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L’HUMEUR DU RHUM. Après une première semaine à Saint-Malo marquée par les festivités et les obligations, les skippers de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe vont pour la plupart retrouver un peu de quiétude à l’abri des regards. Repos, activité sportive, étude de la météo… La semaine s’annonce bien plus studieuse, avec le départ de dimanche prochain en ligne de mire. 

Lors de la présentation des skippers ce dimanche @ Vincent Curutchet / Factstory
Lors de la présentation des skippers ce dimanche @ Vincent Curutchet / Factstory

On les aura vus partout. On les a applaudis en traversant les écluses. On les a soutenus pendant le passage de la tempête Austen. On a tenté de les apercevoir dans les allées, à l’issue d’une séance de dédicace ou dans un des restaurants d’intra-muros. On a crié leur nom lors de la présentation officielle des skippers hier soir. Les skippers aussi ont profité de l’atmosphère du moment, du plus grand village de la course au large et de ce public de passionnés présent en nombre. Certains se sont même offert des escapades nocturnes, portés par l’ambiance de fête qui s’immisce partout dans la ville.


Le temps est compté


« Profiter » est le mot qui revient le plus. Ça a presque valeur de libération et on les comprend, après des mois de chantier, de préparation, de doutes aussi. Cette ambiance est une récompense, pour les skippers mais aussi pour leurs équipes techniques qui travaillent d’arrache-pied pour s’offrir l’opportunité de participer à cette nouvelle édition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Il est donc plus que légitime qu’ils soient partie intégrante de la fête, eux qui ont tant contribué à façonner les 115 bateaux amarrés dans les bassins malouins. Mais le temps est compté. Dans sept jours, les skippers seront tous sur la ligne de départ. Ce sera le moment de veiller au trafic, à la météo, à la stratégie jusqu’au Cap Fréhel puis au-delà. En ce début de semaine, tous ont été rattrapés, un peu, par l’imminence du sprint océanique. Ils savent que dans les prochains jours, les conditions météorologiques vont s’affiner, qu’il sera déjà l’heure de parler de stratégie et de tactique.


Encore un peu des petits riens du quotidien


C’est donc l’heure de « se mettre dans sa course », « d’entrer dans sa bulle ». Certains ne se rendent au village qu’au petit matin, loin de la foule, avant de se reposer la journée. Certains ont loué des maisons plus loin pour être un peu plus isolés. D’autres rentrent chez eux, profiter d’un temps en famille, de quelques sorties sportives aussi. La wing et le surf arrivent en bonne position, comme les footings et les sorties en vélo, à l’instar de Jérémie Beyou (Charal, IMOCA) qui prévoit « une ou deux sorties en gravel ». Côté originalité, Basile Bourgnon (Edenred, Ocean Fifty) a peut-être la palme : le skipper Edenred a pris la direction de Ouistreham pour s’initier à la pêche au large.

Ceux qui rentrent chez eux aspirent simplement à profiter des petits riens du quotidien. « Ça permet de mettre à jour les derniers détails et de dormir dans son lit aussi », expliquait Corentin Horeau (MACSF, IMOCA). Oublier l’effervescence du village, se recentrer, goûter à un calme bienvenu : les skippers reprennent ainsi possession de leur quotidien, à l’abri des regards. Quelques jours de répit bienvenus avant de se lancer dans le grand bain et de n’avoir qu’une obsession : la traversée de l’Atlantique qui les attend.

 

il y a 1 jour
3 min de lecture

L’HUMEUR DU RHUM. Après une première semaine à Saint-Malo marquée par les festivités et les obligations, les skippers de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe vont pour la plupart retrouver un peu de quiétude à l’abri des regards. Repos, activité sportive, étude de la météo… La semaine s’annonce bien plus studieuse, avec le départ de dimanche prochain en ligne de mire. 

Lors de la présentation des skippers ce dimanche @ Vincent Curutchet / Factstory
Lors de la présentation des skippers ce dimanche @ Vincent Curutchet / Factstory

On les aura vus partout. On les a applaudis en traversant les écluses. On les a soutenus pendant le passage de la tempête Austen. On a tenté de les apercevoir dans les allées, à l’issue d’une séance de dédicace ou dans un des restaurants d’intra-muros. On a crié leur nom lors de la présentation officielle des skippers hier soir. Les skippers aussi ont profité de l’atmosphère du moment, du plus grand village de la course au large et de ce public de passionnés présent en nombre. Certains se sont même offert des escapades nocturnes, portés par l’ambiance de fête qui s’immisce partout dans la ville.


Le temps est compté


« Profiter » est le mot qui revient le plus. Ça a presque valeur de libération et on les comprend, après des mois de chantier, de préparation, de doutes aussi. Cette ambiance est une récompense, pour les skippers mais aussi pour leurs équipes techniques qui travaillent d’arrache-pied pour s’offrir l’opportunité de participer à cette nouvelle édition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Il est donc plus que légitime qu’ils soient partie intégrante de la fête, eux qui ont tant contribué à façonner les 115 bateaux amarrés dans les bassins malouins. Mais le temps est compté. Dans sept jours, les skippers seront tous sur la ligne de départ. Ce sera le moment de veiller au trafic, à la météo, à la stratégie jusqu’au Cap Fréhel puis au-delà. En ce début de semaine, tous ont été rattrapés, un peu, par l’imminence du sprint océanique. Ils savent que dans les prochains jours, les conditions météorologiques vont s’affiner, qu’il sera déjà l’heure de parler de stratégie et de tactique.


Encore un peu des petits riens du quotidien


C’est donc l’heure de « se mettre dans sa course », « d’entrer dans sa bulle ». Certains ne se rendent au village qu’au petit matin, loin de la foule, avant de se reposer la journée. Certains ont loué des maisons plus loin pour être un peu plus isolés. D’autres rentrent chez eux, profiter d’un temps en famille, de quelques sorties sportives aussi. La wing et le surf arrivent en bonne position, comme les footings et les sorties en vélo, à l’instar de Jérémie Beyou (Charal, IMOCA) qui prévoit « une ou deux sorties en gravel ». Côté originalité, Basile Bourgnon (Edenred, Ocean Fifty) a peut-être la palme : le skipper Edenred a pris la direction de Ouistreham pour s’initier à la pêche au large.

Ceux qui rentrent chez eux aspirent simplement à profiter des petits riens du quotidien. « Ça permet de mettre à jour les derniers détails et de dormir dans son lit aussi », expliquait Corentin Horeau (MACSF, IMOCA). Oublier l’effervescence du village, se recentrer, goûter à un calme bienvenu : les skippers reprennent ainsi possession de leur quotidien, à l’abri des regards. Quelques jours de répit bienvenus avant de se lancer dans le grand bain et de n’avoir qu’une obsession : la traversée de l’Atlantique qui les attend.

 

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