top of page

À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

Pink Poppy Flowers

© DR


Les premières 24 heures de course ont été coriaces pour les skippers de la classe IMOCA, avec de nombreux pièges à déjouer. Kojiro Shiraishi (DMG Mori Global One) est le premier à avoir signifié son abandon, victime d’une collision avec Oliver Heer (Oliver Heer Ocean Racing), lui-même en escale technique à Saint-Malo. Nicolas Rouger (Demain c’est loin) et Rodolphe Sepho (Rêve de Large) sont respectivement repartis de Saint-Malo de Roscoff. Les autres marins bataillent sur l’Atlantique, cap à l’Ouest pour chercher un premier front dépressionnaire, avec des options de route marquées.


Dans une vidéo envoyée depuis le bord de son IMOCA COMMEUNESEULHOMME Powered by Altavia, Eric Bellion résume bien l’état d’esprit général. « Heureusement que nous ne sommes pas partis dimanche dernier !, dit-il. Même avec des conditions maniables, c’est vraiment chaud de croiser d’autres IMOCA lancés à pleine vitesse. Giancarlo Pedote n’est vraiment pas passé loin de moi tout à l’heure. C’est costaud ce début de course. C’est dur, dur, dur. Mais je suis tellement heureux d’être là. »


37 marins encore en mer, dont un en escale technique


La course est déjà terminée pour le Japonais Kojiro Shiraishi qui, après une collision avec Oliver Heer aux abords du cap Fréhel, a officiellement déclaré son abandon. Les dégâts sur le voilier d’Oliver Heer sont significatifs, notamment au niveau du bout-dehors et de la crash box mais le marin suisse, revenu à Saint-Malo, ne perd pas espoir. « Nous ferons le maximum pour pouvoir repartir et restons optimistes », assure-t-il. De l’autre côté de la Rance, devant Dinard, Nicolas Rouger était lui aussi en escale technique pour régler des soucis électroniques. Il a repris la mer cet après-midi. Le skipper de Demain c’est loin avait auparavant effectué sa pénalité de 4 heures, après avoir volé le départ. Tout comme François Guiffant (Kattan) qui prend ce contretemps avec philosophie : « Le moral est bon. C’est décevant de commencer une course avec une pénalité, mais je suis tellement content d’être ici, que tout va bien. J’ai recollé aux autres IMOCA et il y a encore 3 400 milles à parcourir, ce n’est pas fini ! » Victime d’une collision avec un OFNI hier soir, Rodolphe Sepho a abîmé un foil. Il a fait escale à Roscoff et en a profité pour vérifier l’intégrité de son bateau. Après avoir coupé la partie de l’appendice endommagé, le skipper guadeloupéen a repris la mer.


En route vers un premier front, plus de 100 milles d’écart latéral Nord/Sud


Pour les autres concurrents, « jusqu’ici tout va bien » comme l’écrit Romain Attanasio (Fortinet-Best Western) dans un message du bord. Après la périlleuse navigation le long des côtes bretonnes, le terrain de jeu est plus dégagé, et le jeu stratégique très ouvert. Il y a plus de 100 milles d’écart latéral entre le concurrent le plus au Nord, Louis Duc (Fives-Lantana Environnement) et Charlie Dalin (Apivia), qui mène le groupe du Sud, composé de la plupart des autres favoris à l’instar de Thomas Ruyant (Linkedout), Louis Burton (Bureau Vallée), Kevin Escoffier (Holcim-PRB) ou encore Jérémie Beyou (Charal). L’objectif de ce groupe : faire de la vitesse tout en évitant les conditions de vent et de mer les plus fortes. Également partisane de cette option plus au Sud, Justine Mettraux (TEAMWORK.NET) racontait en vacation progresser dans un vent de 15 à 20 nœuds, sous une bonne grisaille. « On va naviguer un bon moment en bâbord amure, on se dirige vers le premier front, ajoutait la Suissesse. On devrait avoir une bascule à l’ouest/nord-ouest qui permettra de naviguer tribord amure. Je suis dans un groupe bien compact, c’est cool d’avoir du monde autour pour caler sa vitesse. Je pense qu’on va rester ensemble jusqu'au passage du premier front. » Parmi les partisans d’une route médiane, très proche de la route directe, on trouve notamment Guirec Soudée (Freelance.com), Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Antoine Cornic (Human Immobilier).

  • 10 nov. 2022
  • 3 min de lecture

© DR


Les premières 24 heures de course ont été coriaces pour les skippers de la classe IMOCA, avec de nombreux pièges à déjouer. Kojiro Shiraishi (DMG Mori Global One) est le premier à avoir signifié son abandon, victime d’une collision avec Oliver Heer (Oliver Heer Ocean Racing), lui-même en escale technique à Saint-Malo. Nicolas Rouger (Demain c’est loin) et Rodolphe Sepho (Rêve de Large) sont respectivement repartis de Saint-Malo de Roscoff. Les autres marins bataillent sur l’Atlantique, cap à l’Ouest pour chercher un premier front dépressionnaire, avec des options de route marquées.


Dans une vidéo envoyée depuis le bord de son IMOCA COMMEUNESEULHOMME Powered by Altavia, Eric Bellion résume bien l’état d’esprit général. « Heureusement que nous ne sommes pas partis dimanche dernier !, dit-il. Même avec des conditions maniables, c’est vraiment chaud de croiser d’autres IMOCA lancés à pleine vitesse. Giancarlo Pedote n’est vraiment pas passé loin de moi tout à l’heure. C’est costaud ce début de course. C’est dur, dur, dur. Mais je suis tellement heureux d’être là. »


37 marins encore en mer, dont un en escale technique


La course est déjà terminée pour le Japonais Kojiro Shiraishi qui, après une collision avec Oliver Heer aux abords du cap Fréhel, a officiellement déclaré son abandon. Les dégâts sur le voilier d’Oliver Heer sont significatifs, notamment au niveau du bout-dehors et de la crash box mais le marin suisse, revenu à Saint-Malo, ne perd pas espoir. « Nous ferons le maximum pour pouvoir repartir et restons optimistes », assure-t-il. De l’autre côté de la Rance, devant Dinard, Nicolas Rouger était lui aussi en escale technique pour régler des soucis électroniques. Il a repris la mer cet après-midi. Le skipper de Demain c’est loin avait auparavant effectué sa pénalité de 4 heures, après avoir volé le départ. Tout comme François Guiffant (Kattan) qui prend ce contretemps avec philosophie : « Le moral est bon. C’est décevant de commencer une course avec une pénalité, mais je suis tellement content d’être ici, que tout va bien. J’ai recollé aux autres IMOCA et il y a encore 3 400 milles à parcourir, ce n’est pas fini ! » Victime d’une collision avec un OFNI hier soir, Rodolphe Sepho a abîmé un foil. Il a fait escale à Roscoff et en a profité pour vérifier l’intégrité de son bateau. Après avoir coupé la partie de l’appendice endommagé, le skipper guadeloupéen a repris la mer.


En route vers un premier front, plus de 100 milles d’écart latéral Nord/Sud


Pour les autres concurrents, « jusqu’ici tout va bien » comme l’écrit Romain Attanasio (Fortinet-Best Western) dans un message du bord. Après la périlleuse navigation le long des côtes bretonnes, le terrain de jeu est plus dégagé, et le jeu stratégique très ouvert. Il y a plus de 100 milles d’écart latéral entre le concurrent le plus au Nord, Louis Duc (Fives-Lantana Environnement) et Charlie Dalin (Apivia), qui mène le groupe du Sud, composé de la plupart des autres favoris à l’instar de Thomas Ruyant (Linkedout), Louis Burton (Bureau Vallée), Kevin Escoffier (Holcim-PRB) ou encore Jérémie Beyou (Charal). L’objectif de ce groupe : faire de la vitesse tout en évitant les conditions de vent et de mer les plus fortes. Également partisane de cette option plus au Sud, Justine Mettraux (TEAMWORK.NET) racontait en vacation progresser dans un vent de 15 à 20 nœuds, sous une bonne grisaille. « On va naviguer un bon moment en bâbord amure, on se dirige vers le premier front, ajoutait la Suissesse. On devrait avoir une bascule à l’ouest/nord-ouest qui permettra de naviguer tribord amure. Je suis dans un groupe bien compact, c’est cool d’avoir du monde autour pour caler sa vitesse. Je pense qu’on va rester ensemble jusqu'au passage du premier front. » Parmi les partisans d’une route médiane, très proche de la route directe, on trouve notamment Guirec Soudée (Freelance.com), Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Antoine Cornic (Human Immobilier).

bottom of page