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LE MAG DU RHUM.  Pour eux, tout sera exacerbé : le plaisir d’être sur la ligne de départ, l’esprit de fête à Saint-Malo et la certitude de s’inscrire dans une histoire de légendes. Les skippers malouins seront forcément sous les feux des projecteurs. Ce contingent de dix skippers est présent à la fois en Ultim (Louis Burton), en Ocean Fifty (Luke Berry et Baptiste Hulin), en Vintage Multi (Gilles Lamiré, Florian Gueguen) et en Vintage Mono (Christophe Bachmann) et surtout en Class40 (Quentin Le Nabour, Jules Bonnier, Emmanuel Hamez, Yohann Bertrand).


Louis Burton, ici à bord d'Armand Thiery @ Armand Thiery
Louis Burton, ici à bord d'Armand Thiery @ Armand Thiery

 Ces dernières semaines, ils ont ressenti un peu plus que les autres l’effervescence qui monte autour de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. « Nous voyons que la ville s’est mise progressivement aux couleurs de la course, confiait récemment Baptiste Hulin (Viabilis Oceans, Ocean Fifty). On sent que les gens en parlent, qu’ils attendent l’événement, qu’ils s’organisent déjà pour le suivre. » « C’est toujours un grand moment, la ville se transforme et l’événement est attendu de pied ferme par tous les habitants de Saint-Malo », poursuit Luke Berry (Le Rire Médecin Lamotte). « On ressent la fierté et le soutien des Malouins, assure Louis Burton (Armand Thierry). À chaque Route du Rhum, on se sent plus que jamais comme un enfant du pays ! » 

  Un esprit de fête « comme les férias du Sud-Ouest »

« Saint-Malo pendant la Route du Rhum et hors Route du Rhum, ça n’a rien à voir, abonde Jules Bonnier (Plastic Odyssey). Il y a une incroyable densité de bateaux de course et une atmosphère particulière à voir ces marins s’élancer en plein hiver pour traverser l’Atlantique ». Le skipper Class40 parle de la course comme « d’un vieux rêve que l’on nourrit patiemment ». « Au début, y participer nous semble complètement irréel et progressivement on s’en rapproche ». Un rêve entretenu par chaque édition, des moments de fête à part entière.


Il se souvient bien entendu de la foule autour des pontons et de ces skippers qu’on admirait. « Certains venaient nous voir à l’école comme Franck-Yves Escoffier (vainqueur en Ocean Fifty en 1998, 2002, 2006) qui était un peu notre star locale ». Luke Berry, arrivé à 9 ans à Saint-Malo, se rappelle « d’avoir arpenté les pontons tous les quatre ans pour voir tous les multicoques, les IMOCA et les grands noms de la voile ». Puis, en grandissant, « on découvre le côté plus festif, le village, la fête ». Pour lui, la Route du Rhum est « un événement sportif qui ressemble à un festival de musique ». Jules Bonnier, lui, préfère la comparaison avec « les férias du Sud-Ouest ».

Baptiste Hulin se souvient également de sa première visite, enfant, quand ses parents l’avaient amené dans le village lors d’une soirée. « Il y avait presque une dimension magique, sourit-il. C’est impressionnant de voir cette centaine de bateaux dans les bassins au pied des remparts et ces kilomètres dédiés à la course au large, précise-t-il.  Ça crée une ambiance incomparable et un événement unique ».


Jules Bonnier à son arrivée il y a quatre ans @ Alexis Courcoux
Jules Bonnier à son arrivée il y a quatre ans @ Alexis Courcoux

 Pendant le village, « trouver le bon équilibre »


Désormais, ces skippers sont passés de l’autre côté des pontons, de spectateurs à acteurs. Les Malouins ou Malouins d’adoption sont donc dix sur la ligne de départ, présents au sein de cinq des sept catégories en lice. Alors, à mesure que l’événement approche, les sollicitations se font plus nombreuses et ce n’est pas toujours facile de trouver le bon équilibre.

« J’ai plusieurs demandes par jour pour intervenir, notamment dans des écoles, raconte Jules Bonnier. J’ai envie de partager au maximum mais parfois, je suis obligé de décliner. Entre ça et les amis qui viennent pour l’occasion… Il ne faut pas oublier que mon objectif est avant tout sportif ! »  « C’est vrai que ce n’est pas évident de trouver le bon équilibre, poursuit Luke Berry. On a tous beaucoup de proches et de copains qui viennent nous voir ». Lui dispute la course pour la 3e fois et sait, d’expérience, qu’il faut réussir à être rigoureux, profiter sans dépenser trop d’énergie.


« Une plateforme extraordinaire pour inviter des clients »

Avant de participer à la fête, tous ont pu constater que l’attrait de la course, à l’échelon local, était un levier intéressant pour solliciter des sponsors. « La Route du Rhum, c’est une plateforme extraordinaire pour inviter des clients, vivre une expérience à part, rappelle Jules Bonnier. J’ai des partenaires qui sont particulièrement enthousiastes et investis cette saison parce qu’il y a la course ».

Même son de cloche chez Le Rire Médecin Lamotte, l’équipe de Luke Berry. « Nous sommes soutenus en grande partie par des entreprises d’Ille-et-Vilaine, de Saint-Malo ou de Rennes, précise le skipper. La proximité, l’importance de la course, la taille du village, ça encourage les collaborateurs à venir ». Ils seront nombreux à fouler les pontons durant les treize jours avant le départ pour vivre l’expérience à fond, notamment lors d’une soirée organisée par l’équipe le jeudi précédant le départ. Enfin, les skippers malouins ont un avantage de taille par rapport aux autres concurrents, qu’ils pourront conserver pendant toute la durée du village. « C’est un truc incroyable, s’amuse Jules. À l’issue de chaque journée et jusqu’au départ, tu dors chez toi. Et ça, en matière de logistique et de sérénité, ça n’a pas de prix ! »


Viabilis Oceans lors d'une sortie en août dernier @ Viabilis Océans
Viabilis Oceans lors d'une sortie en août dernier @ Viabilis Océans

Les Malouins au départ de la Route du Rhum 2026  Louis Burton (Armand Thiery, Ultim)  Luke Berry (Le Rire Médecin Lamotte, Ocean Fifty)  Baptiste Hulin (Viabilis Oceans, Ocean Fifty)  Jules Bonnier (Plastic Odyssey, Class40)  Quentin Le Nabour (Bleu Blanc Planète Location, Class40)  Emmanuel Hamez (Viranga, Class40)  Yohann Bertrand (Yoda, Class40)  Gilles Lamiré (Groupe GCA, Vintage Multi)  Florian Gueguen (Graine de Courage, Vintage Multi)  Christophe Bachmann (Graine de Sable, Vintage Mono)

il y a 2 jours
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LE MAG DU RHUM.  Pour eux, tout sera exacerbé : le plaisir d’être sur la ligne de départ, l’esprit de fête à Saint-Malo et la certitude de s’inscrire dans une histoire de légendes. Les skippers malouins seront forcément sous les feux des projecteurs. Ce contingent de dix skippers est présent à la fois en Ultim (Louis Burton), en Ocean Fifty (Luke Berry et Baptiste Hulin), en Vintage Multi (Gilles Lamiré, Florian Gueguen) et en Vintage Mono (Christophe Bachmann) et surtout en Class40 (Quentin Le Nabour, Jules Bonnier, Emmanuel Hamez, Yohann Bertrand).


Louis Burton, ici à bord d'Armand Thiery @ Armand Thiery
Louis Burton, ici à bord d'Armand Thiery @ Armand Thiery

 Ces dernières semaines, ils ont ressenti un peu plus que les autres l’effervescence qui monte autour de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. « Nous voyons que la ville s’est mise progressivement aux couleurs de la course, confiait récemment Baptiste Hulin (Viabilis Oceans, Ocean Fifty). On sent que les gens en parlent, qu’ils attendent l’événement, qu’ils s’organisent déjà pour le suivre. » « C’est toujours un grand moment, la ville se transforme et l’événement est attendu de pied ferme par tous les habitants de Saint-Malo », poursuit Luke Berry (Le Rire Médecin Lamotte). « On ressent la fierté et le soutien des Malouins, assure Louis Burton (Armand Thierry). À chaque Route du Rhum, on se sent plus que jamais comme un enfant du pays ! » 

  Un esprit de fête « comme les férias du Sud-Ouest »

« Saint-Malo pendant la Route du Rhum et hors Route du Rhum, ça n’a rien à voir, abonde Jules Bonnier (Plastic Odyssey). Il y a une incroyable densité de bateaux de course et une atmosphère particulière à voir ces marins s’élancer en plein hiver pour traverser l’Atlantique ». Le skipper Class40 parle de la course comme « d’un vieux rêve que l’on nourrit patiemment ». « Au début, y participer nous semble complètement irréel et progressivement on s’en rapproche ». Un rêve entretenu par chaque édition, des moments de fête à part entière.


Il se souvient bien entendu de la foule autour des pontons et de ces skippers qu’on admirait. « Certains venaient nous voir à l’école comme Franck-Yves Escoffier (vainqueur en Ocean Fifty en 1998, 2002, 2006) qui était un peu notre star locale ». Luke Berry, arrivé à 9 ans à Saint-Malo, se rappelle « d’avoir arpenté les pontons tous les quatre ans pour voir tous les multicoques, les IMOCA et les grands noms de la voile ». Puis, en grandissant, « on découvre le côté plus festif, le village, la fête ». Pour lui, la Route du Rhum est « un événement sportif qui ressemble à un festival de musique ». Jules Bonnier, lui, préfère la comparaison avec « les férias du Sud-Ouest ».

Baptiste Hulin se souvient également de sa première visite, enfant, quand ses parents l’avaient amené dans le village lors d’une soirée. « Il y avait presque une dimension magique, sourit-il. C’est impressionnant de voir cette centaine de bateaux dans les bassins au pied des remparts et ces kilomètres dédiés à la course au large, précise-t-il.  Ça crée une ambiance incomparable et un événement unique ».


Jules Bonnier à son arrivée il y a quatre ans @ Alexis Courcoux
Jules Bonnier à son arrivée il y a quatre ans @ Alexis Courcoux

 Pendant le village, « trouver le bon équilibre »


Désormais, ces skippers sont passés de l’autre côté des pontons, de spectateurs à acteurs. Les Malouins ou Malouins d’adoption sont donc dix sur la ligne de départ, présents au sein de cinq des sept catégories en lice. Alors, à mesure que l’événement approche, les sollicitations se font plus nombreuses et ce n’est pas toujours facile de trouver le bon équilibre.

« J’ai plusieurs demandes par jour pour intervenir, notamment dans des écoles, raconte Jules Bonnier. J’ai envie de partager au maximum mais parfois, je suis obligé de décliner. Entre ça et les amis qui viennent pour l’occasion… Il ne faut pas oublier que mon objectif est avant tout sportif ! »  « C’est vrai que ce n’est pas évident de trouver le bon équilibre, poursuit Luke Berry. On a tous beaucoup de proches et de copains qui viennent nous voir ». Lui dispute la course pour la 3e fois et sait, d’expérience, qu’il faut réussir à être rigoureux, profiter sans dépenser trop d’énergie.


« Une plateforme extraordinaire pour inviter des clients »

Avant de participer à la fête, tous ont pu constater que l’attrait de la course, à l’échelon local, était un levier intéressant pour solliciter des sponsors. « La Route du Rhum, c’est une plateforme extraordinaire pour inviter des clients, vivre une expérience à part, rappelle Jules Bonnier. J’ai des partenaires qui sont particulièrement enthousiastes et investis cette saison parce qu’il y a la course ».

Même son de cloche chez Le Rire Médecin Lamotte, l’équipe de Luke Berry. « Nous sommes soutenus en grande partie par des entreprises d’Ille-et-Vilaine, de Saint-Malo ou de Rennes, précise le skipper. La proximité, l’importance de la course, la taille du village, ça encourage les collaborateurs à venir ». Ils seront nombreux à fouler les pontons durant les treize jours avant le départ pour vivre l’expérience à fond, notamment lors d’une soirée organisée par l’équipe le jeudi précédant le départ. Enfin, les skippers malouins ont un avantage de taille par rapport aux autres concurrents, qu’ils pourront conserver pendant toute la durée du village. « C’est un truc incroyable, s’amuse Jules. À l’issue de chaque journée et jusqu’au départ, tu dors chez toi. Et ça, en matière de logistique et de sérénité, ça n’a pas de prix ! »


Viabilis Oceans lors d'une sortie en août dernier @ Viabilis Océans
Viabilis Oceans lors d'une sortie en août dernier @ Viabilis Océans

Les Malouins au départ de la Route du Rhum 2026  Louis Burton (Armand Thiery, Ultim)  Luke Berry (Le Rire Médecin Lamotte, Ocean Fifty)  Baptiste Hulin (Viabilis Oceans, Ocean Fifty)  Jules Bonnier (Plastic Odyssey, Class40)  Quentin Le Nabour (Bleu Blanc Planète Location, Class40)  Emmanuel Hamez (Viranga, Class40)  Yohann Bertrand (Yoda, Class40)  Gilles Lamiré (Groupe GCA, Vintage Multi)  Florian Gueguen (Graine de Courage, Vintage Multi)  Christophe Bachmann (Graine de Sable, Vintage Mono)

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