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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

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Ça chauffe dans les cockpits d’Arkema et Koesio, ça boue dans les cerveaux de Quentin Vlamynck et Erwan Le Roux ! À 24h du dénouement, les deux Ocean Fifty de tête ne se tiennent qu’en 16 milles dans des conditions toniques marquées par des grains frôlant parfois les 35 nœuds. Après une série d’empannages croqueurs d’énergie pour les skippers déjà à bout de souffle, la route jusqu’à la Tête à l’Anglais va bientôt ressembler à une course-poursuite.


Joint à la vacation de cette fin de matinée, Quentin Vlamynck sent la pression monter doucement : « Ca serait dommage de ne pas réussir après avoir été devant la flotte une bonne partie de la course ! ». Réponse demain aux alentours de 15h (heure métropole)… A l’arrière, on joue la prudence dans ces alizés coquins. Armel Tripon (Les P’tits Doudous) joue les bascules et garde son objectif premier : arriver !


Armel Tripon (Les P’tits Doudous)


« Je me sens bien, le jour commence à se lever, ce fut une bonne nuit, avec très peu de grains. J’ai réussi a naviguer en marge d’un gros amas nuageux, donc la nuit a été à peu près tranquille. Il y a 20-22 nœuds de vent, il y a peu de mer qui s’est formée, je suis sous un ris avec le petit gennaker. C’est une configuration assez sécurisante pour le bateau. Dans mon Sud, il y avait une grosse zone avec des orages, des éclairs et moins de vent, je navigue donc en bordure de cette zone en jouant les petites bascules de vent. Après, je viendrais me caler pour la dernière ligne droite sur un bord bâbord pour aller chercher la Guadeloupe. Eric Peron a voulu contourner par le Sud cette grosse masse nuageuse. On verra qui aura raison ! Il est revenu fort, mais nous n’avons pas du tout les mêmes bateaux. Mon objectif de puis le départ est très clair : finir la course. Je ne cherche pas à prendre des risques démesurés, je navigue sécu pour ramener le bateau. Je vais attention car il a une propension à enfourner un peu ! »


Quentin Vlamynck (Arkema)


« J’ai hâte d’arriver, les conditions ne sont pas simples depuis qu’on est au portant, on a des grains tout le temps, en plus il y a des concurrents qui ne lâchent rien. On fait tout pour arriver vite ! Erwan (Le Roux) a beaucoup d’expérience, il fallait bien que ses nombreuses participations à La Route du Rhum paient. Depuis deux jours, il me reprend des milles et j’ai mis du temps avec trouver des réglages. Maintenant que le vent est plus fort, j’ai trouvé un petit truc avec les routeurs avec l’aide de Lalou (Roucayrol) surtout. Là, c’est un peu mieux, et cela devrait tenir jusqu’en Guadeloupe. Après, il restera le dernier tronçon, donc on verra. En plus de jouer sur la Lay-Line, on joue avec les variations du vent. J’ai eu des grains jusqu’à 35 nœuds donc il faut faire attention. Je vais empanner et me recaler dans l’axe d’Erwan. On arrivera par le nord de la Guadeloupe, c’est là où il y le plus de vent actuellement. Nous avons fait beaucoup de manœuvres et depuis quelques jours on a perdu Seb’ (Sébastien Rogues) dans la bataille. J’ai pu me reposer donc c’est top, mais j’ai vraiment hâte d’arriver ! J’essaie de ne pas penser au fait que je suis premier. Il y a toujours la pression sur le fait de ne pas réussir, ça serait dommage après avoir mené la course pendant pas mal de temps. J’ai fait ma course depuis le départ de façon simple, sans me prendre la tâte, avec un bon feeling. Je croise les doigts pour que ça fonctionne sur le tour de la Guadeloupe. Plus j’ai de l’avance mieux ce sera ! Je sais que de grands skippers ont perdu des places là-bas, il faut que je sois vigilant. On devrait arriver de nuit à la Tête à l’Anglais demain matin, mais on contournera de jour. Je suis devant Erwan et il faut que ça tienne jusqu’à la ligne d’arrivée. Je ne veux pas trop penser au tour de Guadeloupe, cela ne sert à rien de se faire des nœuds au cerveau. »

  • 19 nov. 2022
  • 3 min de lecture

Ça chauffe dans les cockpits d’Arkema et Koesio, ça boue dans les cerveaux de Quentin Vlamynck et Erwan Le Roux ! À 24h du dénouement, les deux Ocean Fifty de tête ne se tiennent qu’en 16 milles dans des conditions toniques marquées par des grains frôlant parfois les 35 nœuds. Après une série d’empannages croqueurs d’énergie pour les skippers déjà à bout de souffle, la route jusqu’à la Tête à l’Anglais va bientôt ressembler à une course-poursuite.


Joint à la vacation de cette fin de matinée, Quentin Vlamynck sent la pression monter doucement : « Ca serait dommage de ne pas réussir après avoir été devant la flotte une bonne partie de la course ! ». Réponse demain aux alentours de 15h (heure métropole)… A l’arrière, on joue la prudence dans ces alizés coquins. Armel Tripon (Les P’tits Doudous) joue les bascules et garde son objectif premier : arriver !


Armel Tripon (Les P’tits Doudous)


« Je me sens bien, le jour commence à se lever, ce fut une bonne nuit, avec très peu de grains. J’ai réussi a naviguer en marge d’un gros amas nuageux, donc la nuit a été à peu près tranquille. Il y a 20-22 nœuds de vent, il y a peu de mer qui s’est formée, je suis sous un ris avec le petit gennaker. C’est une configuration assez sécurisante pour le bateau. Dans mon Sud, il y avait une grosse zone avec des orages, des éclairs et moins de vent, je navigue donc en bordure de cette zone en jouant les petites bascules de vent. Après, je viendrais me caler pour la dernière ligne droite sur un bord bâbord pour aller chercher la Guadeloupe. Eric Peron a voulu contourner par le Sud cette grosse masse nuageuse. On verra qui aura raison ! Il est revenu fort, mais nous n’avons pas du tout les mêmes bateaux. Mon objectif de puis le départ est très clair : finir la course. Je ne cherche pas à prendre des risques démesurés, je navigue sécu pour ramener le bateau. Je vais attention car il a une propension à enfourner un peu ! »


Quentin Vlamynck (Arkema)


« J’ai hâte d’arriver, les conditions ne sont pas simples depuis qu’on est au portant, on a des grains tout le temps, en plus il y a des concurrents qui ne lâchent rien. On fait tout pour arriver vite ! Erwan (Le Roux) a beaucoup d’expérience, il fallait bien que ses nombreuses participations à La Route du Rhum paient. Depuis deux jours, il me reprend des milles et j’ai mis du temps avec trouver des réglages. Maintenant que le vent est plus fort, j’ai trouvé un petit truc avec les routeurs avec l’aide de Lalou (Roucayrol) surtout. Là, c’est un peu mieux, et cela devrait tenir jusqu’en Guadeloupe. Après, il restera le dernier tronçon, donc on verra. En plus de jouer sur la Lay-Line, on joue avec les variations du vent. J’ai eu des grains jusqu’à 35 nœuds donc il faut faire attention. Je vais empanner et me recaler dans l’axe d’Erwan. On arrivera par le nord de la Guadeloupe, c’est là où il y le plus de vent actuellement. Nous avons fait beaucoup de manœuvres et depuis quelques jours on a perdu Seb’ (Sébastien Rogues) dans la bataille. J’ai pu me reposer donc c’est top, mais j’ai vraiment hâte d’arriver ! J’essaie de ne pas penser au fait que je suis premier. Il y a toujours la pression sur le fait de ne pas réussir, ça serait dommage après avoir mené la course pendant pas mal de temps. J’ai fait ma course depuis le départ de façon simple, sans me prendre la tâte, avec un bon feeling. Je croise les doigts pour que ça fonctionne sur le tour de la Guadeloupe. Plus j’ai de l’avance mieux ce sera ! Je sais que de grands skippers ont perdu des places là-bas, il faut que je sois vigilant. On devrait arriver de nuit à la Tête à l’Anglais demain matin, mais on contournera de jour. Je suis devant Erwan et il faut que ça tienne jusqu’à la ligne d’arrivée. Je ne veux pas trop penser au tour de Guadeloupe, cela ne sert à rien de se faire des nœuds au cerveau. »

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