouest. C'est plutôt l'approche des Antilles qui reste difficile à anticiper pour le moment. »

 

 

 
 
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