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LE MAG DU RHUM. Ulysse Pozzoli (Earwen), Rodolphe Sepho (Canbt-Oti/Rêve de large 5), Yannick Rebuffat (Mussulo 40) et Keni Piperol (Drépavoile) en Class40, Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires en Peloton by Delanchy) en Ocean Fifty, David Ducosson (Trilogik) et Damien Seguin (Arkéa - Handicap International) en Vintage Multi… Ils seront sept Guadeloupéens sur la ligne de départ. Et ils feront tout pour hisser haut les couleurs de la Guadeloupe ! 


Keni Piperol (Drépavoile, Class40) 
Keni Piperol (Drépavoile, Class40) 

« C’est la plus grande course au large en solitaire et elle arrive dans notre petite île ». Il y a toujours beaucoup d’enthousiasme, chez Ulysse Pozzoli (Earwen), au moment de décrire ce qu’est la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Et c’est aussi simple que ça : tous les quatre ans, les meilleurs skippers du monde se rendent ainsi en Guadeloupe à l’issue d’un incroyable sprint océanique. « Les Guadeloupéens sont très respectueux et admirateurs des skippers. Les retrouver, c’est une chance et un grand moment de fête ». 


Depuis la première édition, les Guadeloupéens bien présents



 « C’est la course qui arrive chez nous, qui revient à la maison, poursuit Rodolphe Sepho (Canbt-Oti/Rêve de large 5). Pendant quelques semaines, le monde découvre ou redécouvre la Guadeloupe ». Les Guadeloupéens ont été aux premières loges de ce qui se fait de mieux en course au large. Ils ont vu l’arrivée mythique de Mike Birch, les multicoques géants, le doublé de Laurent Bourgnon (1994, 1998), le duel Joyon-Gabart (2018), le record de Charles Caudrelier (2022)...  « La Route du Rhum m’a donné envie de devenir skipper, confie Damien Seguin (Arkéa - Handicap International). Elle a été primordiale dans la construction de ma carrière sportive ». Il se souvient de l’arrivée de Florence Arthaud ou encore de cet autographe qu’il avait demandé à Mike Birch… 


Désormais, c’est à eux de participer à cette course de légende. Depuis la première édition d’ailleurs, en plus des milliers de spectateurs qui se rendent autour des pontons, des Guadeloupéens ont également tenté l’aventure. Jacques Palasset a été le premier (lors des éditions 1978 et 1982) puis Claude Bistoquet (1994) et Victor Jean-Noël (1998). Plus récemment, Luc Coquelin (2002, 2006, 2018) et Willy Bissainte (2018, 2022) ont tenté notamment leur chance. Une liste à laquelle s’ajoutent deux skippers incontournables qui ont grandi sur l’île : Thibaut Vauchel-Camus et Damien Seguin. 

Ulysse Pozzoli (Earwen, Class40) 
Ulysse Pozzoli (Earwen, Class40) 

Sept sur la ligne de départ, une constante depuis 2022 


Thibaut est d’ailleurs celui qui s’est rapproché le plus de la victoire en s’offrant deux podiums : 2e en Class40 (en 2014) et 3e en Ocean Fifty (en 2018). Il tentera à nouveau sa chance à bord de Solidaires en Peloton by Delanchy cette année, lui qui fait partie des outsiders en Ocean Fifty où la course s’annonce très disputée. Damien Seguin, récent vainqueur de la Dhream Cup et déjà quatre Route du Rhum au compteur, fait quant à lui partie des favoris chez les Vintage Multi, à bord de son Orma (Arkéa – Handicap International). Keni Piperol (Drépavoile), 4e en Class40 en 2022, compte bien se mêler également à la bataille pour les places d’honneur dans la même catégorie. Au total, ils seront sept Guadeloupéens sur la ligne de départ cette année.


Un chiffre identique à celui des deux éditions précédentes (2018 et 2022) après une hausse continue lors des éditions antérieures : deux en 1998, trois en 2002 et en 2006, quatre en 2010 et six en 2014. Pourtant, rien n’est facile pour monter des projets, trouver des financements et réussir à s’aligner à la Route du Rhum. « Même si des talents ont émergé comme Keni Piperol, la voile n’est pas le sport le plus mis en avant en Guadeloupe, estime Rodolphe Sepho. Les moyens sont limités alors que les bateaux sont devenus de plus en plus pointus et que tout coûte beaucoup plus cher ».


 « Il faut qu’il y ait une vision qui s’inscrive dans le temps »


Rodolphe et Ulysse ont constitué un pôle d’entraînement en Guadeloupe. Yannick Rebuffat (Mussulo 40) et David Ducosson (Trilogik) s’y entraînent notamment. D’autres ont fait le choix de s'installer en métropole à l’instar de Keni Piperol. Ulysse assure que « la voile a toujours rassemblé les Guadeloupéens » et rappelle que les compétitions de voile traditionnelle restent très populaires. Mais le skipper précise : « il faut qu’il y ait une vision qui s’inscrive dans le temps. On a encore du travail pour mettre du monde sur l’eau ! »  « Pour être compétitif, il faut s’organiser de façon efficace, avec une volonté et des moyens », abonde Rodolphe Sepho.  La situation économique délicate en Guadeloupe et la conjoncture n’aident pas non plus les entreprises locales à investir dans la course au large. Mais malgré ce contexte difficile, les skippers guadeloupéens s’accrochent pour monter des projets. « Si on ne le fait pas, qui le fera pour nous ? », préfère en rire Rodolphe. « Nous avons besoin de Guadeloupéens à la Route du Rhum parce que nous avons besoin de la Route du Rhum. » Les skippers locaux ont la conviction que la Route du Rhum est bien plus qu’une course, que c’est une fête qui rassemble, un moment de communion qui reste dans les mémoires. Et tous ces marins savent qu’ils bénéficieront du plus chaleureux des accueils à leur arrivée de l’autre côté de l’Atlantique.   

Rodolphe Sepho (Canbt-Oti/Rêve de large 5, Class40)  @ DR
Rodolphe Sepho (Canbt-Oti/Rêve de large 5, Class40)  @ DR

Tous les skippers guadeloupéens à la Route du Rhum : Ulysse Pozzoli (Earwen, Class40)  Rodolphe Sepho (Canbt-Oti/Rêve de large 5, Class40)  Yannick Rebuffat (Mussulo 40, Class40)  David Ducosson (Trilogik, Vintage Multi)  Keni Piperol (Drépavoile, Class40)  Thibaut Vauchel-Camus (Solidaire en Peloton, Ocean Fifty)    Damien Seguin (Arkea Handicap International, Vintage Multi)

il y a 3 heures
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LE MAG DU RHUM. Ulysse Pozzoli (Earwen), Rodolphe Sepho (Canbt-Oti/Rêve de large 5), Yannick Rebuffat (Mussulo 40) et Keni Piperol (Drépavoile) en Class40, Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires en Peloton by Delanchy) en Ocean Fifty, David Ducosson (Trilogik) et Damien Seguin (Arkéa - Handicap International) en Vintage Multi… Ils seront sept Guadeloupéens sur la ligne de départ. Et ils feront tout pour hisser haut les couleurs de la Guadeloupe ! 


Keni Piperol (Drépavoile, Class40) 
Keni Piperol (Drépavoile, Class40) 

« C’est la plus grande course au large en solitaire et elle arrive dans notre petite île ». Il y a toujours beaucoup d’enthousiasme, chez Ulysse Pozzoli (Earwen), au moment de décrire ce qu’est la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Et c’est aussi simple que ça : tous les quatre ans, les meilleurs skippers du monde se rendent ainsi en Guadeloupe à l’issue d’un incroyable sprint océanique. « Les Guadeloupéens sont très respectueux et admirateurs des skippers. Les retrouver, c’est une chance et un grand moment de fête ». 


Depuis la première édition, les Guadeloupéens bien présents



 « C’est la course qui arrive chez nous, qui revient à la maison, poursuit Rodolphe Sepho (Canbt-Oti/Rêve de large 5). Pendant quelques semaines, le monde découvre ou redécouvre la Guadeloupe ». Les Guadeloupéens ont été aux premières loges de ce qui se fait de mieux en course au large. Ils ont vu l’arrivée mythique de Mike Birch, les multicoques géants, le doublé de Laurent Bourgnon (1994, 1998), le duel Joyon-Gabart (2018), le record de Charles Caudrelier (2022)...  « La Route du Rhum m’a donné envie de devenir skipper, confie Damien Seguin (Arkéa - Handicap International). Elle a été primordiale dans la construction de ma carrière sportive ». Il se souvient de l’arrivée de Florence Arthaud ou encore de cet autographe qu’il avait demandé à Mike Birch… 


Désormais, c’est à eux de participer à cette course de légende. Depuis la première édition d’ailleurs, en plus des milliers de spectateurs qui se rendent autour des pontons, des Guadeloupéens ont également tenté l’aventure. Jacques Palasset a été le premier (lors des éditions 1978 et 1982) puis Claude Bistoquet (1994) et Victor Jean-Noël (1998). Plus récemment, Luc Coquelin (2002, 2006, 2018) et Willy Bissainte (2018, 2022) ont tenté notamment leur chance. Une liste à laquelle s’ajoutent deux skippers incontournables qui ont grandi sur l’île : Thibaut Vauchel-Camus et Damien Seguin. 

Ulysse Pozzoli (Earwen, Class40) 
Ulysse Pozzoli (Earwen, Class40) 

Sept sur la ligne de départ, une constante depuis 2022 


Thibaut est d’ailleurs celui qui s’est rapproché le plus de la victoire en s’offrant deux podiums : 2e en Class40 (en 2014) et 3e en Ocean Fifty (en 2018). Il tentera à nouveau sa chance à bord de Solidaires en Peloton by Delanchy cette année, lui qui fait partie des outsiders en Ocean Fifty où la course s’annonce très disputée. Damien Seguin, récent vainqueur de la Dhream Cup et déjà quatre Route du Rhum au compteur, fait quant à lui partie des favoris chez les Vintage Multi, à bord de son Orma (Arkéa – Handicap International). Keni Piperol (Drépavoile), 4e en Class40 en 2022, compte bien se mêler également à la bataille pour les places d’honneur dans la même catégorie. Au total, ils seront sept Guadeloupéens sur la ligne de départ cette année.


Un chiffre identique à celui des deux éditions précédentes (2018 et 2022) après une hausse continue lors des éditions antérieures : deux en 1998, trois en 2002 et en 2006, quatre en 2010 et six en 2014. Pourtant, rien n’est facile pour monter des projets, trouver des financements et réussir à s’aligner à la Route du Rhum. « Même si des talents ont émergé comme Keni Piperol, la voile n’est pas le sport le plus mis en avant en Guadeloupe, estime Rodolphe Sepho. Les moyens sont limités alors que les bateaux sont devenus de plus en plus pointus et que tout coûte beaucoup plus cher ».


 « Il faut qu’il y ait une vision qui s’inscrive dans le temps »


Rodolphe et Ulysse ont constitué un pôle d’entraînement en Guadeloupe. Yannick Rebuffat (Mussulo 40) et David Ducosson (Trilogik) s’y entraînent notamment. D’autres ont fait le choix de s'installer en métropole à l’instar de Keni Piperol. Ulysse assure que « la voile a toujours rassemblé les Guadeloupéens » et rappelle que les compétitions de voile traditionnelle restent très populaires. Mais le skipper précise : « il faut qu’il y ait une vision qui s’inscrive dans le temps. On a encore du travail pour mettre du monde sur l’eau ! »  « Pour être compétitif, il faut s’organiser de façon efficace, avec une volonté et des moyens », abonde Rodolphe Sepho.  La situation économique délicate en Guadeloupe et la conjoncture n’aident pas non plus les entreprises locales à investir dans la course au large. Mais malgré ce contexte difficile, les skippers guadeloupéens s’accrochent pour monter des projets. « Si on ne le fait pas, qui le fera pour nous ? », préfère en rire Rodolphe. « Nous avons besoin de Guadeloupéens à la Route du Rhum parce que nous avons besoin de la Route du Rhum. » Les skippers locaux ont la conviction que la Route du Rhum est bien plus qu’une course, que c’est une fête qui rassemble, un moment de communion qui reste dans les mémoires. Et tous ces marins savent qu’ils bénéficieront du plus chaleureux des accueils à leur arrivée de l’autre côté de l’Atlantique.   

Rodolphe Sepho (Canbt-Oti/Rêve de large 5, Class40)  @ DR
Rodolphe Sepho (Canbt-Oti/Rêve de large 5, Class40)  @ DR

Tous les skippers guadeloupéens à la Route du Rhum : Ulysse Pozzoli (Earwen, Class40)  Rodolphe Sepho (Canbt-Oti/Rêve de large 5, Class40)  Yannick Rebuffat (Mussulo 40, Class40)  David Ducosson (Trilogik, Vintage Multi)  Keni Piperol (Drépavoile, Class40)  Thibaut Vauchel-Camus (Solidaire en Peloton, Ocean Fifty)    Damien Seguin (Arkea Handicap International, Vintage Multi)

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