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UN JOUR AU VILLAGE. Des rafales jusqu’à 140 km/h sont attendues cette nuit. La tempête Austen est la première de la saison. Si au large, les skippers savent gérer ces phénomènes, à quai, le risque est tout autre. Toute la journée, les équipes techniques, sur les bateaux comme à terre, étaient sur le pont pour s’assurer que la nuit agitée qui se profile ne vienne pas gâcher la fête.


Les sourires en miroir (© Loïc VENANCE / AFP)
Les sourires en miroir (© Loïc VENANCE / AFP)


LE FAIT DU JOUR. sÉcurisation maximale


Dans les bassins, bien que la majorité des skippers restent plutôt sereins, la vigilance reste de mise. “On a doublé les aussières, on est quand même assez bien abrités”, explique Romain Pilliard (Use it again,Vintage Multi). Un constat partagé par Basile Bourgnon (Edenred, Ocean Fifty) : “On a l'avantage d’être au fond du bassin avec deux écluses devant nous”, précise Basile Bourgnon. “Ça tire un peu sur les amarrages mais on a doublé les sécurités. S'il faut vraiment, certains dormiront à bord cette nuit.” 


Du côté des IMOCA, il a fallu réorganiser l’espace. Les passerelles flottantes ont été retirées et plusieurs bateaux déplacés. “Le vent fort étant annoncé de travers, on a repositionné les bateaux pour être face au vent”, explique Arnaud Boissières (APRIL Marine - recherche co partenaire), “On va serrer les voiles et surtout s’armer de patience, aider les copains s’ils ont un problème”, poursuit le skipper un brin inquiet, “Ce bateau, c’est une partie de moi-même, donc on va organiser des quarts de nuit à bord avec l’équipage comme si on était en mer. Et comme disait Sartre, l’enfer c’est les autres.”


On s'affaire sur les bateaux pour les sécuriser en vue de la tempête (© Loïc VENANCE / AFP)
On s'affaire sur les bateaux pour les sécuriser en vue de la tempête (© Loïc VENANCE / AFP)

“Si tout le monde a bien fait le travail, ça ira”

Heureusement, les autres concurrents, quelle que soit la classe, ont adopté la même rigueur. Chez les Class40, bien protégés aussi entre les remparts et le quai Bajoyer, on se remémore surtout la tempête Ciran en 2023 qui, lors de la Transat Jacques Vabre, les avait contraints à quitter Le Havre prématurément pour s’abriter à Lorient. “Là on est un cran en-dessous”, estime Achille Nebout (Amarris, Class40) “Si tout le monde a bien fait le travail, ça ira. Le risque, ce serait vraiment qu’une amarre mal serrée lâche et qu’un bateau aille taper contre un autre.” 


À l’autre extrémité du village, chez les ULTIM, les amarres ont déjà été renforcées il y a deux jours suite au coup de vent d’hier. “On les a déjà doublées, voire triplées”, explique Pierre-Emmanuel Hérissé, le directeur technique de Maxi Banque Populaire XI. “ On a aussi alourdi le flotteur côté quai avec de l’eau pour éviter un phénomène de bascule et que le bateau ne monte sur le ponton. Ce qui m’inquiète davantage, ce sont les infrastructures à terre, ce qui pourrait voler et venir causer des dommages.” 


En effet, le village est lui aussi à la merci des affres de la tempête. Face aux rafales annoncées, une véritable course contre la montre s'est engagée dès ce matin pour sécuriser les allées et écarter tout équipement susceptible de se transformer en projectile. En fin de journée, une trentaine de camions-bennes et de poids lourds ont été positionnés aux points stratégiques pour faire bouclier autour des stands. À l'image des marins, les équipes techniques veilleront toute la nuit, prêtes à intervenir au moindre coup de semonce.



LES BRÈVES DU RHUM


Session d'entrainement de la SNSM (Photo de Jean-Louis CARLI / Route du Rhum 2026 / FACTSTORY)
Session d'entrainement de la SNSM (© Jean-Louis CARLI / Route du Rhum 2026 / FACTSTORY)
  • La journée a été bien remplie, avec une multitude d’animations, notamment sur l’eau, à l’instar de la parade des voiliers traditionnels, de la démonstration d’exercices de survie en mer et du challenge handi-voile dans la matinée. Plusieurs séances de dédicaces ont eu lieu pendant la journée : les skippers Ocean Fifty Matthieu Perraut (Elvest), Pierre Quiroga (Wewise) et Luke Berry (Le Rire Médecin Lamotte) à l’office de tourisme, et Armel Le Cléac’h au stand Banque Populaire Grand Ouest.


  • ⁠L’équipe We Explore, avec François Guiffant, a présenté l’une de ses innovations : le Planktoscope. Il s’agit d’un microscope open source qui filme en continu le plancton présent sous le catamaran. Les images sont transmises en temps réel et servent de base à un jeu disponible via une application, "Play For Plankton". Chaque utilisateur peut y jouer sur son téléphone et contribuer ainsi concrètement à la recherche sur la santé des océans. Une aventure scientifique à vivre en parallèle de la course !


  • ⁠La classe IMOCA a lancé une série de tables rondes pour réfléchir aux enjeux du moment. La première, ce matin, s’interrogeait sur les applications concrètes de l’IA en course au large. La start-up Hatch System, qui permet une étude physiologique des marins en temps réel via des capteurs, y était présentée, tout comme la société Sea.AI, qui équipe nombre de bateaux de caméras intelligentes capables de détecter les OFNIs. À noter également la présence de Paul Fleury, ingénieur analyse et performance chez Paprec.



LA PHOTO DU JOUR


Aller au village ? Aller sur la plage ? Quel dilemme pour cette mouette malouine ! (© Loïc VENANCE / AFP)
Aller au village ? Aller sur la plage ? Quel dilemme pour cette mouette malouine ! (© Loïc VENANCE / AFP)

Et demain ? on fait une pause !

Avec les conditions météo attendues et pour assurer la sécurité de tous, le village n'ouvrira pas ses portes à 10h ce vendredi. Surveillez-bien le site et nos réseaux sociaux pour connaitre l'horaire de réouverture !




il y a 4 heures
4 min de lecture

UN JOUR AU VILLAGE. Des rafales jusqu’à 140 km/h sont attendues cette nuit. La tempête Austen est la première de la saison. Si au large, les skippers savent gérer ces phénomènes, à quai, le risque est tout autre. Toute la journée, les équipes techniques, sur les bateaux comme à terre, étaient sur le pont pour s’assurer que la nuit agitée qui se profile ne vienne pas gâcher la fête.


Les sourires en miroir (© Loïc VENANCE / AFP)
Les sourires en miroir (© Loïc VENANCE / AFP)


LE FAIT DU JOUR. sÉcurisation maximale


Dans les bassins, bien que la majorité des skippers restent plutôt sereins, la vigilance reste de mise. “On a doublé les aussières, on est quand même assez bien abrités”, explique Romain Pilliard (Use it again,Vintage Multi). Un constat partagé par Basile Bourgnon (Edenred, Ocean Fifty) : “On a l'avantage d’être au fond du bassin avec deux écluses devant nous”, précise Basile Bourgnon. “Ça tire un peu sur les amarrages mais on a doublé les sécurités. S'il faut vraiment, certains dormiront à bord cette nuit.” 


Du côté des IMOCA, il a fallu réorganiser l’espace. Les passerelles flottantes ont été retirées et plusieurs bateaux déplacés. “Le vent fort étant annoncé de travers, on a repositionné les bateaux pour être face au vent”, explique Arnaud Boissières (APRIL Marine - recherche co partenaire), “On va serrer les voiles et surtout s’armer de patience, aider les copains s’ils ont un problème”, poursuit le skipper un brin inquiet, “Ce bateau, c’est une partie de moi-même, donc on va organiser des quarts de nuit à bord avec l’équipage comme si on était en mer. Et comme disait Sartre, l’enfer c’est les autres.”


On s'affaire sur les bateaux pour les sécuriser en vue de la tempête (© Loïc VENANCE / AFP)
On s'affaire sur les bateaux pour les sécuriser en vue de la tempête (© Loïc VENANCE / AFP)

“Si tout le monde a bien fait le travail, ça ira”

Heureusement, les autres concurrents, quelle que soit la classe, ont adopté la même rigueur. Chez les Class40, bien protégés aussi entre les remparts et le quai Bajoyer, on se remémore surtout la tempête Ciran en 2023 qui, lors de la Transat Jacques Vabre, les avait contraints à quitter Le Havre prématurément pour s’abriter à Lorient. “Là on est un cran en-dessous”, estime Achille Nebout (Amarris, Class40) “Si tout le monde a bien fait le travail, ça ira. Le risque, ce serait vraiment qu’une amarre mal serrée lâche et qu’un bateau aille taper contre un autre.” 


À l’autre extrémité du village, chez les ULTIM, les amarres ont déjà été renforcées il y a deux jours suite au coup de vent d’hier. “On les a déjà doublées, voire triplées”, explique Pierre-Emmanuel Hérissé, le directeur technique de Maxi Banque Populaire XI. “ On a aussi alourdi le flotteur côté quai avec de l’eau pour éviter un phénomène de bascule et que le bateau ne monte sur le ponton. Ce qui m’inquiète davantage, ce sont les infrastructures à terre, ce qui pourrait voler et venir causer des dommages.” 


En effet, le village est lui aussi à la merci des affres de la tempête. Face aux rafales annoncées, une véritable course contre la montre s'est engagée dès ce matin pour sécuriser les allées et écarter tout équipement susceptible de se transformer en projectile. En fin de journée, une trentaine de camions-bennes et de poids lourds ont été positionnés aux points stratégiques pour faire bouclier autour des stands. À l'image des marins, les équipes techniques veilleront toute la nuit, prêtes à intervenir au moindre coup de semonce.



LES BRÈVES DU RHUM


Session d'entrainement de la SNSM (Photo de Jean-Louis CARLI / Route du Rhum 2026 / FACTSTORY)
Session d'entrainement de la SNSM (© Jean-Louis CARLI / Route du Rhum 2026 / FACTSTORY)
  • La journée a été bien remplie, avec une multitude d’animations, notamment sur l’eau, à l’instar de la parade des voiliers traditionnels, de la démonstration d’exercices de survie en mer et du challenge handi-voile dans la matinée. Plusieurs séances de dédicaces ont eu lieu pendant la journée : les skippers Ocean Fifty Matthieu Perraut (Elvest), Pierre Quiroga (Wewise) et Luke Berry (Le Rire Médecin Lamotte) à l’office de tourisme, et Armel Le Cléac’h au stand Banque Populaire Grand Ouest.


  • ⁠L’équipe We Explore, avec François Guiffant, a présenté l’une de ses innovations : le Planktoscope. Il s’agit d’un microscope open source qui filme en continu le plancton présent sous le catamaran. Les images sont transmises en temps réel et servent de base à un jeu disponible via une application, "Play For Plankton". Chaque utilisateur peut y jouer sur son téléphone et contribuer ainsi concrètement à la recherche sur la santé des océans. Une aventure scientifique à vivre en parallèle de la course !


  • ⁠La classe IMOCA a lancé une série de tables rondes pour réfléchir aux enjeux du moment. La première, ce matin, s’interrogeait sur les applications concrètes de l’IA en course au large. La start-up Hatch System, qui permet une étude physiologique des marins en temps réel via des capteurs, y était présentée, tout comme la société Sea.AI, qui équipe nombre de bateaux de caméras intelligentes capables de détecter les OFNIs. À noter également la présence de Paul Fleury, ingénieur analyse et performance chez Paprec.



LA PHOTO DU JOUR


Aller au village ? Aller sur la plage ? Quel dilemme pour cette mouette malouine ! (© Loïc VENANCE / AFP)
Aller au village ? Aller sur la plage ? Quel dilemme pour cette mouette malouine ! (© Loïc VENANCE / AFP)

Et demain ? on fait une pause !

Avec les conditions météo attendues et pour assurer la sécurité de tous, le village n'ouvrira pas ses portes à 10h ce vendredi. Surveillez-bien le site et nos réseaux sociaux pour connaitre l'horaire de réouverture !




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