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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

Pink Poppy Flowers

© Pierrick Contin


Ces dernières semaines, plus que les autres skippers, les Malouins ont vécu l’effervescence qui monte dans la ville, les préparatifs et l’enthousiasme de toute une ville. De quoi vivre des moments uniques pendant le village et faire le plein de motivation, surtout, avant de s’élancer « à domicile ».


Ils parlent de l’aventure à venir comme « d’une grande fierté», d’un « rêve de gosse devenu réalité ». Pour les Malouins de cette 12e édition de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, y participer à forcément un goût particulier. « Je vois partir les concurrents tous les quatre ans depuis longtemps, en me disant à chaque fois « peut-être que ce sera moi un jour », sourit Jules Bonnier (Nestenn – Entrepreneurs pour la Planète). Ces souvenirs, ces moments sur les pontons, gamins, ont tant contribué à titiller l’imaginaire.


18 malouins parmi l’ensemble des participants


Né à Dinard et ayant vécu toute sa vie à Saint-Malo, Geoffrey Mataczynski (Fortissimo) est marqué par ses souvenirs d’enfance du « Rhum » à arpenter les pontons et les bassins en famille. « Je me souviens de toutes les éditions depuis 1998, explique le skipper de Fortissimo. La victoire de Laurent Bourgnon en 1998, la folie des Orma dans le port en 2022… » Et comme nombre de Malouins, Geoffrey s’est mis à travailler sur la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, d’abord en tant que préparateur en 2010 puis en tant que membre de l’organisation il y a quatre ans avant de sauter le pas et de faire partie des participants cette année.


Au total, sur l’ensemble des 138 participants, 18 sont malouins. Aux côtés de Louis Burton (Bureau Vallée, IMOCA) et de Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires en peloton – ARSEP), ils sont 9 originaires de la cité corsaire. Chez les Class40, en plus de Jules Bonnier et Geoffrey Mataczynski, on compte ainsi Luc Berry (Lamotte Module Création), Baptiste Hulin (Rennes - Saint-Malo / Parenthèses de Vies), Maxime Cauwe (Wisper), Florien Gueguen (Dopamine Sailing Team), Morgane Ursault-Poupon (Médecins du monde) et Hervé Thomas (Bleu Blanc).

« Ici, c’est quelque chose d’énorme »


Florian Gueguen, qui a déjà participé à la Route du Rhum-Destination Guadeloupe en 2018, rappelle qu’il s’agit « d’un événement que tu vis dès la fin de l’été ». « Un mois et demi avant le départ, on sent déjà que ça bouillonne, s’amuse le skipper de Dopamine Sailing Team. _On voit le village qui est installé, les commerçants qui se préparent… _ » Baptiste Hulin (Rennes-Saint-Malo Parenthèses de Vies) l’atteste : «ici, c’est quelque chose d’assez énorme pour tout le monde. Il suffit de se balader dans Saint-Malo pour s’en rendre compte ! » Lui qui a grandi à Cholet se présente comme « néo-Malouin ». Il a été sélectionné par le pôle espoir de BE Racing, l’écurie de course au large de Louis Burton et de Servane Escoffier


Ces marins jouissent tous d’une popularité certaine dans la cité corsaire, à l’image d’une campagne d’affichage qui a été installée dans la ville. « Localement, nous bénéficions d’un soutien conséquent de la part des entreprises et des médias locaux mais aussi par la présence de nos proches et de notre famille », souligne Geoffrey Mataczynski. Le marin de Fortissimo évoque la même position « que le gars des Sables-d’Olonne qui s’élance au Vendée Globe ».


De quoi bénéficier d’un soutien constant et d’une forme d’entraide et de solidarité, aussi, entre les marins malouins. Lorsque nous avons cherché à contacter Florian Gueguen, une semaine avant l’ouverture du village, il a suffi d’en parler à Geoffrey : «_ il n’est jamais loin_, a-t-il expliqué dans un éclat de rire. C’est un très bon ami, on partage beaucoup ensemble ». Une façon, ainsi, d’esquisser l’état d’esprit d’un Malouin avant de s’élancer dans la plus prestigieuse des transatlantiques.


© Stéphane Maillard

  • 29 oct. 2022
  • 3 min de lecture

© Pierrick Contin


Ces dernières semaines, plus que les autres skippers, les Malouins ont vécu l’effervescence qui monte dans la ville, les préparatifs et l’enthousiasme de toute une ville. De quoi vivre des moments uniques pendant le village et faire le plein de motivation, surtout, avant de s’élancer « à domicile ».


Ils parlent de l’aventure à venir comme « d’une grande fierté», d’un « rêve de gosse devenu réalité ». Pour les Malouins de cette 12e édition de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, y participer à forcément un goût particulier. « Je vois partir les concurrents tous les quatre ans depuis longtemps, en me disant à chaque fois « peut-être que ce sera moi un jour », sourit Jules Bonnier (Nestenn – Entrepreneurs pour la Planète). Ces souvenirs, ces moments sur les pontons, gamins, ont tant contribué à titiller l’imaginaire.


18 malouins parmi l’ensemble des participants


Né à Dinard et ayant vécu toute sa vie à Saint-Malo, Geoffrey Mataczynski (Fortissimo) est marqué par ses souvenirs d’enfance du « Rhum » à arpenter les pontons et les bassins en famille. « Je me souviens de toutes les éditions depuis 1998, explique le skipper de Fortissimo. La victoire de Laurent Bourgnon en 1998, la folie des Orma dans le port en 2022… » Et comme nombre de Malouins, Geoffrey s’est mis à travailler sur la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, d’abord en tant que préparateur en 2010 puis en tant que membre de l’organisation il y a quatre ans avant de sauter le pas et de faire partie des participants cette année.


Au total, sur l’ensemble des 138 participants, 18 sont malouins. Aux côtés de Louis Burton (Bureau Vallée, IMOCA) et de Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires en peloton – ARSEP), ils sont 9 originaires de la cité corsaire. Chez les Class40, en plus de Jules Bonnier et Geoffrey Mataczynski, on compte ainsi Luc Berry (Lamotte Module Création), Baptiste Hulin (Rennes - Saint-Malo / Parenthèses de Vies), Maxime Cauwe (Wisper), Florien Gueguen (Dopamine Sailing Team), Morgane Ursault-Poupon (Médecins du monde) et Hervé Thomas (Bleu Blanc).

« Ici, c’est quelque chose d’énorme »


Florian Gueguen, qui a déjà participé à la Route du Rhum-Destination Guadeloupe en 2018, rappelle qu’il s’agit « d’un événement que tu vis dès la fin de l’été ». « Un mois et demi avant le départ, on sent déjà que ça bouillonne, s’amuse le skipper de Dopamine Sailing Team. _On voit le village qui est installé, les commerçants qui se préparent… _ » Baptiste Hulin (Rennes-Saint-Malo Parenthèses de Vies) l’atteste : «ici, c’est quelque chose d’assez énorme pour tout le monde. Il suffit de se balader dans Saint-Malo pour s’en rendre compte ! » Lui qui a grandi à Cholet se présente comme « néo-Malouin ». Il a été sélectionné par le pôle espoir de BE Racing, l’écurie de course au large de Louis Burton et de Servane Escoffier


Ces marins jouissent tous d’une popularité certaine dans la cité corsaire, à l’image d’une campagne d’affichage qui a été installée dans la ville. « Localement, nous bénéficions d’un soutien conséquent de la part des entreprises et des médias locaux mais aussi par la présence de nos proches et de notre famille », souligne Geoffrey Mataczynski. Le marin de Fortissimo évoque la même position « que le gars des Sables-d’Olonne qui s’élance au Vendée Globe ».


De quoi bénéficier d’un soutien constant et d’une forme d’entraide et de solidarité, aussi, entre les marins malouins. Lorsque nous avons cherché à contacter Florian Gueguen, une semaine avant l’ouverture du village, il a suffi d’en parler à Geoffrey : «_ il n’est jamais loin_, a-t-il expliqué dans un éclat de rire. C’est un très bon ami, on partage beaucoup ensemble ». Une façon, ainsi, d’esquisser l’état d’esprit d’un Malouin avant de s’élancer dans la plus prestigieuse des transatlantiques.


© Stéphane Maillard

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