- 26 nov. 2022
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© Alexis Courcoux
Ce vendredi 25 novembre, Ă 22heures 35minutes 25secondes locale (le samedi 26 novembre Ă 02h35mn25sec, heure de Paris), Emmanuel Le Roch sur Edenred a franchi en douziĂšme position la ligne dâarrivĂ©e Ă Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum â Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 16 jours 13 heures 20 minutes 25 secondes. Le skipper dâEdenred a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă la vitesse de 8.91 nĆuds sur lâorthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4 144.01 milles Ă la vitesse moyenne de 10.43 nĆuds. Il est arrivĂ© Ă Pointe-Ă -Pitre 2 jours 10 heures 11 minutes 45 secondes aprĂšs le vainqueur en Class40, Yoann Richomme.
La réaction d'Emmanuel à son arrivée :
« Couper cette ligne dâarrivĂ©e, cela fait vraiment chaud au cĆur ! Cela fait quatre ans que jâattends ça. Il y a quatre ans, jâĂ©tais arrivĂ© en avion (en raison dâun arrĂȘt Ă MĂ©dĂšre, ndlr) Le ty punch Ă©tait bon, mais beaucoup moins que quand on arrive par la mer. CâĂ©tait une Route du Rhum assez engagĂ©e. Il y a eu deux parties, avec un dĂ©but au prĂšs assez dur, mais mais le portant a Ă©tĂ© compliquĂ© aussi, parce que fort. Les bateaux sont trĂšs exigeants. Jâai fait un petit stop au milieu aux Açores. Au dĂ©part mon objectif Ă©tait de terminer dans les dix, jâai un peu Ă©chouĂ©. Mais je suis vraiment content dâĂȘtre lĂ , et je me suis battu comme un chien pour garder la douziĂšme place, avec Ian (Lipinski) juste derriĂšre. CâĂ©tait vraiment une belle bagarre et je suis vraiment ravi de cette douziĂšme place aussi. Elle a beaucoup de saveur. Le chemin Ă©tait assez compliquĂ© pour arriver lĂ . Je pense que tout le monde a eu des avaries, plus ou moins importantes. Je discutais avec Ian qui a son voile de quille en vrac, moi câĂ©tait des problĂšmes de voile dâavant. Chacun avait ce quâil avait, câest ce qui rend encore plus belle la course. Avant les Açores, franchement, il nây a pas eu de plaisir. Au prĂšs, le scow, câest vraiment lâenfer. Jâavais lâimpression que le bateau allait se casser en miettes sous mes pieds. Je dormais en gardant ma TPS (combinaison de survie) Ă cĂŽtĂ©. Câest pour dire que je nâĂ©tais pas serein, et pourtant je ne suis pas quelquâun de stressĂ©. Vraiment, câĂ©tait chaud, le bateau faisait des bonds, et je pensais quâil allait se dĂ©truire sous mes pieds Ă chaque fois. Quand jâai cassĂ©, jâĂ©tais un peu vert, parce que jâavais fait un dĂ©but de course prudent, peut-ĂȘtre un peu trop. Je revenais et je commençais Ă ĂȘtre bien⊠Quand, jâai fait mon arrĂȘt et que les rĂ©parations Ă©taient faites, je suis reparti au portant. Un portant chaud, mais top. LĂ , je me suis Ă©clatĂ©. On a dĂ©valĂ© la piste comme des cinglĂ©s. CâĂ©tait vraiment une super deuxiĂšme partie de course, avec du match en plus, du monde Ă rattraper, du jeu tout le temps. Câest ça qui est cool en Class40, câest quâil y a du monde partout. Ă nâimporte quelle place du classement, il y a du monde pour batailler autour. On se voit, on se parle Ă la VHF, il y a une super ambiance. Et puis, il y a lâarrivĂ©e avec le tour de lâĂźle. Dâailleurs, je me demande qui a inventĂ© ça, franchement le tour, câest une grosse galĂšre. Ian est revenu sur moi alors que jâavais 10 milles dâavance avant Bouillante. JâĂ©tais Ă 2 nĆuds, il Ă©tait Ă 9. Il ne sâest quasiment pas arrĂȘtĂ©, jâĂ©tais comme un fou. Heureusement, il sâest rĂ©-arrĂȘtĂ©. Il fallait que je sorte avec de lâavance, dâautant que je savais quâil Ă©tait bien motivĂ© le garçon ! Câest vrai que lâarrivĂ©e aprĂšs le tour de lâĂźle, avec cet accueil et cette ambiance, c'est vraiment sympa ! »
