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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

Pink Poppy Flowers

© Illago


Capitaine de Marine Marchande, Fabrice Payen voit sa vie basculer en 2012. Victime d’un accident, il fait le choix de l’amputation pour retrouver mobilité et autonomie quatre ans plus tard. Après son abandon en 2018, il est de retour sur La Route du Rhum – Destination Guadeloupe cette année avec un projet plus ambitieux des ambitions revues à la hausse.


Tu as navigué pendant 20 ans sur des bateaux mythiques… J’ai été skipper professionnel pendant 20 ans dans la Marine Marchande. J’ai aussi beaucoup navigué en Atlantique, sur les Pen Duick III et Pen Duick VI d’Eric Tabarly. J’ai fait de la croisière hauturière avant d’être skipper de très beaux bateaux sur le circuit des yachts classiques en Méditerranée.


Qu’est-ce qui t’a poussé à faire La Route du Rhum – Destination Guadeloupe en 2018 ? J’ai été déclaré inapte à travailler suite à un accident. Mon projet est parti de là, par provocation, pour montrer qu’il était possible de naviguer malgré tout grâce aux évolutions en matière d’appareillage et de soins. C’était une opportunité de me réinventer professionnellement. J’ai créé mon entreprise pour monter le projet. Malheureusement, j’ai été victime d’une avarie majeure mais j’ai réussi à sauver le bateau. Cette année, je reviens avec un projet de plus grande ampleur. Il y a quatre ans, ma participation était un acte de résilience. Cette année, c’est un projet d’intérêt général autour de l’inclusion.


Quel est ton objectif sur cette Route du Rhum – Destination Guadeloupe ? Ma priorité est d’arriver en Guadeloupe en bonne santé, avec un bateau en bon état. Je ne veux pas me mettre de pression. Je connais trop les conséquences d’un abandon. Je l’ai vécu il y a quatre ans. Si j’ai la possibilité de bien avancer, de tirer mon épingle du jeu, ça sera du bonus.


Quel regard portes-tu sur le plateau ? Le scénario est très différent de celui de 2018, avec de grosses disparités en termes de vitesse et de niveau des skippers et la présence de grosses pointures. Il y a une grosse pression autour des catamarans. Je les laisserai faire leur course, je ferai la mienne. Je vais me concentrer dessus pour ne pas faire d’erreurs, rester à mon niveau et essayer de rendre la plus belle copie possible. On sait que Philippe Poupon (Flo) va survoler notre catégorie car son bateau est plus grand et plus puissant que les nôtres.


En tant que Malouin, le report du départ de La Route du Rhum – Destination Guadeloupe a-t-il eu un impact sur toi ? J’étais seul à Saint-Malo la semaine avant le départ. Ça m’a permis de voir ma famille, de profiter de ma femme et de mes filles hier. On a quelques petits détails techniques à régler que l’on a identifié avant-hier. Sinon, mentalement, ça ne change pas grand-chose pour moi. Je m’étais préparé pour ça. Le scénario de dimanche était catastrophique pour tout le monde. On avait décidé de revenir à Saint-Malo après le départ et de repartir mercredi. Les conditions seront maniables pour tout le monde.


Et niveau logistique ? D’un point de vue logistique, le report du départ n’a pas d’incidence non plus car le team est basé à Saint-Malo. Par contre, la question de l’arrivée de l’équipe en Guadeloupe s’est posée. On a décidé que tout le monde arrive là-bas comme prévu. Ça leur permettra de passer un peu de temps sur place avant mon arrivée.

  • 7 nov. 2022
  • 3 min de lecture

© Illago


Capitaine de Marine Marchande, Fabrice Payen voit sa vie basculer en 2012. Victime d’un accident, il fait le choix de l’amputation pour retrouver mobilité et autonomie quatre ans plus tard. Après son abandon en 2018, il est de retour sur La Route du Rhum – Destination Guadeloupe cette année avec un projet plus ambitieux des ambitions revues à la hausse.


Tu as navigué pendant 20 ans sur des bateaux mythiques… J’ai été skipper professionnel pendant 20 ans dans la Marine Marchande. J’ai aussi beaucoup navigué en Atlantique, sur les Pen Duick III et Pen Duick VI d’Eric Tabarly. J’ai fait de la croisière hauturière avant d’être skipper de très beaux bateaux sur le circuit des yachts classiques en Méditerranée.


Qu’est-ce qui t’a poussé à faire La Route du Rhum – Destination Guadeloupe en 2018 ? J’ai été déclaré inapte à travailler suite à un accident. Mon projet est parti de là, par provocation, pour montrer qu’il était possible de naviguer malgré tout grâce aux évolutions en matière d’appareillage et de soins. C’était une opportunité de me réinventer professionnellement. J’ai créé mon entreprise pour monter le projet. Malheureusement, j’ai été victime d’une avarie majeure mais j’ai réussi à sauver le bateau. Cette année, je reviens avec un projet de plus grande ampleur. Il y a quatre ans, ma participation était un acte de résilience. Cette année, c’est un projet d’intérêt général autour de l’inclusion.


Quel est ton objectif sur cette Route du Rhum – Destination Guadeloupe ? Ma priorité est d’arriver en Guadeloupe en bonne santé, avec un bateau en bon état. Je ne veux pas me mettre de pression. Je connais trop les conséquences d’un abandon. Je l’ai vécu il y a quatre ans. Si j’ai la possibilité de bien avancer, de tirer mon épingle du jeu, ça sera du bonus.


Quel regard portes-tu sur le plateau ? Le scénario est très différent de celui de 2018, avec de grosses disparités en termes de vitesse et de niveau des skippers et la présence de grosses pointures. Il y a une grosse pression autour des catamarans. Je les laisserai faire leur course, je ferai la mienne. Je vais me concentrer dessus pour ne pas faire d’erreurs, rester à mon niveau et essayer de rendre la plus belle copie possible. On sait que Philippe Poupon (Flo) va survoler notre catégorie car son bateau est plus grand et plus puissant que les nôtres.


En tant que Malouin, le report du départ de La Route du Rhum – Destination Guadeloupe a-t-il eu un impact sur toi ? J’étais seul à Saint-Malo la semaine avant le départ. Ça m’a permis de voir ma famille, de profiter de ma femme et de mes filles hier. On a quelques petits détails techniques à régler que l’on a identifié avant-hier. Sinon, mentalement, ça ne change pas grand-chose pour moi. Je m’étais préparé pour ça. Le scénario de dimanche était catastrophique pour tout le monde. On avait décidé de revenir à Saint-Malo après le départ et de repartir mercredi. Les conditions seront maniables pour tout le monde.


Et niveau logistique ? D’un point de vue logistique, le report du départ n’a pas d’incidence non plus car le team est basé à Saint-Malo. Par contre, la question de l’arrivée de l’équipe en Guadeloupe s’est posée. On a décidé que tout le monde arrive là-bas comme prévu. Ça leur permettra de passer un peu de temps sur place avant mon arrivée.

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