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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

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Vincent Olivaud/#RDR2022


Mardi 21 novembre Ă  18h37 23' locale (23h37 23' heure de Paris), Gilles LamirĂ© a franchi en 6e position la ligne d’arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 13 jours, 09 heures 22 minutes 23 secondes. Le skipper de Groupe GCA-1001 Sourires a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 11,02 nƓuds sur l’orthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4 394 milles Ă  la vitesse moyenne de 13,67 nƓuds (sur l’eau). Gilles LamirĂ© est arrivĂ© Ă  Pointe-Ă -Pitre 2 jours 11h 46mn et 31’ aprĂšs le vainqueur en IMOCA, Erwan Le Roux (Koesio).


Réaction de Gilles Lamiré


« C’est la cinquiĂšme fois que je finis la Route du Rhum, en cinq participations. La statistique n’est pas trop mal ! Mais ce n’est jamais Ă©vident. J’ai eu pas mal de malheurs avant la course car j’ai dĂ©mĂątĂ©. Ça a Ă©tĂ© une course contre la montre pour mettre un mĂąt Ă  ce bateau. J’ai rĂ©cupĂ©rĂ© un ancien mĂąt, il fallait adapter l’accastillage. C’était dĂ©jĂ  beau de pouvoir s’engager sur cette Route du Rhum. J’ai eu un problĂšme de hook de grand-voile au dĂ©part. Je suis parti en retard. La course poursuite a commencĂ©. J’ai pas mal remontĂ© au dĂ©but, j’étais bien. Mais je me suis fait “empĂ©toler” au cap Finisterre et mes concurrents sont partis. Dans le deuxiĂšme front j’ai de nouveau eu un problĂšme de hook. J’ai passĂ© la nuit Ă  essayer de rĂ©parer et donc perdu Ă©normĂ©ment de temps. Dans la dorsale, j’ai passĂ© une nuit entiĂšre avec zĂ©ro vent, Ă  l’arrĂȘt complet. »


« Je n’ai pas de regrets, je ne suis pas content de mon rĂ©sultat mais j’ai bien naviguĂ© »


« Cette Route du Rhum a Ă©tĂ© atypique. Il y a eu des passages de front, mais pas trĂšs durs. AprĂšs il y a eu cette dorsale qui a barrĂ© l’Atlantique. Il fallait franchir cette frontiĂšre, ça ressemblait au pot au noir dans la façon de l’aborder. Quand je suis sorti de lĂ , je ne me suis pas fait de nƓuds au cerveau. Je me suis dit : “maintenant, je fais la course contre les IMOCA”. Il faut voir chaque jour le positif. Il faut trouver de la ressource, des petits trucs pour se motiver, c’est ça la vie. Je n’ai pas de regrets, je ne suis pas content de mon rĂ©sultat mais j’ai bien naviguĂ©. Le bateau est impeccable Ă  l’arrivĂ©e. »


« Il manque deux personnes »


« La vie est belle ! J’ai beaucoup de chance de naviguer sur un tel bateau. Il faut profiter de ces moments-lĂ . Ce soir je suis Ă©mu. Il manque deux personnes parmi nous, deux membres d'OC Sport Pen Duick, deux passionnĂ©s de la Route du Rhum. Je pense qu’ils auraient aimĂ© ĂȘtre lĂ , ils auraient fait la fĂȘte avec nous. On pense Ă  eux. »

  • 23 nov. 2022
  • 2 min de lecture

Vincent Olivaud/#RDR2022


Mardi 21 novembre Ă  18h37 23' locale (23h37 23' heure de Paris), Gilles LamirĂ© a franchi en 6e position la ligne d’arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 13 jours, 09 heures 22 minutes 23 secondes. Le skipper de Groupe GCA-1001 Sourires a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 11,02 nƓuds sur l’orthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4 394 milles Ă  la vitesse moyenne de 13,67 nƓuds (sur l’eau). Gilles LamirĂ© est arrivĂ© Ă  Pointe-Ă -Pitre 2 jours 11h 46mn et 31’ aprĂšs le vainqueur en IMOCA, Erwan Le Roux (Koesio).


Réaction de Gilles Lamiré


« C’est la cinquiĂšme fois que je finis la Route du Rhum, en cinq participations. La statistique n’est pas trop mal ! Mais ce n’est jamais Ă©vident. J’ai eu pas mal de malheurs avant la course car j’ai dĂ©mĂątĂ©. Ça a Ă©tĂ© une course contre la montre pour mettre un mĂąt Ă  ce bateau. J’ai rĂ©cupĂ©rĂ© un ancien mĂąt, il fallait adapter l’accastillage. C’était dĂ©jĂ  beau de pouvoir s’engager sur cette Route du Rhum. J’ai eu un problĂšme de hook de grand-voile au dĂ©part. Je suis parti en retard. La course poursuite a commencĂ©. J’ai pas mal remontĂ© au dĂ©but, j’étais bien. Mais je me suis fait “empĂ©toler” au cap Finisterre et mes concurrents sont partis. Dans le deuxiĂšme front j’ai de nouveau eu un problĂšme de hook. J’ai passĂ© la nuit Ă  essayer de rĂ©parer et donc perdu Ă©normĂ©ment de temps. Dans la dorsale, j’ai passĂ© une nuit entiĂšre avec zĂ©ro vent, Ă  l’arrĂȘt complet. »


« Je n’ai pas de regrets, je ne suis pas content de mon rĂ©sultat mais j’ai bien naviguĂ© »


« Cette Route du Rhum a Ă©tĂ© atypique. Il y a eu des passages de front, mais pas trĂšs durs. AprĂšs il y a eu cette dorsale qui a barrĂ© l’Atlantique. Il fallait franchir cette frontiĂšre, ça ressemblait au pot au noir dans la façon de l’aborder. Quand je suis sorti de lĂ , je ne me suis pas fait de nƓuds au cerveau. Je me suis dit : “maintenant, je fais la course contre les IMOCA”. Il faut voir chaque jour le positif. Il faut trouver de la ressource, des petits trucs pour se motiver, c’est ça la vie. Je n’ai pas de regrets, je ne suis pas content de mon rĂ©sultat mais j’ai bien naviguĂ©. Le bateau est impeccable Ă  l’arrivĂ©e. »


« Il manque deux personnes »


« La vie est belle ! J’ai beaucoup de chance de naviguer sur un tel bateau. Il faut profiter de ces moments-lĂ . Ce soir je suis Ă©mu. Il manque deux personnes parmi nous, deux membres d'OC Sport Pen Duick, deux passionnĂ©s de la Route du Rhum. Je pense qu’ils auraient aimĂ© ĂȘtre lĂ , ils auraient fait la fĂȘte avec nous. On pense Ă  eux. »

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