- 18 nov. 2022
- 2 min de lecture
Quentin Vlamynck - Arkema
Quentin Vlamynck (Arkema), jeune premier de La Route du Rhum – Destination Guadeloupe, fait montre depuis le départ de Saint-Malo d’une grande dextérité à manier son trimaran en solitaire. Mais, ce vendredi, à moins de 48h de l’arrivée à la Tête à l’Anglais, ses poursuivants s’accrochent et se rapprochent au fil des heures, à l’image d’Erwan Le Roux (Koesio) à 20 milles dans son sillage et de Sébastien Rogues (Primonial) très rapide ce jour qui tente un coup en se décalant légèrement dans le Sud. Derrière les belles glissades dans les alizés se cachent une concentration de tous les instants, des réglages omniprésents, du sommeil absent sur les 750 milles restants !
La dernière ligne droite pour les trimarans de 50 pieds n’est pas rectiligne, loin de là. Il faut pour les 5 Ocean Fifty de tête travailler le placement des empannages, les réglages au poil près selon les variations du vent, et la veille sur les grains perturbateurs dans les alizés. La stratégie sur l’atterrissage en Guadeloupe et la tactique du placement sont donc au menu jusqu’à la Tête à l’Anglais, îlot rocheux et marque de passage dans le Nord de l’île Papillon. Et là, ce sera une autre histoire ! Le contournement de la Guadeloupe peut se montrer ultra piégeux et peut jusqu’à la fin changer la donne…
Au mental et à la préservation du bateau
Après plus 2 800 milles parcourus, les skippers accusent de la fatigue et les trimarans certainement de l’usure. Même si le niveau de préparation des Ocean Fifty n’a jamais été aussi élevé, personne n’est à l’abri d’un petit pépin qui pourrait voir s’effrondrer la possibilité d’une victoire. Alors, il faut doser, ne pas se mettre dans le rouge et à la fois cravacher. « Il faudra faire gaffe et continuer de bien entretenir le bateau. On en a encore besoin 2-3 jours. La nuit dernière, on a adapté les réglages par rapport aux grains, pour ne pas prendre de risques. Ce serait bête de terminer la Route du Rhum ici et non en Guadeloupe. On reste super vigilant mais le bateau est en bon état donc ça permet d’attaquer un peu. » confiait ce matin Quentin Vlamynck. Le jeune skipper de 30 ans qui vit là sa première transat en solitaire en multicoque doit se méfier de ses concurrents plus expérimentés, comme Erwan Le Roux (Koesio) vainqueur de La Route du Rhum 2014 qui indiquait de son côté : « _Le mode sprint est activé. Koesio a certaines qualités au portant et l’idée c‘est de les exploiter au mieux. Je suis vraiment content d’arriver dans cette partie de l’alizé avec un bateau à 100% parce que je sais qu’il a encore toute sa capacité à accélérer et à aller vite. _» Une fin de course haletante !
