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D'un côté, Tom Laperche (SVR-Lazartigue), qui se rapproche de la Guadeloupe en tête des Ultim. De l'autre, une dépression qui semble avoir pris un abonnement auprès d'une bonne partie de la flotte. Six jours après le départ de Saint-Malo, les solitaires de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe n'ont décidément pas tous le même programme. Pour le premier, les derniers milles à négocier. Pour les autres, une question lancinante : jusqu'à quand vont-ils devoir composer avec cette météo infernale ?



La dernière ligne droite n'a rien d'une formalité


À moins de 300 milles de l'arrivée, Tom Laperche touche presque au but. Mais à bord de SVR-Lazartigue, il serait un peu tôt pour commander le planteur. Le premier Ultim est attendu sur la ligne au milieu de la nuit prochaine (heure de Paris), au terme d'une approche inhabituelle des Antilles. Privé des alizés, le jeune skipper doit composer avec un vent de sud-ouest presque de face, sur une trajectoire qui pourrait l'emmener au voisinage de Montserrat et d'Antigua. Une configuration peu commode pour rejoindre l'archipel, mais qui pourrait lui simplifier la tâche une fois la Tête à l'Anglais franchie, sur la dernière portion vers Pointe-à-Pitre. D'ici là, à bord de son trimaran de 32 mètres, la salle de sport reste ouverte. « Je regarde d'assez près tous les virements de bord qu'on va avoir à faire, les effets du vent autour des îles, le passage des bouées. Il va falloir être précis. On est au près, avec du vent quasiment dans le nez, donc ça promet d'être bien physique jusqu'au bout ! » Après s'être dépatouillé hier des petits airs de la dépression tropicale, le Morbihannais a retrouvé de l'allant, avec des pointes à 25 nœuds dans les dernières heures. Pas de quoi, cependant, l'inciter à jouer les cascadeurs. « Le vent est très instable. On a régulièrement des grains avec des rafales à 30 nœuds, alors qu'entre deux, on se retrouve à 15 ou 20. Si on met toute la toile, on se fait un peu peur quand ça monte. On n'est pas là pour faire des bêtises ! » Autre motif de vigilance : les engins de pêche, parfois mal signalés. Le skipper a donc pris soin de dormir en prévision de cette ultime séquence. « Il faut arriver suffisamment lucide. Sur ces grands bateaux, quand on est crevé, on commet vite des erreurs et ça coûte ensuite le double d'énergie. C'est l'engrenage. Alors tout ce qu'on peut prendre comme repos, il faut le prendre ! »


Les écarts comptent, les avaries aussi

 

En Ocean Fifty, Basile Bourgnon (Edenred) mène toujours la danse avec une grosse centaine de milles d'avance. Derrière lui, les places sont chères et les bonnes manières attendront. Troisième au pointage, Thibaut Vauchel-Camus (Solidaire En Peloton by Delanchy) est au coude-à-coude avec Pierre Quiroga (Wewise), Léonard Legrand (Sodebo Fifty) et Baptiste Hulin (Viabilis Oceans). « Le rodéo n'en finit pas », résume le Malouin. Une formule qui pourrait servir de devise à tous ceux qui, plus à l'ouest, s'apprêtent à affronter un nouveau front orageux. Le vent devrait basculer à l'est et se renforcer autour de 30 nœuds, avec des grains potentiellement violents. Dans ce jeu de placement, quelques milles gagnés aujourd'hui peuvent aussi se payer cher demain. En IMOCA, Corentin Horeau (MACSF) conserve depuis trois jours une avance confortable, avec quelque 265 milles sur son premier poursuivant. Mais son réveil a eu des allures de mauvaise plaisanterie. « Le panneau de descente s'est arraché et la soute à voiles s'est remplie d'eau. J'ai passé deux heures à tout vider ! J'ai eu un bol monstrueux : j'ai retrouvé la trappe coincée dans les filières à l'arrière. Je l'ai recollée, mais je n'arrive toujours pas à faire avancer le bateau comme je voudrais. Ce n'est pas la meilleure nuit ! » Le leader ne perd pas complètement son humour : « Ça fait partie du jeu, une emmerde par jour ! » Reste à trouver la solution, sans laisser fondre son avance sur la route des Antilles, où les drôles de surprises semblent pousser plus vite que les cocotiers. Des nouvelles sont également parvenues de Jérémie Beyou (Charal). Contraint à l'abandon mardi pour raisons médicales, le skipper a passé des examens vendredi aux Açores. Ceux-ci ont confirmé un traumatisme crânien et révélé plusieurs fractures vertébrales et costales. Son rapatriement en France est prévu ce week-end.



A chaque vague, la même inquiétude


Chez les 40 pieds, la zone de basse pression atmosphérique, creusée à 900 hPa, n'en finit pas de présenter l'addition. Guillaume Pirouelle (Sogestran – Seafrigo) et Achille Nebout (Amarris) jouent des coudes aux avant-postes, mais leurs échanges avec la terre racontent surtout une lutte de tous les instants. « J'en ai un peu marre de cette dépression ! On vient de passer le front, le vent a tourné et ça tape beaucoup plus. Hier, on a eu 40 à 45 nœuds établis, alors que c'était déjà prévu fort. Là, il y en a moins qu'annoncé, donc on ne sait même plus quelle configuration de voiles adopter. C'est vraiment usant », souffle Pirouelle. Le skipper, qui espère retrouver des conditions plus maniables dans la journée, ne cache rien de son épuisement. « Je suis au bout du rouleau. J'ai très peu dormi. Dès qu'on arrive à fermer l'œil, un choc nous réveille. Mentalement, tous ces bruits et cette inquiétude permanente, c'est exténuant. Je suis très content de ma course, mais je sais aussi qu'une vague prise trop violemment peut tout arrêter. » À bord d'Amarris, même tension, même impossibilité de relâcher l'attention. « Des claques à 40, 43 nœuds, des grains, beaucoup d'instabilité dans le vent… On est tout le temps en train de régler pour que le bateau ne tape pas trop. Et surtout, il y a cette peur qu'à chaque bas de vague, quelque chose casse. C'est usant, usant, usant. Vraiment sauvage ! Ce n'est pas simple de dormir, pas simple de manger, pas simple de tout, en fait ! » Pour Achille Nebout, l'accalmie tant attendue prend des airs de délivrance. Reste à savoir ce qu'elle réserve au classement. Car derrière ce duel se joue une partie d'échecs météorologique à grande échelle. Deux options ont partagé les premiers Class40. Au sud, les actuels leaders ont choisi de naviguer au près pour éviter le plus gros du mauvais temps. Au nord, le groupe emmené par Luca Rosetti (Maccaferri Futura) a tenté de traverser le centre du système afin de retrouver plus rapidement des allures favorables. Bilan provisoire : une centaine de milles parcourus en dix heures pour les premiers, contre seulement 25 pour les seconds, ralentis dans les vents faibles. Mais ces derniers ont aussi laissé passer devant eux une partie du gros temps. La hiérarchie du moment ne dit donc pas nécessairement celle des prochains jours. Et dimanche, une dorsale anticyclonique pourrait leur jouer un autre tour : après le trop-plein de vent, la disette, avec une dizaine de nœuds seulement.


Sortir du chantier, coûte que coûte


En Rhum Mono, Tanguy Caradec (Eurvad) a passé une bonne partie de la nuit casqué, installé tantôt à sa table à cartes, tantôt sous une petite casquette de cockpit, prêt à intervenir sur les bouts. « C'est un peu le chantier, il y en a partout ! Je crois qu'on a passé le plus gros. On est redescendu sous les 30 nœuds, mais j'ai eu des rafales à 47 et des surfs à 22-25 nœuds, dans une mer formée. Le pilote a bien fait son boulot. » Malgré la violence des conditions, pas question pour autant de mettre la compétition entre parenthèses. « Il faut être prudent, mais avancer quand même vite dans les vagues. Le curseur n'est pas toujours facile à placer. Là, il va falloir que je prenne du repos. Pour la suite, on verra : on reste dans un flux assez fort et je n'ai pas encore toutes les réponses. » Pour Titouan Pilliard (Use It Again for Youth), huitième dans cette même catégorie, c'est un autre genre de casse-tête. Après de longues heures de travail avec son équipe technique à terre, le jeune marin a réussi à colmater une voie d'eau. Mais l'eau embarquée a endommagé l'ensemble de l'électronique : le voilà privé d'énergie, d'instruments de navigation et de pilote automatique. Un sérieux handicap pour le benjamin de la course, qui doit encore parcourir une bonne partie de l’Atlantique. À l’exception des deux leaders, Éric Péron (French Touch – Oceania Hôtels) et Damien Seguin (Arkea – Handicap International), les Rhum Multi ne sont pas davantage épargnés par cette interminable séquence açorienne. Les écarts de vitesse et de positionnement entre les bateaux rendent la lecture du classement délicate, tandis que le système continue de se déplacer avec une partie des concurrents. Certains peinent à s'en extraire, d'autres retrouvent du vent pour mieux replonger dans une mer difficile. Et pour tous, la même équation : faire avancer la machine sans lui demander l'impossible. Six jours après le grand départ, la flotte compte seize abandons sur les 115 concurrents au départ. Et pour ceux qui restent, les difficultés sont loin d'être terminées. Pendant que Tom Laperche prépare son arrivée à Pointe-à-Pitre, une grande partie de ses compagnons de route attend encore que l'Atlantique consente à baisser le volume. Le problème, avec ce rodéo-là, c'est qu'on ne choisit pas quand on descend de selle.


il y a 10 heures
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D'un côté, Tom Laperche (SVR-Lazartigue), qui se rapproche de la Guadeloupe en tête des Ultim. De l'autre, une dépression qui semble avoir pris un abonnement auprès d'une bonne partie de la flotte. Six jours après le départ de Saint-Malo, les solitaires de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe n'ont décidément pas tous le même programme. Pour le premier, les derniers milles à négocier. Pour les autres, une question lancinante : jusqu'à quand vont-ils devoir composer avec cette météo infernale ?



La dernière ligne droite n'a rien d'une formalité


À moins de 300 milles de l'arrivée, Tom Laperche touche presque au but. Mais à bord de SVR-Lazartigue, il serait un peu tôt pour commander le planteur. Le premier Ultim est attendu sur la ligne au milieu de la nuit prochaine (heure de Paris), au terme d'une approche inhabituelle des Antilles. Privé des alizés, le jeune skipper doit composer avec un vent de sud-ouest presque de face, sur une trajectoire qui pourrait l'emmener au voisinage de Montserrat et d'Antigua. Une configuration peu commode pour rejoindre l'archipel, mais qui pourrait lui simplifier la tâche une fois la Tête à l'Anglais franchie, sur la dernière portion vers Pointe-à-Pitre. D'ici là, à bord de son trimaran de 32 mètres, la salle de sport reste ouverte. « Je regarde d'assez près tous les virements de bord qu'on va avoir à faire, les effets du vent autour des îles, le passage des bouées. Il va falloir être précis. On est au près, avec du vent quasiment dans le nez, donc ça promet d'être bien physique jusqu'au bout ! » Après s'être dépatouillé hier des petits airs de la dépression tropicale, le Morbihannais a retrouvé de l'allant, avec des pointes à 25 nœuds dans les dernières heures. Pas de quoi, cependant, l'inciter à jouer les cascadeurs. « Le vent est très instable. On a régulièrement des grains avec des rafales à 30 nœuds, alors qu'entre deux, on se retrouve à 15 ou 20. Si on met toute la toile, on se fait un peu peur quand ça monte. On n'est pas là pour faire des bêtises ! » Autre motif de vigilance : les engins de pêche, parfois mal signalés. Le skipper a donc pris soin de dormir en prévision de cette ultime séquence. « Il faut arriver suffisamment lucide. Sur ces grands bateaux, quand on est crevé, on commet vite des erreurs et ça coûte ensuite le double d'énergie. C'est l'engrenage. Alors tout ce qu'on peut prendre comme repos, il faut le prendre ! »


Les écarts comptent, les avaries aussi

 

En Ocean Fifty, Basile Bourgnon (Edenred) mène toujours la danse avec une grosse centaine de milles d'avance. Derrière lui, les places sont chères et les bonnes manières attendront. Troisième au pointage, Thibaut Vauchel-Camus (Solidaire En Peloton by Delanchy) est au coude-à-coude avec Pierre Quiroga (Wewise), Léonard Legrand (Sodebo Fifty) et Baptiste Hulin (Viabilis Oceans). « Le rodéo n'en finit pas », résume le Malouin. Une formule qui pourrait servir de devise à tous ceux qui, plus à l'ouest, s'apprêtent à affronter un nouveau front orageux. Le vent devrait basculer à l'est et se renforcer autour de 30 nœuds, avec des grains potentiellement violents. Dans ce jeu de placement, quelques milles gagnés aujourd'hui peuvent aussi se payer cher demain. En IMOCA, Corentin Horeau (MACSF) conserve depuis trois jours une avance confortable, avec quelque 265 milles sur son premier poursuivant. Mais son réveil a eu des allures de mauvaise plaisanterie. « Le panneau de descente s'est arraché et la soute à voiles s'est remplie d'eau. J'ai passé deux heures à tout vider ! J'ai eu un bol monstrueux : j'ai retrouvé la trappe coincée dans les filières à l'arrière. Je l'ai recollée, mais je n'arrive toujours pas à faire avancer le bateau comme je voudrais. Ce n'est pas la meilleure nuit ! » Le leader ne perd pas complètement son humour : « Ça fait partie du jeu, une emmerde par jour ! » Reste à trouver la solution, sans laisser fondre son avance sur la route des Antilles, où les drôles de surprises semblent pousser plus vite que les cocotiers. Des nouvelles sont également parvenues de Jérémie Beyou (Charal). Contraint à l'abandon mardi pour raisons médicales, le skipper a passé des examens vendredi aux Açores. Ceux-ci ont confirmé un traumatisme crânien et révélé plusieurs fractures vertébrales et costales. Son rapatriement en France est prévu ce week-end.



A chaque vague, la même inquiétude


Chez les 40 pieds, la zone de basse pression atmosphérique, creusée à 900 hPa, n'en finit pas de présenter l'addition. Guillaume Pirouelle (Sogestran – Seafrigo) et Achille Nebout (Amarris) jouent des coudes aux avant-postes, mais leurs échanges avec la terre racontent surtout une lutte de tous les instants. « J'en ai un peu marre de cette dépression ! On vient de passer le front, le vent a tourné et ça tape beaucoup plus. Hier, on a eu 40 à 45 nœuds établis, alors que c'était déjà prévu fort. Là, il y en a moins qu'annoncé, donc on ne sait même plus quelle configuration de voiles adopter. C'est vraiment usant », souffle Pirouelle. Le skipper, qui espère retrouver des conditions plus maniables dans la journée, ne cache rien de son épuisement. « Je suis au bout du rouleau. J'ai très peu dormi. Dès qu'on arrive à fermer l'œil, un choc nous réveille. Mentalement, tous ces bruits et cette inquiétude permanente, c'est exténuant. Je suis très content de ma course, mais je sais aussi qu'une vague prise trop violemment peut tout arrêter. » À bord d'Amarris, même tension, même impossibilité de relâcher l'attention. « Des claques à 40, 43 nœuds, des grains, beaucoup d'instabilité dans le vent… On est tout le temps en train de régler pour que le bateau ne tape pas trop. Et surtout, il y a cette peur qu'à chaque bas de vague, quelque chose casse. C'est usant, usant, usant. Vraiment sauvage ! Ce n'est pas simple de dormir, pas simple de manger, pas simple de tout, en fait ! » Pour Achille Nebout, l'accalmie tant attendue prend des airs de délivrance. Reste à savoir ce qu'elle réserve au classement. Car derrière ce duel se joue une partie d'échecs météorologique à grande échelle. Deux options ont partagé les premiers Class40. Au sud, les actuels leaders ont choisi de naviguer au près pour éviter le plus gros du mauvais temps. Au nord, le groupe emmené par Luca Rosetti (Maccaferri Futura) a tenté de traverser le centre du système afin de retrouver plus rapidement des allures favorables. Bilan provisoire : une centaine de milles parcourus en dix heures pour les premiers, contre seulement 25 pour les seconds, ralentis dans les vents faibles. Mais ces derniers ont aussi laissé passer devant eux une partie du gros temps. La hiérarchie du moment ne dit donc pas nécessairement celle des prochains jours. Et dimanche, une dorsale anticyclonique pourrait leur jouer un autre tour : après le trop-plein de vent, la disette, avec une dizaine de nœuds seulement.


Sortir du chantier, coûte que coûte


En Rhum Mono, Tanguy Caradec (Eurvad) a passé une bonne partie de la nuit casqué, installé tantôt à sa table à cartes, tantôt sous une petite casquette de cockpit, prêt à intervenir sur les bouts. « C'est un peu le chantier, il y en a partout ! Je crois qu'on a passé le plus gros. On est redescendu sous les 30 nœuds, mais j'ai eu des rafales à 47 et des surfs à 22-25 nœuds, dans une mer formée. Le pilote a bien fait son boulot. » Malgré la violence des conditions, pas question pour autant de mettre la compétition entre parenthèses. « Il faut être prudent, mais avancer quand même vite dans les vagues. Le curseur n'est pas toujours facile à placer. Là, il va falloir que je prenne du repos. Pour la suite, on verra : on reste dans un flux assez fort et je n'ai pas encore toutes les réponses. » Pour Titouan Pilliard (Use It Again for Youth), huitième dans cette même catégorie, c'est un autre genre de casse-tête. Après de longues heures de travail avec son équipe technique à terre, le jeune marin a réussi à colmater une voie d'eau. Mais l'eau embarquée a endommagé l'ensemble de l'électronique : le voilà privé d'énergie, d'instruments de navigation et de pilote automatique. Un sérieux handicap pour le benjamin de la course, qui doit encore parcourir une bonne partie de l’Atlantique. À l’exception des deux leaders, Éric Péron (French Touch – Oceania Hôtels) et Damien Seguin (Arkea – Handicap International), les Rhum Multi ne sont pas davantage épargnés par cette interminable séquence açorienne. Les écarts de vitesse et de positionnement entre les bateaux rendent la lecture du classement délicate, tandis que le système continue de se déplacer avec une partie des concurrents. Certains peinent à s'en extraire, d'autres retrouvent du vent pour mieux replonger dans une mer difficile. Et pour tous, la même équation : faire avancer la machine sans lui demander l'impossible. Six jours après le grand départ, la flotte compte seize abandons sur les 115 concurrents au départ. Et pour ceux qui restent, les difficultés sont loin d'être terminées. Pendant que Tom Laperche prépare son arrivée à Pointe-à-Pitre, une grande partie de ses compagnons de route attend encore que l'Atlantique consente à baisser le volume. Le problème, avec ce rodéo-là, c'est qu'on ne choisit pas quand on descend de selle.


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