- 29 oct. 2022
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© Alexis Courcoux
Depuis mercredi dernier, il y avait 37 IMOCA amarrés dans le bassin Duguay-Trouin. Nicolas Rouger (Demain c’est loin), le dernier concurrent engagé dans cette classe, est venu les rejoindre ce samedi à Saint-Malo. Il nous expliqué les raisons de son retard et livre ses premières impressions.
La flotte des IMOCA est désormais au complet. Ce samedi à la mi-journée, Nicolas Rouger a amarré son bateau à Saint-Malo. « C’est très impressionnant d’arriver ici. Petit, la Route du Rhum me faisait rêver. Aujourd’hui, je me retrouve aux côtés de cadors de la course au large. C’est incroyable d’être là», a réagi le marin originaire de Sète, d’autant plus heureux que le cheminement a été compliqué et laborieux pour se présenter à temps au départ.
Une nouvelle quille installée mercredi dernier !
Nicolas Rouger est arrivé en retard à Saint-Malo à cause d’un souci technique important. « Quand j’ai acheté le bateau en avril, je savais que la quille était fissurée. Je pensais que ce problème était réparable mais en fait, ça ne l’était pas, raconte-t-il. Il a fallu construire une nouvelle quille dans les règles de la classe IMOCA. A la base, j’avais prévu de faire ce changement de quille pour le Vendée Globe 2024. Cela avait donc été budgété pour l’année 2023. C’est donc très compliqué financièrement et je dois encore trouver des budgets d’ici au départ de la Route du Rhum. » La nouvelle quille a été installée mercredi dernier dans la structure de course au large Mer Agitée, à Port-la-Forêt. Nicolas Rouger est parti en convoyage jeudi soir.
Une chaîne de solidarité
Le marin est soulagé de pouvoir prendre part à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. « Il faut impérativement que je participe à cette épreuve pour commencer à raconter l’histoire et me projeter vers le Vendée Globe 2024, souligne-t-il. J’ai senti beaucoup de bienveillance autour de mon projet. Je viens du circuit Mini 6.50 qui est réputé pour son esprit d’entraide. J’ai retrouvé ce même esprit en arrivant en IMOCA. Beaucoup de gens ont été compréhensifs et m’ont aidé. C’est grâce à cette solidarité que je suis là. »
