- 26 nov. 2022
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Ce samedi 26 novembre, Ă 10 h 10mn 50sec locale (15h 10mn 50sec, heure de Paris), Jules Bonnier sur Nestenn â Entrepreneurs pour la planĂšte a franchi en dix-septiĂšme position la ligne dâarrivĂ©e Ă Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum â Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 17 jours 0 heure 55 minutes 50 secondes. Le skipper de Nestenn â Entrepreneurs pour la planĂšte a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă la vitesse de 8,66 nĆuds sur lâorthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4081,83 milles Ă la vitesse moyenne de 9,98 nĆuds. Il est arrivĂ© Ă Pointe-Ă -Pitre 2 jours 21 heures 47 minutes 10 secondes aprĂšs le vainqueur en Class40, Yoann Richomme.
Sa rĂ©action au ponton de Pointe-Ă -Pitre, ce samedi matin : « CâĂ©tait beaucoup de plaisir et de bonheur. Hier, je regardais mes vidĂ©os filmĂ©es Ă la GoPro parce que je mâennuyais dans la pĂ©tole. Et jâavais oubliĂ© quâon sâĂ©tait bien fait dĂ©foncer la premiĂšre semaine. Franchement, je me suis Ă©clatĂ©. Je nâavais jamais Ă©tĂ© aussi longtemps en solitaire en mer. Câest ma 2e course en solo et la premiĂšre nâavait durĂ© que 6 jours. Ăa sâest super bien passĂ© ! Je trouve ça gĂ©nial : ce nâest pas la mĂȘme façon de naviguer. Lâobjectif, câĂ©tait dâarriver, donc câest fait ! Je voulais ĂȘtre dans les 15 premiers, je termine 17e. Je mâĂ©tais mis en tĂȘte de ne pas casser de voiles, câest loupĂ© : jâai cassĂ© mon spi il y a trois jours, mais ce nâĂ©tait pas de ma faute. Franchement, câest gĂ©nial dâarriver ici, de voir la famille et les amis qui sont venus. Câest une case qui est cochĂ© et jâen suis hyper-fier.
Je nâai pas dĂ©marrĂ© sur les chapeaux de roue. Je fais un mauvais dĂ©but de course mais jâavais vraiment en tĂȘte dâaller au Sud pour ne pas me faire trop dĂ©foncer. Quand jâai vu quâAmĂ©lie (Grassi, La BoulangĂšre Bio) et AurĂ©lien (Ducroz, Crosscall) avaient dĂ©mĂątĂ©, je me suis dit quâil fallait vraiment aller dans le Sud. Jâaurais pu le faire mais un peu mieux ! Le passage de fronts, ce nâĂ©tait pas fun mais jâai rĂ©ussi. Je dois ĂȘtre un des seuls Ă avoir encore mes deux aĂ©riens ! Câest Ă©norme Ă vivre. Tu pars de Saint-Malo avec tout le monde, tous les bateaux, tu arrives Ă Ouessant et tu te dis « maintenant, il faut traverser et il y a quatre fronts entre les deux ». Ce qui est cool, câest de partir dans le froid, la grisaille et aprĂšs dĂšs que tu trouves le soleil et que tu commences Ă accĂ©lĂ©rer, le plaisir est Ă©norme ! »
