David Lupion - Kieran Le Borgne
Kieran Le Borgne a franchi la ligne dâarrivĂ©e de la douziĂšme Ă©dition de La Route du Rhum â Destination Guadeloupe ce dimanche 27 novembre Ă 16 heures 58 mn et 50â heure locale (21h 58mn 50â heure mĂ©tropole). Le skipper de Recycleurs Bretons termine 24e en Class40 avec un temps de course de 18 jours, 7 heures, 43 minutes et 50 secondes. Kieran Le Borgne a effectuĂ© les 3.542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă la vitesse de 8,05 nĆuds sur lâorthodromie (la route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4 050.07 milles Ă la vitesse moyenne de 9.21 nĆuds. Il est arrivĂ© Ă Pointe-Ă -Pitre 4 jours 4h 35mn 10â aprĂšs le vainqueur de la Class40, Yoann Richomme (Paprec ArkĂ©a).
La réaction de Kieran à son arrivée au ponton :
« Je suis hyper content et fier dâavoir rĂ©ussi Ă arriver jusque lĂ avec un classement qui nâest pas trop mal non plus. Ăa fait bizarre comme sensation de passer de tout seul Ă plein de monde. Je suis trop, trop, content dâavoir rĂ©ussi Ă faire ça. CâĂ©tait une aventure dingue, je suis tellement heureux et câest grĂące Ă tellement de monde. Câest une aventure humaine et sociale de dingue, mĂȘme si jâĂ©tais tout seul sur mon bateau. Et sur lâeau, ĂȘtre tout seul au milieu de lâocĂ©an, câest une expĂ©rience trĂšs impressionnante. En fait, on nâest jamais coupĂ© de rien, et lĂ dâĂȘtre coupĂ© du monde seul au milieu de lâocĂ©an, juste avec ce petit bateau qui a super bien fonctionnĂ©, câĂ©tait une chouette expĂ©rience. CâĂ©tait un peu dur parfois, mais tous les moments durs avaient une fin et il y avait toujours un moment heureux par la suite. Les premiers dix jours de prĂšs ont piquĂ©, mais aprĂšs on a eu des jours de portant de fou, un brise de dingue au milieu de lâAtlantique. Et finalement, on est quand mĂȘme allĂ© vite. 18 jours pour aller en Guadeloupe depuis Saint-Malo, tout seul sur mon bateau, franchement je ne lâaurais pas espĂ©rĂ© il y a quelque temps. LâarrivĂ©e reste un moment super sympa, comme celui quand on est passĂ© sous spi dans lâalizĂ© avec un petit vent chaud, quand les conditions se sont calmĂ©es. Ă bord, cela peut passer de tout va bien Ă rien ne va plus en trois secondes. Ce sont les montagnes russes, mĂȘme, si je commence Ă maĂźtriser un peu ça, Jâai eu la chance dâavoir un bateau incassable et jâai tout le temps Ă©tĂ© Ă fond. Le plus que je pouvais ! Et je suis content dâĂȘtre lĂ maintenant. »